samedi 16 octobre 2010

The Hillbilly Moon Explosion, Le Réservoir, 13 octobre 2010.


C’est dans la magnifique salle du Réservoir, quelque chose entre une ancienne bodega et une vieille hacienda espagnole, que nous avons pu pour la première fois voir en live les Hillbilly Moon Explosion, la révélation rockabilly et rock n’roll 50s de l’année (voir mon post précédent). Comme on s’y attendait, sur scène, le quartet développe une belle énergie. Le batteur Luke Weyermann swingue tout en puissance bien soutenu par la contrebasse d’Oliver Baroni. Outre que le fait que la contrebasse a un son à l’inimitable chaleur, Oliver a un jeu pour le moins physique, n’hésitant pas à maltraiter un peu l’instrument pour en tirer la quintessence. Le summum sera atteint à la fin du show quand Oliver a escaladé son instrument. C’est également le membre du groupe auquel il incombe de faire le lien avec le public, celui qui discute le plus avec l’audience et qui présente le groupe. A la guitare Duncan James évolue dans un style rock n’roll bien sur mais en incluant des éléments de surf music dans son jeu, ce qui ne sautait pas aux oreilles à l’écoute du disque. Enfin la chanteuse et guitariste rythmique Emanuela apporte une touche féminine gracieuse et latine (elle est italienne). Son chant délicat et tout en douceur sied bien aux slows, ballades et titres plus mélancoliques contrastant avec l’explosivité des morceaux chantés par Oliver, pour arriver à un résultat très équilibré. Par contre, la présence scénique d’Emanuela m’a un peu déçu, le regard vide, elle semble parfois un peu absente contrairement à Oliver qui en impose. La set list a inclus de nombreuses nouveautés (dont un excellent boogie et un slow en italien) et des reprises surprenantes comme ce « Tainted Love » de Soft Cell pour le moins inattendu. Mais pas de « Clarksdale Boogie » et ça c’est une grosse déception. Un groupe très sympa avec le public et qui a le mérite de nous offrir un retour salvateur vers les 50s. Pour un peu on se serait pris pour Marty Mc Fly, le héros de « Back to the future »…

www.hillbillymoon.com

www.myspace.com/hillbillymoonexplosion

www.facebook.com/hillbillymoonexplosion

lundi 11 octobre 2010

Point Blank + Robin Trower, Bobino, 9 octobre 2010.


Belle soirée de rock n’roll en perspective à Bobino en ce samedi soir. On commence avec du très lourd et les Point Blank, vétérans texans issus de la scène blues-rock des années 70. Portés disparus après deux albums sortis en 1976 et 1977, les Point Blank se sont reformés il y a quelques années et ont même refait un disque. Au trio rescapé Rusty Burns (guitare), Kim Davis (guitar) et John O’Daniel (chant) s’ajoute dorénavant un clavier ainsi qu’une toute nouvelle section rythmique. Débonnaires et tout heureux d’être là, le groupe arbore cheveux longs, chapeaux et barbe démentielle (Rusty) digne des rivaux de ZZ TOP (les deux groupes partageaient le même manageur, Bill Ham, et un seul a réussi…). Point Blank en live, c’est du lourd, de l’énorme. Les papys font du bruit ! Gros son, influences blues de la guitare slide, vocaux écorchés ; le groupe ne fait pas dans la dentelle. Les deux guitaristes sont redoutable surtout lorsqu’ils ferraillent ensemble et non pas l’un contre l’autre. Une petite accalmie viendra cependant le temps d’une ballade instrumentale que Rusty Burns a dédiée à son père. Bien qu’assez peu connus du groupe le groupe a ses partisans qui se lèvent comme un seul homme à la fin du set et réclament un rappel. Le groupe s’exécute et revient sur scène. On se croirait à la fin du show alors qu’il ne s’agit que de la première partie…

Changement d’ambiance avec le vétéran suivant, le guitariste Robin Trower. Depuis son dernier passage au Plan de Ris-Orangis, il me semble que l’ex-Procol Harum a pris un petit coup de vieux. Par contre sa guitare est toujours aussi efficace. Rock, blues et funk se télescopent grâce à la pédale wha-wha de ce bon vieux Robin, le tout faisant honneur à sa réputation d’Hendrix anglais. Un qui manque toujours de charisme c’est le chanteur Davey Pattinson. Ca en devient désespérant. Le regard rivé sur ses chaussures (est-il le père spirituel du shoegazing ?), il communique très peu avec le public. Et tourne le dos, quitte la scène sans piper un mot, une fois son boulot terminé. Robin Trower a alors le champ libre pour partir dans ses longs solos psychédéliques et planants, une autre de ses spécialités depuis son passage dans Procol Harum. C’est sur que son chanteur, très bon avec une excellente voix au demeurant, ne risque pas de lui faire de l’ombre ni de lui piquer la vedette. Quelque part l’association est idéale et fonctionne à merveille entre les deux. Sur scène Trower est assez impressionnant et est un guitariste très expressif faisant corps avec son instrument. De nombreuses mimiques sur son visage trahissent ainsi son plaisir de jouer. Si la prestation de Trower est aussi réussie c’est notamment grâce à l’excellente section rythmique qui l’accompagne alliant groove et puissance, c’est parfaitement dans le ton. Profitant de la sortie d’un nouvel album, Trower et compagnie nous ont gratifié de quelques nouveautés entre quelques grands classiques : « Lady Love », « Day of the eagle », « Too Rolling Stoned »… Une excellente soirée.
www.pointblanksouthernrock.com
www.trowerpower.com

dimanche 10 octobre 2010

Stomp, Le Casino de Paris, 8 octobre 2010.

Fondée en 1991 par Luke Cresswell et Steve McNicholas, la troupe de Stomp est de retour, neuf ans après son dernier passage. C’est à l’aide d’objets divers et variés, ballons de basket, allumettes, briquets, seaux, bidons, poubelles, que les huit artistes battent le rythme. Le spectacle est bluffant de maîtrise et de précision. Chorégraphié à l’extrême, réglé au millimètre, c’est à un ballet hyper spectaculaire que l’on assiste où volent les pots et les ballons. On en prend pleins les yeux. Et les oreilles aussi. Car une écoute attentive nous démontre que les huit artistes sont également tous d’excellents percussionnistes et (surtout) sont en place à la seconde près. Comme une sorte de batucada (rythme brésilien) de récupération. Ca, groove, ça swingue, tout ça à l’aide d’objets du quotidien, tous plus improbables les uns que les autres. Enfin, un spectacle que l’on conseillera à tous les allergiques aux tâches ménagères. Balayer ou faire la vaisselle n’a jamais été aussi funky !!!

www.stomp.co.uk







lundi 4 octobre 2010

Shake Your Hips : « Blues Twins »

Nouvel album pour cet excellent quintet francilien, bien nommé « Blues Twins », les jumeaux du blues, jumeaux comme le sont les deux cds composant ce nouvel et double opus. On commence donc avec le premier disque, le cœur de l’affaire, l’album studio. Assez copieux, cet effort comporte 12 titres pour une durée totale frôlant l’heure. Grande innovation, le groupe ne propose ici que des compositions originales. A la qualité d’interprétation à laquelle SYH nous avait habitué, s’ajoute dorénavant celle d’écriture. Le groupe ne propose certes rien d’original, mais le fait bien et, surtout dans le respect des traditions. Ce qui suffit à cautionner toute l’affaire. Ce groupe sent réellement le blues. Le son est propre, nickel, rien à redire. SYH profite également de quelques invités judicieux, ici un clavier, là un dobro pour varier les plaisirs. Notons aussi la participation de Bannish, le chanteur de Blues Power Band venu faire un coucou sur « Eight o’clock blues », fameuse union de vocalistes, Freddy Miller n’étant pas spécialement aphone. Sans jamais perdre de vue la fameuse note bleue, le groupe propose ainsi des ambiances variées, parfois très enlevées où teintées d’influences jazzy mais toujours bien senties. Et les rythmes (les frères Ferrié Jérôme à la basse et Olivier à la batterie) ont ce feeling swing et groove sous-jacent.

Le deuxième cd, quant à lui a été enregistré live en 2008 au festival les rendez-vous de l’Erdre à Nantes. Les sept titres, dont six reprises, présentent le groupe sous sa facette la plus connue. On y retrouve « Caroline’s smile », la seule composition originale de l’album précédent et leur morceau de bravoure sur scène et «You don’t have to go » qui figurait également sur l’avant dernier album du groupe. Ce deuxième cd peut paraître plus accessoire, cependant tous les amateurs ayant vu SYH en concert ne peuvent que se féliciter de posséder un témoignage souvenir de ce groupe, excellent sur scène.

www.shakeyourhips.fr

www.myspace.com/shakeyourhips

dimanche 3 octobre 2010

Lilly Wood and The Prick + Hindi Zahra, Festival de Marne, NECC, Maisons-Alfort, 2 Octobre 2010.

C’est parti pour le festival de Marne 2010 avec des concerts dans de nombreuses villes du département. Maisons-Alfort et le Nouvel Espace Culturel Charentonneau (NECC), belle petite salle en forme d’amphithéâtre, assez intime et dotée d’une excellente acoustique, a accueilli un beau plateau pour cette deuxième soirée.

On commence avec Lilly Wood & The Prick, une des révélations pop française de l’année 2009, que l’on avait déjà pu voir en première partie de Ben Kweller à la Cigale et avant The Heavy au Point Ephémère. Ils ont fait du chemin depuis et le duo du départ est devenu une véritable groupe avec Lilly Wood au chant, deux guitares, basse et batterie. Un univers pop, délicat et mélodique, parfois nappé de synthés 80s et de guitares tranchantes. La belle voix, puissante de Lilly Wood survole le tout. C’est assez surprenant car on ne s’attend à voir ce petit bout de femme chanter avec autant de puissance. Une première partie très agréable.

Vint ensuite la sublime Hindi Zahra, dont le premier album « Handmade », fait maison, avait fait l’objet d’un coup de cœur dans ces colonnes il y a quelques mois de cela. C’est aussi l’occasion d’admirer une des meilleures chanteuses soul de l’Hexagone, avec Sandra Nkaké, qui nous est donné de voir ce soir. Encore que résumer la musique de Zahra, à la seule soul music soit réducteur. D’ailleurs définir son style se révèle un véritable casse tête tant les influences se mélangent en un cocktail unique. Disons que la base est jazzy et acoustique à laquelle s’ajoute des guitares tantôt orientalisantes (l’héritage berbère et touareg de Zahra) tantôt blues tendance Africaine telles que jouées par Ali Farka Touré et Amar Sundy. Aux chœurs, la chanteuse Lucile Loison apporte la fameuse note soul. Le groove vient des claviers. Enfin en live le résultat est beaucoup plus brut que sur disque, parfois rock, parfois funk, reggae de temps en temps. Comme vous pouvez le constater un sacré mélange mais toujours chaud et ensoleillé (Il fait toujours beau chez Zahra). Les cinq musiciens sont tous excellents, mais l’absence de basse sur la plupart des titres, même si Zahra en joue de temps en temps, se fait sentir. Le batteur, Lorenz Claes, m’a particulièrement impressionné. Son jeu est puissant et groovy. Sec mais jamais lourd. Son poignet droit est remarquable de vélocité et claque sur la charleston avec une précision qui laisse rêveur. Ses descentes sont impitoyables. Vraiment, super batteur. Sur scène Zahra joue peu, juste un petit intermède d’un seul titre seule à la guitare folk, mais danse beaucoup. Ondule avec élégance des bras et du bassin au rythme de la musique, les yeux au plafond. Les titres, dont de nombreuses nouveautés, m’apparaissent plus longs que sur l’album, agrémentés de longues jams. Zahra a de plus l’air d’être une chic fille, assez sympa pour s’excuser de ne pas parler plus entre les morceaux tellement elle est concentrée. Mais bon il est vrai qu’un tel talent permet de se faire excuser beaucoup de choses… Excellente soirée.

www.myspace.com/lillywoodandtheprick

www.hindi-zahra.com

www.myspace.com/zahrahindi

vendredi 1 octobre 2010

Slow Joe & The Ginger Accident


D’ici quelques mois, alors que l’année 2010 vivra ses derniers instants et que l’on se retournera en arrière pour effectuer une sorte de bilan, à ce moment là, quelques révélations, artistes coup de cœur ressortiront du lot. Et il ne fait nul doute que parmi ceux là, le chanteur indien Slow Joe et son groupe The Ginger Accident seront à classer dans le haut du panier. Slow Joe a une histoire, un destin unique, propre à faire travailler l’imaginaire le plus blasé, et qui font, il faut bien l’avouer, le délice des chroniqueurs tel que votre serviteur. Agé de 67 ans, Joe « le lent », a chanté toute sa vie, à cappella, ses propres textes ou des reprises d’Elvis et de Frank Sinatra. Sa vie faîte de haut et de bas, il aurait connu des déboires avec la drogue et l’alcool, se déroule sans que la gloire l’ai choisi. C’est alors que la fortune vient frapper à sa porte en la personne de Cédric de la Chapelle, guitariste lyonnais en vacances à Goa. Lorsqu’ils se rencontrent, Joe est tenancier dans un hôtel de passes, où il est chargé de rabattre le client. Dès qu’il entend Joe chanter, Cédric n’a plus qu’une seule idée en tête. Il entraîne Joe séance tenante en studio où il enregistre sa voix à cappella puis rentre en France avec les bandes sous le bras. Cédric passera les deux années suivantes sur le projet, composant la musique pour accompagner la voix de Joe puis formant le groupe The Ginger Accident qui dorénavant l’accompagne. Aujourd’hui sort leur premier témoignage discographique sous la forme de ce 45 tours de trois titres. C’est un détail qui peut paraître désuet à l’heure de l’ipod et du MP3, mais le fait que leur premier disque soit en vinyle, vous classe d’emblée les bonhommes. En effet, Joe et le Ginger Accident ont pour ambition, pleinement réalisée ici, de s’inscrire dans la continuité d’une lignée rock « vintage » teintée de blues et de soul. Dès le premier titre, « I need a woman », Joe se présente : « j’espère que vous avez de l’aspirine, quand j’aurai fini vous aurez une sacrée migraine » ! Ca promet ! De fait, Joe a une voix magnifique. La musique groove chaudement. Et le Ginger accident assure. Formation classique, basse (Alexis Morel), batterie (Josselin Varengo) et guitare (Cédric de la Chapelle), le groupe trouve l’indispensable note groove grâce à l’orgue farfisa joué par Lucas Spirli, auteur d’un véritable festival sur « When are you coming home ». Enfin, le disque s’achève avec la face B « One More Time », longue dérive blues psychédélique digne des Doors. Apéritif trop court, ces trois titres donnent l’impérieuse envie d’en écouter plus, un peu de patience, un album complet serait en préparation pour l’année 2011. En tout cas, alors que le diamant se lève, une certitude se fait jour, derrière la magnifique pochette se cache une des pépites de l’année. Vivement la suite !

www.slow-joe.com

www.myspace.com/slowjoethegingeraccident





jeudi 30 septembre 2010

Tournée Of Montreal

Oct 3, 2010 - Academy, Dublin, Ireland
Oct 4, 2010 - Queen Margaret Union, Glasgow, United Kingdom
Oct 5, 2010 - Manchester Academy 2, Manchester, United Kingdom
Oct 6, 2010 - Koko, London, United Kingdom
Oct 7, 2010 - La Cigalle, Paris, France
Oct 8, 2010 - Le Grand Mix, Tourcoing, France
Oct 9, 2010 - Melkweg, Amsterdam, Netherlands
Oct 10, 2010 - Admiralspalast, Berlin, Germany
Oct 12, 2010 - Debaser Medis, Stockholm, Sweden
Oct 13, 2010 - Wimp Event, Rockefeller, Oslo, Norway
Oct 14, 2010 - Amager Bio, Copenhagen, Denmark
Oct 15, 2010 - Botanique Rotonde, Brussels, Belgium

Someone Still Loves You Boris Yeltsin, tournée européenne


Sep 30, 2010 - PPC, Graz, Austria
Oct 1, 2010 - SC Teatar & TD, Zagreb, Croatia
Oct 2, 2010 - Sublime, Aflenz, Austria
Oct 3, 2010 - Chelsea, Vienna, Austria
Oct 4, 2010 - Kranhalle, Munich, Germany
Oct 5, 2010 - Rocket, Milano, Italy
Oct 6, 2010 - Bleu Lezard , Lausanne , Switzerland
Oct 7, 2010 – Kaserne, Basel, Switzerland
Oct 10, 2010 - The Forum, Tunbridge Wells, United Kingdom
Oct 11, 2010 - Hoxton Square Bar & Kitchen, London, UK
Oct 12, 2010 - Democrazy @ Charlatan, Ghent, Belgium
Oct 13, 2010 - Pretty Vacant, Düsseldorf, Germany
Oct 14, 2010 - Stuk, Leuven, Belgium
Oct 16, 2010 - Paradiso, Amsterdam, Netherlands
Oct 17, 2010 - Molotow, Hamburg, Germany
Oct 18, 2010 - Musikcafeen, Aarhus, Denmark
Oct 19, 2010 - Revolver, Oslo, Norway
Oct 20, 2010 - Debaser, Stockholm, Sweden
Oct 21, 2010 - Lades, Copenhagen, Denmark
Oct 22, 2010 - Bang Bang Club, Berlin, Germany
Oct 23, 2010 – Hafen 2, Offenbach, Germany
Oct 28, 2010 - Jugendhaus West, Suttgart, Denmark

mercredi 29 septembre 2010

Les Tit’Nassels : « Même pas mal »


Apparu il y a dix ans maintenant, le duo des Tit’Nassels, composé de Sophie et AxL, sort cet automne son quatrième album intitulé « Même pas mal ». Dès ses premières mesures, cet album transporte son auditeur dans une sorte de monde parallèle où, comme par enchantement, les soucis s’envolent. A l’instar des Blaireaux, leurs voisins du label at(h)ome, les Tit’Nassels ont ce talent de transformer les tracasseries du quotidien en chansons irrésistibles. Titre après titre, les Tit’Nassels construisent, au fil de l’album, un véritable univers entre chanson française, pop et folk parfois traversé de swing manouche ou de reggae. Frais, rigolo et pas prise de tête pour un sou, leurs textes débordent d’humour même quand il s’agit d’aborder des thèmes graves. Les arrangements bricolo se basent sur une instrumentation riche, trompette ou accordéon, mais parfois aussi improbable que la cuillère à café ; voilà un duo qui n’a pas peur d’inventer l’instrument idoine pour retranscrire le son qu’il a en tête. Un album gouailleur d’une naïveté rafraîchissante. A découvrir.
Sortie le 4 octobre 2010.
www.myspace.com/titnassels
www.lestitnassels.com




Les Tit' Nassels "Même pas mal !" - teaser 1
envoyé par nassels. - Regardez plus de clips, en HD !

lundi 27 septembre 2010

Rencontre avec Bertrand Belin


« Hypernuit » est un album très épuré, musicalement parlant. As-tu laissé un peu de côté la musique pour te concentrer sur la voix ?


Bertrand Belin : Il y a une évolution au niveau de la voix, mais je n’ai pas mis de côté la musique pour autant. Le disque est surtout déserté par les arrangements mais pas par la musique j’espère. L’instrumentation est plus réduite que sur les disques précédents ce qui permet de mettre la voix à une place peut-être un peu meilleure.


Tu as travaillé la voix et sa mise en valeur ?


B.B : Opérer ce genre de réglage ça fait partie des choses que j’ai mis en œuvre pour que la voix soit mieux considérée sur ce disque. De là à dire que j’ai travaillé la voix, le larynx… Non je ne l’ai pas fait particulièrement à part en me couchant tard et en fumant…


Et est-ce que tu as trouvé ta voix finalement avec cet album ?


B.B : Je ne sais pas. Il faudrait en reparler dans quinze ans. Je ne la cherche pas particulièrement, je ne me pose pas ces questions. C’est ma voix d’aujourd’hui…


Ton ambition avec cet album était de faire « un disque qui parle moins mais qui dit plus ». Que voulais-tu dire de plus par rapport aux fois précédentes et est-ce que tu as l’impression d’avoir réussi ?


B.B : Je ne voulais pas dire plus en termes de propos. Je voulais que le propos arrive jusqu’à son auditeur. Ce n’était pas le cas des précédents disques qui étaient assez volubiles avec des arrangements riches, au sens calorifique. Il fallait vraiment, vraiment (il insiste) passer du temps avant de se sentir concerné, de rentrer en résonance avec les textes. Ce qui me fait dire que ces disques (« Bertrand Belin » en 2005 et « La Perdue » en 2007, NDA) étaient bavards. Une logorrhée n’arrivant nulle part. Celui-ci dit plus par ce que je le trouve plus limpide, plus clair. Il s’adresse mieux. Et en s’adressant mieux, il dit plus…


Simplifier les arrangements donne-t-il un album plus simple à enregistrer ?


B.B : Non, en fait je n’ai pas simplifié les arrangements, je n’en ai quasiment pas mis. Maintenant cela ne rend pas l’album plus facile à enregistrer. Cela nous accule à une attention de tous les instants. A être plus exigent sur la captation live des morceaux. Toutes les chansons ont été enregistrées, à quelques exceptions près, dans leur véritable temporalité, les musiciens jouant simultanément. Live en studio. On savait que les chansons n’allaient pas passer par une étape d’arrangement, on n’allait pas mettre des enluminures avec ici des vents, ici des cordes, ce n’était pas l’objectif. Donc, il fallait trouver de la densité avec peu d’instrumentistes, assez peu d’outils. En fait, je pense même que c’est plus délicat d’enregistrer un disque dépouillé.


Le résultat est plus brut. Est-ce que cela implique d’être plus exigent au niveau de la composition, sachant que l’on ne pourra pas enjoliver les chansons ?


B.B : En tout cas, j’espère que l’écriture est meilleure que sur les disques précédents.


J’ai lu dans ta biographie que tu avais « souvent mis le casque sur les oreilles et chanté directement sans écrire ». Est-ce que les paroles sont plus difficiles à reproduire sur scène sans base écrite ?


B.B : Maintenant les textes existent et sont mémorisés. Donc cela ne change absolument rien qu’ils soient passés par le papier où pas. Pour moi la page à une influence. Le caractère graphique des mots posés sur une page m’influence au niveau du rythme même du texte. C’est un de mes défauts. Je ne voulais pas subir cette influence et c’est pour cela que je ne suis pas passé par la page. Je ne relis pas les chansons, même celles des précédents disques. Elles existent dans ma tête. Cela ne change rien au moment de les chanter sur scène.


Est-ce que tu as connu des pannes de textes pendant l’enregistrement, un blocage devant le micro ?


B.B : Non. Il ne faut pas croire que je suis entré en studio sans aucun texte. J’ai composé les chansons avant. Quand je suis arrivé en studio, les chansons étaient déjà finies. J’ai composé les chansons chez moi sur ma guitare. Et spontanément j’avais quelques minutes d’avance sur les mélodies et la musique. Et allons-y franco (il tape dans ses mains, enthousiaste), faisons un petit peu travailler les rouages du cerveau ! Surprenons l’imagination au moment où elle s’y attend le moins ! Et puis petit à petit, j’ai accumulé dans ma bouche et dans ma tête les mots qui sont devenus les paroles de la chanson. Seulement je ne les ai pas notées.


Je voudrais revenir sur la chanson « neige au soleil ». J’aime bien l’idée du désir amoureux évoqué comme une course poursuite entre deux personnes et « ton avance fond comme neige au soleil »…


B.B : Ce que tu as perçu de cette chanson s’y trouve mais il s’agit uniquement de son visage. Son mobile n’est pas tout à fait le même. Il est question de désir. Quand je dis avant ce soir je t’aurai touché la main c’est le grand soir, le soir de la vie, de la mort. Pas ce soir 19h. Des gens qui vivent ensemble toute leur vie ne se connaissent pas, ne se sont pas approchés pour autant. C’est faire le pari, avant de trépasser, d’avoir réussi à gagner l’autre. Essayer de percer le mystère de l’altérité. C’est une allégorie du défilement du temps. Il n’est de toute façon pratiquement question que de cela dans mon disque.


Tes paroles sont tout le temps à tiroir, avec toujours plusieurs interprétations possibles. C’est toujours un peu le cas dans la musique chacun trouve ce qu’il y cherche…


B.B : Le nombre de tiroirs est égal au nombre de gens qui y trouvent des tiroirs. Ma volonté n’est pas de disposer des pièges, des trappes et des tiroirs dans mes textes. Je ne choisi pas un sujet qui tout à coup va me mettre en marche pour écrire une chanson. J’écris, d’ailleurs comme on le disait tout à l’heure je n’écris pas mais je convoque, et du coup je laisse venir les obsessions. Et je découvre après ce qui me traverse et à l’air de me préoccuper.


Il y a un décalage ?


B.B : Je sais qu’il y a des chanteurs qui se décident un beau matin et tiens si j’écrivais une chanson sur les frontières, par exemple. Sur quelqu’un qui a du mal à passer une frontière. Un autre a envie d’écrire une chanson sur myspace, une chanson drôle. Moi je ne travaille pas comme cela. Je suis mis en mouvement, tout à fait modestement, par des injonctions intimes. Et comme je m’exprime, je constate par le résultat que je suis traversé et habité par certaines préoccupations, pas du tout originales d’ailleurs. En particulier la fuite du temps. J’ai le goût de l’anticipation. Je suis assez pressé d’être vieux. Je me demande comment ça se passe. Comment font les personnes âgées. Comment on vit. Comment on interagit avec le temps ?


J’ai trouvé « la chaleur » très originale. La façon dont le titre commence : « Qui, qui peut, qui peut me dire »…


B.B : Là c’est vraiment un jeu. Comme les cailloux du petit poucet. On découvre la chanson petit à petit. Il y a une fausse piste qui ne tient pas très très longtemps. « Qui, qui peut, qui peut dire, qui peut me dire ». Le vrai jeu commence avec la phrase d’après : « Que devient le pays ». Quand on s’arrête là on peut avoir l’impression qu’il s’agit d’une considération réactionnaire. Que devient le pays, la France, tout fout le camp. Alors qu’il s’agit du paysage : « Que devient le pays, le paysage ». C’est un peu ludique. J’imagine que quand on entends cela on se dit, il y a un petit côté un peu malin. C’est la seule chanson où il y a un jeu de langue.


Une chanson qui prend des chemins de traverse…


B.B : C’est le cas de toutes je pense. Il faudrait peut-être pouvoir les ramener un peu dans un chemin moins serpentant de temps en temps.


Est-ce que tu n’as pas peur qu’on se perde un peu…


B.B (ferme) : Ah mais, vous vous débrouillez ! Vraiment je n’ai absolument pas peur, si vous vous perdez, perdez-vous ! Se perdre, c’est un art de vivre !


Musicalement, quelles ont été les influences sur ce disque, la country ? Le folk ?


B.B : Je ne fais pas un disque avec des influences. Et puis après un autre disque avec d’autres influences. Et ainsi de suite. La matière musicale de ce disque est clairement la guitare. Et la guitare, c’est la pop music, le rock, c’est anglo-saxon. Donc je pratique une guitare anglo-saxonne. Et pour composer, je me débrouille avec cette guitare. Comme tous les musiciens font, avec assez peu de vocabulaire disponible et peu de potentialité d’invention pure. De recomposer à l’envers à l’endroit les formes que l’on connaît depuis toujours et d’essayer d’en ressortir quelque chose qui aurait un petit peu de régularité. Et ce bagage musical est le mien depuis que j’ai commencé à jouer de la guitare à l’age de 14 ans. Comme beaucoup de Français, j’ai écouté de la musique américaine depuis mon adolescence. C’est la musique qui m’a nourri comme beaucoup d’autres. Mais il y a aussi quelque chose qui viendrait de l’horizontalité de l’impressionnisme français. De la musique du début du siècle dernier. Ca se trouve dans mes influences sans prendre forme sur le plan de la partition. Ce qui était le cas sur mes précédents albums où les cordes et les vents étaient arrangés en réponse à une fascination pour l’orchestre. Là, j’ai retranché tout ça mais j’espère que demeure le rythme, une bonne vitesse de déploiement de la musique. Qui elle vient de la musique orchestrale du début du siècle.


J’ai lu dans ta biographie que tu te considérais comme « le haut parleur » de tes textes, est-ce que tu as travaillé l’interprétation comme un acteur travaille un rôle ?


B.B : Non ce n’est pas dans ces termes là. J’ai cherché être en contact avec ce que j’ai à dire sur le plan physique et vocal. Les textes que j’écrivais jusqu’alors étaient denses, volubiles et plein d’afféterie. Quelque chose de clinquant. Je suis assez sévère (son visage se ferme). Dans le fond je les aime encore. Je me rappelle que j’ai eu du plaisir à les écrire et à les chanter. C’est toujours le cas, mais c’est difficile pour moi de les chanter par ce qu’il y avait quelque chose qui était de l’ordre du débit. Physiquement parlant. C’était difficile de rentrer en contact avec ces chansons. Et puis, je fais tout un peu tard. Je suis à une étape de mon cheminement vers un idéal. Je serai toujours en mouvement vers cet idéal. Ce qui comptait pour moi, là, c’était que les mots qui sortaient de ma bouche puissent connaître un peu le risque de la chute. Qu’ils aient suffisamment de poids pour éventuellement tomber par terre. Alors que mes textes d’avant, sortaient de ma bouche et flottaient dans l’air comme un espèce de fumée. Il y avait un voile de pudeur disposé dessus un peu trop souvent. Et pourtant ils recèlent des choses qui comptent pour moi et que l’on retrouve dans les dernières chansons. Il fallait mobiliser plus d’efforts pour les apprécier.


Est-ce que Hypernuit est un album lettré ?


B.B : Moi je ne suis pas lettré, je ne pense pas que mes chansons soient lettrées. Je ne sais pas trop ce que cela veut dire « lettré ». Je n’ai pas fait d’études de lettres. On peut voir qu’il y a une attention particulière portée au texte et à sa nature dans le sens où je n’emploie pas une langue orale, comme celle que l’on utilise pour s’exprimer dans la rue. Ce n’est pas non plus des slogans publicitaires.


L’album est-il automnal ?


B.B : J’ai toujours eu envie de faire un disque automnal. Je n’y suis pas encore arrivé. Mais je suis assez aidé par ce qu’Hypernuit est sorti la veille de l’automne. Sa date de sortie va peut-être l’aider à s’inscrire comme un souvenir d’automne pour les gens qui l’auront écouté. J’aimerais bien qu’il le soit. Je suis très attentif à l’avis de mes amis, de mon entourage. On m’a dit qu’il était assez lumineux, gorgé de lumière. D’autres, au contraire, ont l’impression d’être tapi dans une maison au milieu d’un bois dans une espèce de nuit scandinave. Moi, je pense que c’est un disque hivernal.


C’est un disque du soir en tout cas…


B.B : Oui, oui. C’est aussi pour cela qu’il est hivernal par ce que le soir tombe plus tôt en hiver. On peut l’écouter plus vite (rires).


Un grand merci à Bertrand Belin et à Ephélide.


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Propos recueillis le 22 septembre 2010.

vendredi 24 septembre 2010

The Bamboos 4


Déjà le quatrième album pour cet excellent combo funky australien qui ma foi trace sa route bon an mal an. Groupe instrumental, les Bamboos sont tout le temps confronté au même problème, la diversité des intervenants vocaux rendant leurs albums un peu décousus. Problème qu’ils ont plus ou moins résolu en jetant leur dévolu sur Kylie Auldist qui chante sur la bagatelle de sept titres de ce nouvel opus. Cette dernière a ses petites habitudes avec les Bamboos puisqu’elle participait déjà au deux albums précédent au point qu’elle apparaît même sur la pochette comme un membre du groupe à part entière. Pour garder une ouverture sur le monde moderne, les Bamboos font cette fois appel au rappeur Lyrics Born, « Turn it up», ce qui permet d’élargir l’horizon de ce groupe très ancré dans le funk des années 70. Le chanteur King Merc également convoqué sur « You ain’t no good » apporte quant à lui une note plus soul qui irradie de son organe éraillé. Notons également l’instrumental « Red Triangle », très blaxploitation, ce qui me semble être un première pour ce groupe, et le motif de sitar rigolo de «Up on the hill » une tentative de percée sur des contrées plus psychédéliques. Sinon, les Bamboos font toujours preuve de leur proverbiale efficacité sur les up-tempos bien aidés par des cuivres et claviers vintage à l’avenant. Dans le genre, on trouve difficilement mieux à l’heure actuelle.

www.thebamboos.com

jeudi 23 septembre 2010

Un petit cadeau de la part des Amplifetes

Les Abonnés de la newsletter des Amplifetes pourront télécharger gratuitement le titre "It's my life".

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Et un grand merci à l'équipe de Believe Digital

mercredi 22 septembre 2010

Hurts : Belle Vue EP


Futur carton annoncé (le groupe est actuellement N°1 en Allemagne, Suisse, Autriche, Espagne et Finlande et N°2 au Royaume Uni, Danemark, Suede et Grèce) le duo mancunien Hurts déboule avec un premier EP intitulé Belle Vue. La France est pour l’instant restée à l’abri de la tornade, ce qui ne devrait pas durer, leur premier album « Happiness » sortira dans nos contrées le 15 novembre prochain. D’ici là, ce premier EP, sur lequel on retrouve deux titres de l’album « Wonderful life » et « Better Than Love », permet de se faire une première idée. Et effectivement ces Hurts ont tout pour plaire. New wave teintée d’électro, Hurts renoue avec un son synthétique marqué par les années 80 en général et par Depeche Mode en particulier auquel le duo fait souvent penser. Deux remixes complètent le track listing et notamment « Better Than Love – Jamaica Remix » petite bombe électro-funk au charme eighties complètement désuet et qui est probablement déjà en train d’exploser un dance-floor près de chez vous.

www.informationhurts.com

lundi 20 septembre 2010

The Ghost Of A Saber Tooth Tiger : « Acoustic Sessions »




The Ghost Of A Saber Tooth Tiger, c’est derrière ce patronyme étrange, voire barbare, que se cache le nouveau projet d’un nom bien connu des lecteurs de cette page : Sean Lennon. Associé pour l’occasion à la chanteuse Charlotte Kemp Muhl, le duo nouvellement constitué a monté le label indépendant Chimera Music qui distribue leur premier effort intitulé « Acoustic Sessions ». En neuf titres, acoustiques comme son nom l’indique, Sean et Charlotte font renaître l’esprit folk voguant sur le Greenwich Village des années 60. Leurs voix, superbes, se marient à merveille recréant des harmonies vocales dignes de Simon et Garfunkel et des Beach Boys posées sur un délicat tissu d’arpèges de guitare folk. Le feeling mélancolique de la chose est, quant à lui, à rapprocher de Nick Drake mais aussi de « Friendly Fire », le superbe album de Sean Lennon sorti en 2006. Mais GOASTT est bien plus qu’un simple duo folk et la richesse de cette session ne peut être résumée en cette seule formule. En effet, Sean et Charlotte agrémentent le tout d’arrangements psychédéliques à base de vibraphone et de banjo (« Dark matter white noise »), sur lesquels l’ombre de Syd Barrett plane. «The World was made for men », titre à cappella chanté en chœur évoquant une chorale épiscopale, est proche de ce que peut proposer Fredo Viola à l’heure actuelle. Sorti un peu plus tôt cette année, le 45 tours « Jardin du Luxembourg » / « Comic Strip » (reprise de Gainsbourg) laisse penser que GOASTT pourrait dans un avenir très proche électrifier sa musique. Ils auraient paraît-il un deuxième album tout prêt enregistré, comme celui-ci, dans leur cuisine. Affaire à suivre…

Sortie le 26 octobre 2010

www.THEGOASTT.com

www.chimeramusic.com

dimanche 19 septembre 2010

Bertrand Belin : « Hypernuit »


Après avoir longtemps joué pour les autres, le multi-instrumentiste Bertrand Belin (guitare, banjo, violon) sort son nouvel effort, le troisième, très justement intitulé « Hypernuit ». Ce nouvel album, Belin l’a conçu assez modestement accompagné de Tatiana Mladenovitch à la batterie et de Thibault Frisoni à la basse. Un disque assez intimiste donc « qui parle moins mais en dit plus » et qui a le don de nous plonger au cœur d’une « hypernuit ». Sa chanson mâtinée de pop et de folk se rapproche, pour la voix surtout, d’Alain Bashung, on pense aussi parfois à ce grand ascète de Leonard Cohen. C’est la limite de la démarche de Belin, il y a comme quelque chose d’austère dans cet opus qui confine à la sècheresse. Cependant l’élégance et le raffinement de Bertrand Belin permettent toutefois de compenser. Au niveau des textes Bertrand innove. Partant du principe qu’une chanson s’écoute et ne se lit pas, Bertrand a très peu écrit mais « mis le casque sur les oreilles et chanté directement (…) les textes sont nés au sein même de la musique ». En conséquences les paroles sont assez elliptiques mais très subtiles comme ce désir amoureux évoqué dans « Neige au soleil ». Finalement, alors que l’écoute du disque s’achève on se surprend à penser que cette « Hypernuit » est beaucoup plus ambitieuse qu’il n’y paraît au premier abord. Un disque de saison alors que les premières effluves de l’automne se font sentir. Malgré les quelques réserves émises, sa délicatesse fait beaucoup de bien.

www.bertrandbelin.com

www.myspace.com/bertrandbelin

www.facebook.com/bertrandbelin

samedi 18 septembre 2010

Erykah Badu : « New Amerykah Part Two : Return of the ankh »


En 2007, Erykah Badu a lancé « New Amerykah », projet artistique d’ampleur s’étirant sur trois disques, donnant sa vision de l’America. Projet dont le deuxième volume est sorti cette année. Ce « return of the ankh » puisque c’est ainsi que se nomme cette suite, prends le contre-pied du premier disque, axé autour de sonorités hip-hop teintées d’électro. Point de scratches ou de breakbeat ici. Cette année Erykah est retourné à la source, offrant un disque particulièrement roots. La voix, un peu fluette, d’Erykah est particulièrement bien mise en valeur, on pense à Millie Jackson à Minnie Ripperton (« 20 feet tall » ; « fall in love ») et plus généralement à l’age d’or des années 70, notamment grâce à l’utilisation de claviers vintage, teinté de petites touches plus modernes. Ce qui donne à Erykah l’occasion d’explorer de nouveaux territoires, jazzy par exemple sur « Agitation » et sur le morceau de bravoure de dix minutes « Out my mind, just in time ». Au final une session au charme intimiste et fortement recommandée.

www.erykahbadu.com

mercredi 15 septembre 2010

The Amplifetes en concert


JEUDI SOIR AU NOUVEAU CASINO, POUR VOIR LES DATES COMPLETES DE LA TOURNEE CLIQUEZ ICI

mardi 14 septembre 2010

Aloe Blacc : "I need a dollar"

Dernière trouvaille en date de l'excellent label Stones Throw (Mayer Hawthorne), voici venu Aloe Blacc, ancien rappeur reconverti en soulman. Cette chanson, réalisée dans la grande tradition soul, fait naître bien des promesses. Groove classieux, voix éraillée à l'avenant y compris jusque dans la petite cassure typiquement soul, le tout est parfaitement exécuté dans les règles de l'art. Pas de doute possible, et ce malgré le fait que l'été touche à sa fin, notre tube de l'année est bel et bien là. Pas d'enthousiasme excessif donc mais largement de quoi nourrir notre impatience en attendant la confirmation sur disque. Sortie prévue pour le 27 septembre prochain.


lundi 13 septembre 2010

cecilia::eyes : Here dead we lie

Quintet belge plutôt méconnu dans nos contrées, cecilia::eyes sort son nouveau et deuxième disque intitulé « here dead we lie ». Groupe instrumental, tendance planante, plutôt étiqueté post-rock, cecilia ::eyes se pose dans la droite ligne d’une descendance entamée par des groupes tels que Mogwaï, The Gathering, Tortoise voire My Bloody Valentine. On est ici en plein territoire expérimental et très très loin de la classique formule couplet/refrain. Tour à tour, mélancolique ou lumineuse, la musique des Cecilia ::eyes est toujours onirique, un peu comme la bande son d’un rêve mais qui ne serait pas nécessairement doux. L’écoute de l’album vous projette dans une espèce d’ascenseur émotionnel qui finit par transporter assez loin le chanceux auditeur. Ne surtout pas être effrayé par les longues plages, et ces guitares qui s’étirent vers l’infini mais au contraire accepter d’être bercées par elles. Surfer la vague. Un opus qui a la saveur d’un été qui s’achève et qui annonce les premiers frimas de l’automne alors que tombent les premières feuilles mortes…

www.ceciliaeyes.be

www.myspace.com/ceciliaeyes

dimanche 12 septembre 2010

Cortex en concert


Le retour sur scène de Cortex, mythique groupe jazz-funk des années 70, se précise. Cortex se produira le 15 octobre prochain au new morning. La nouvelle formation comprend sept musiciens, à savoir : le bassiste Patrick Boman, le batteur Michael Kersting, Adeline de Lépinay (voix, percussions, claviers), Loïc Soulat (Saxophone Alto), Greg Deletang (Saxophone Tenor) et Philippe Brohet (flûte et Saxophone Bariton). A noter, grande différence avec les albums du groupe, la présence de cuivres. Tout ce petit monde est bien entendu réuni autour du leader et pianiste électrique Alain Mion, qui a passé l'été à réecrire de nouveaux arrangements pour adapter à cette nouvelle formation au répertoire des albums "Troupeau Bleu" et "Pourquoi". Rendez-vous donc dans un petit mois pour pouvoir juger tout cela de visu.