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lundi 25 décembre 2017

Liz McComb : « Merry Christmas »



Véritable marronnier (le genre de sujet qui revient inévitablement sur la table tous les ans à la même époque) l'album de Noël est un passage obligé pour les artistes établis en même temps qu'un véritable casse-tête pour les véritables amateurs de musique. Répertoire convenu, grelots obligatoire toutes les trente secondes, rares sont les véritables surprises, dignes d'intérêt. Aussi on se risquera pas à déclarer que ce nouvel album de Liz McComb figure parmi les grandes réussites de l'artiste. En revanche, on peut affirmer sans problème que le présent disque figure sans aucun doute dans le haut du panier des albums de Noël et il y a plusieurs bonnes raisons à cela. Déjà parce que Liz McComb est une merveilleuse chanteuse au grain de voix à la fois doux et mélodique et qui révèle pourtant une petite cassure typiquement soul au fond de la gorge trahissant le vécu de l'artiste et rendant l'interprétation inoubliable (« Feliz Navidad »). Un timbre pareil est à même de transcender n'importe quelle scie indigeste. Cette voix magnifique, la chanteuse la met au service d'un répertoire (convenu, certes, mais avec des chansons originales tout de même) qu'elle s'approprie totalement soit avec délicatesse (« Oh holy night ») soit avec une imparable ferveur gospel (« Joy to the world »). Les chansons sont parfois très brèves, à peine plus d'une minute par moment, mais l'interprétation est impeccable, d'une impressionnante virtuosité (« Do you hear what I hear »), pleine de swing, sans faute de goût aucune. L'exercice de style reste la seule limite du disque, qui s'il ne révolutionnera pas le concept d'album de Noël, contribue néanmoins à le rendre plus agréable. 

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samedi 16 décembre 2017

Liz McComb, Eglise Saint-Sulpice, 08/12/2017

(c) GVE

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Dans le cadre majestueux, quoiqu'un peu frisquet en cette saison, de l’Église Saint-Sulpice, Liz McComb a donné un concert un peu particulier en ce vendredi soir, consacré, en grande partie, au chants de Noël. Les musiciens, tous excellents, ont devant eux un sacré défi : la résonance et l'écho de l'édifice baroque de 1870. Pas évident, est-ce la raison pour laquelle ils nous ont semblé sur la réserve toute la soirée ? Comme si les notes étaient soigneusement retenues empêchant en quelque sorte de laisser le groove se développer. Titre après titre, on se laisse toutefois gagner par la ferveur typique du gospel mais la musique aurait certainement gagné à être jouée dans un lieu un peu mieux adapté.


(c) GVE

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dimanche 9 mars 2014

Liz McComb : « Brassland »



Née à Cleveland (Ohio), Liz McComb mène depuis trois décennies une carrière remarquable entre jazz, gospel et soul music. Une voix, rauque et sexy, qui compte. Aussi incroyable que cela puisse paraître, jusqu'ici, Liz McComb avait toujours refusé la présence des cuivres dans son groupe, prétextant qu'elle était elle-même « a horn ». Il a fallu attendre son dixième album pour enfin la voir changer d'avis. Direction, le Brassland, pays imaginaire où les brass band règnent en maîtres. Pour ce nouvel album, Liz a vu grand. Monumental, le disque comporte 21 pistes, soit plus d'une heure et quart de musique, sans aucun déchet, la marque des plus grands. Ce nouvel effort a nécessité de nombreux voyages, Liz récupérant des inspirations diverses au fil des routes. De Paris à La Nouvelle-Orléans, de Detroit à Kingston en passant par New York. Chaque session est marquée par une couleur particulière, les morceaux « parisiens » sont plus urbains dégageant une aggressivité presque rock (« I need you », « Labours in the Vineyard »), les sessions « jamaïcaines » ont des teintes à la fois reggae (« Give it up ») mais aussi caribéennes (« The blessing »). Detroit symbolise la soul jazzy et langoureuse (« What a wonderful world ») alors que New Orleans incarne une facette funky et accrocheuse (on s'en serait douté). Chaque étape est marquée par des collaborations avec des musiciens légendaires et plusieurs fantômes planent au-dessus de ce disque de Bob Marley (des membres de son ancien groupe ont participé aux sessions) aux Meters (à noter les participations de George Porter et Ivan Neville). On aurait pu tomber dans l'écueil de l'album patchwork et il n'en n'est rien, la forte personnalité et le chant tellement puissant de Liz McComb sert de lien et l'album s'écoute dans un flot harmonieux. C'est finalement à un panorama géant de la « great Black American music » qui nous convie Liz McComb. Direction le Brassland, pays imaginaire et rêvé où les brass band règnent en maîtres...
www.lizmccomb.com
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En concert les 13 et 14 mars 2014 au Casino de Paris (Paris)


mercredi 18 janvier 2012

Liz McComb




Liz McComb fête ses 20 ans de carrière avec la publication d’un luxueux coffret, regroupant l’intégrale de sa discographie soit neuf albums et trois dvds (dont un inédit). Les fans possédant déjà l’intégrale pourront se délecter du titre inédit « Joshua fit the Battle of Jéricho », un gospel traditionnel que Liz s’était toujours refusé d’enregistrer jusqu’ici, qui figure dans trois versions live différentes avec tantôt un solo de guitare ou de violon et parfois une section de cuivres. Autre bonus pour les fans, un dvd inédit « Best of videos » regroupant des extraits de concerts et quelques vidéos clips. On regrettera toutefois le montage un peu haché du dvd et les coupes franches au milieu des chansons…



Malgré tout, le coffret tombe à point nommé pour célébrer le parcours de cette grande Dame de la musique Afro-Américaine, pianiste et chanteuse à « voix » possédant beaucoup de coffre. On retiendra surtout l’éclectisme dont à fait preuve Liz McComb visitant tous les genres du jazz, « The Man Upstairs », au gospel en passant par la soul music et le blues. Le dvd « best of videos » permet de revoir les images de sa collaboration avec le chorégraphe Bill T.Jones au tout début de sa carrière et de réentendre Liz dans une très rare configuration guitare/voix. Autre grands moments revisités dans le dvd, ses concerts avec les orchestres philharmoniques de Lyon et de Nice, ses rapprochements avec le monde du hip-hop ou bien encore ses prestations avec une chorale de 250 choristes. La définition même de la musique pour une artiste qui ne conçoit cette dernière que dans le partage, les images de ses masterclasses sont à ce titre particulièrement éloquentes.