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vendredi 24 septembre 2010

The Bamboos 4


Déjà le quatrième album pour cet excellent combo funky australien qui ma foi trace sa route bon an mal an. Groupe instrumental, les Bamboos sont tout le temps confronté au même problème, la diversité des intervenants vocaux rendant leurs albums un peu décousus. Problème qu’ils ont plus ou moins résolu en jetant leur dévolu sur Kylie Auldist qui chante sur la bagatelle de sept titres de ce nouvel opus. Cette dernière a ses petites habitudes avec les Bamboos puisqu’elle participait déjà au deux albums précédent au point qu’elle apparaît même sur la pochette comme un membre du groupe à part entière. Pour garder une ouverture sur le monde moderne, les Bamboos font cette fois appel au rappeur Lyrics Born, « Turn it up», ce qui permet d’élargir l’horizon de ce groupe très ancré dans le funk des années 70. Le chanteur King Merc également convoqué sur « You ain’t no good » apporte quant à lui une note plus soul qui irradie de son organe éraillé. Notons également l’instrumental « Red Triangle », très blaxploitation, ce qui me semble être un première pour ce groupe, et le motif de sitar rigolo de «Up on the hill » une tentative de percée sur des contrées plus psychédéliques. Sinon, les Bamboos font toujours preuve de leur proverbiale efficacité sur les up-tempos bien aidés par des cuivres et claviers vintage à l’avenant. Dans le genre, on trouve difficilement mieux à l’heure actuelle.

www.thebamboos.com

mercredi 6 mai 2009

The Bamboos : « Side-Stepper »


Nouvel album pour les australiens The Bamboos, et si le coup de bambou est un peu moins puissant ce coup-ci, il ne faut certainement pas en déduire que le groupe subi un léger coup de mou pour le coup !!!! Bon tout ceci fait beaucoup de « ou » et de « coup» pour finalement dire que si ce nouvel opus, intitulé « Side-Stepper », est moins funky que « Rawville », le disque précédent, il est en revanche beaucoup plus soul. Enfin je dis ça, mais chassez le naturel et il revient au galop, écoutez « Funky Buttercup » et vous aurez ce qu’il se fait de mieux actuellement (ou presque) dans le genre imitation des Meters. Toujours instrumentaux, les Bamboos font cette fois appel aux vocalistes Kylie Auldist (déjà présente sur le disque précédent), Megan Washington, Paul MacInnes et au rappeur Ty. Tendresse, émotion et peut-être une pointe de mélancolie sont les ingrédients de base de cette nouvelle livrée. Mais les apparences sont trompeuses car les Bamboos sont toujours aussi irrésistibles quand ils se décident à lâcher la bride : « Funky Buttercup », le morceau titre « The side-stepper », « One man entourage » et la plus moderne « Can’t Help myself » sont autant de funk puissants. La guitare est solide, les fondations rythmiques sont imparables (Yuri Pavlinov est excellent aux baguettes), les cuivres seyants déchirent l’air et l’orgue nous laisse rêveur. Le tout, de la pochette au son, baigne une fois de plus dans une délicieuse ambiance sixties, vintage à souhait. Rétro, me direz-vous, certes, mais ils gardent les oreilles ouvertes sur les sons d’aujourd’hui, comme en témoigne leur reprise des Kings of Leon. Petit regret, quand même, l’album est sorti en catimini fin 2008, le groupe mérite mille fois mieux ! Et puis tant qu’on y est, ça serait bien de les voir enfin en concert dans notre hémisphère...
http://www.thebamboos.com/
www.myspace.com/thebamboos


The Bamboos : « King of the rodeo » (Kings of Leon cover)


lundi 6 août 2007

The Bamboos : Rawville


De l’Australie on connaissait la scène rock (Radio Birdman, AC/DC, INXS, Silverchair et les excellents Even et Jet), les songwriters acoustiques John Butler et Mick Hart (voir mes messages des 30 avril et 6 juin derniers) ; le funk australien étant plutôt méconnu. Et bien maintenant il faudra compter dans le genre sur les excellents Bamboos. Car c’est un véritable coup de bambou qui vous attend à l’écoute de leur deuxième et nouvel album. Ok, j’admets, le jeu de mot était facile, il a néanmoins le mérite d’être justifié. Le disque est d’une efficacité remarquable et transforme ce groupe méconnu en champions de la démangeaison cognitive (ce phénomène qui fait que l’on ne peut s’enlever une mélodie de la tête). Essentiellement instrumental, les Bamboos peuvent ici compter sur le renfort (de poids) des chanteuses Alice Russell, Kylie Auldist, Tyra Hammond, des rappeurs d’Ohmega Watts et du chanteur Fallon Williams. On pourrait facilement imaginer que l’on a découvert un inédit des 70s (à l’exception des deux titres, plus modernes, en collaboration avec Ohmega Watts). Le son est chaud comme à la grande époque, la batterie et la basse tournent, les percussions claquent, orgue hammond « hot » et funky, cuivres chaleureux… Un petit mot pour finir sur le CD assez joli et sérigraphié avec le plan d’une (Raw)ville. Décidément, il est difficile de résister à l’attraction de ces « Meters down under »…