Affichage des articles dont le libellé est Duel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Duel. Afficher tous les articles

dimanche 24 mars 2013

Duel : Vertiges #2




L’aventure de Julien Boulfray et Brieuc Carnaille continue avec ce deuxième maxi, « Vertiges #2 » (Rappelons que dans le but de fidéliser son public, Duel s’est mis en tête de sortir un nouveau maxi chaque trimestre). Ce nouvel EP de quatre titres commence avec l’excellente « Hey, tu ne me manquera plus », véritable tube pop en puissance que l’on avait découvert sur l’ep précédent. C’est hélas pratiquement le meilleur moment du disque. Les trois titres suivants les voient continuer leurs expérimentations, lorgnant cette fois vers la french pop des années 1980. Beaucoup de synthés donc, des boîtes à rythmes et peu de guitares de ci de là. Si l’objectif était de faire un disque rétro, c’est alors parfaitement réussi. Si vos oreilles n’ont pas gardé un bon souvenir des années 1980, dans ce cas la déception est au rendez-vous. C’est dommage dans la mesure où Duel possède des qualités d’écriture, tant pour la musique que pour les textes, plutôt intéressantes. Sans ces encombrants arrangements, certaines chansons auraient été très réussies, « Les roses de la nuit » notamment. Moins marquée par les eighties « L’aurore » clôt cet ep mi-figue, mi-raisin sur une excellente note, avec toujours cette impression tenace que ce groupe est capable de beaucoup mieux.

mardi 12 mars 2013

The Spinto Band + Duel, Le Point Ephémère, 11 mars 2013.




Présent en première partie Duel (dont on avait évoqué le premier ep ici) illustre bien la difficulté de chroniquer les artistes en développement. Le duo de guitaristes/chanteurs, formé de Julien et Brieuc, est pour la scène renforcé par un troisième membre préposé aux claviers, samples et boîtes à rythmes. Toujours en gestation, le projet n’a pas encore de contours biens définis. Duel, cherche, expérimente et cela s’entends. Si on peut parfois regretter l’importance prises par les boucles sonores et la rigidité imposée par l’utilisation d’une boîte à rythme, la musique de Duel révèle pourtant parfois des moments d’une évidence mélodique limpide : « Caramel », « Mourir au combat » ou le tube en puissance « Hey tu ne me manqueras plus ». C’est finalement lorsque l’accent est mis sur les guitares (une acoustique et une électrique) que l’on apprécie le plus le duo. Dans ses meilleurs moments, Duel emporte littéralement l’auditeur dans une virée onirique au pays du son. A noter également une excellente reprise du « There is a light that never goes out » des Smiths et Dieu sait qu’il n’est pas aisé de se glisser dans les pénates de personnalités aussi fortes que Marr et Morrissey. Une prestation en demi teinte donc, pas dénuée de qualités, loin s’en faut, mais la formule n’est pas encore complètement rodée, simple question de temps.

C’est ensuite avec un plaisir non feint que l’on retrouve The Spinto Band, quintet (guitares, basse, claviers, batterie) originaire du Delaware (suffisamment rare pour être souligné). On pourrait croire que le Spinto Band, parce qu’il pratique un univers coloré et enfantin où se côtoient kazoo (« Brown Boxes ») et mandoline (« Oh Mandy ») et s’amuse à reprendre « Brazil », est un groupe pop gentillet. Erreur fondamentale. Certes, la pop du groupe est colorée, fun et toujours optimiste. En studio. Tel un iceberg, une fois sur scène, le groupe révèle une face immergée bien différente. Celle d’un groupe de rock indé redoutable boosté par une section rythmique à toute épreuve. Dôté d’un jeu de scène assez expressif, Thomas Hughes à la basse est d’une précision sans faille. Son approche de l’instrument est pour le moins originale mais efficace. Derrière sa batterie, Jeff Hobson frappe ses toms avec une impressionnante puissance, assez inattendue. Et le fait que le groupe ait perdu un guitariste, ils ne sont plus que deux contre trois précédemment, n’a en rien altéré cet aspect rock. « Late » ou « Direct to helmet » sont quasiment garage/punk. C’est aussi avec grand plaisir que l’on a retrouvé le tube inusable « Oh Mandy », dans une nouvelle version sans mandoline mais axée sur les guitares, qui en huit ans n’a pas pris une ride. A noter aussi les chouettes harmonies vocales du groupe. Enfants naturels de la scène power pop indé des années 1990 (Nada Surf, Weezer, Spoon, Death Cab for Cutie etc…) The Spinto Band prend la relève avec beaucoup de classe.   

samedi 15 décembre 2012

Duel : Vertiges #1




Afin de fidéliser son public, le duo Duel, composé de Julien Boulfray et Brieuc Carnaille, adopte une démarche originale : proposer un nouvel ep inédit tous les trimestre. Voici donc le premier volume, le deuxième est prévu pour février alors que le groupe est actuellement en studio pour enregistrer le troisième. Pour en revenir à cet EP, Vertiges #1, le disque est composé de cinq titres tous dans la langue de Molière, c’est assez rare pour être souligné, d’autant que le groupe porte une attention particulière à la qualité de ses textes. D’un point de vue musical, le duel en question est fondamentalement pop, tendance ouvragée. L’affaire commence même sur d’excellentes bases grâce aux charmants arpèges de guitare de « Caramel » ou « Hey tu ne me manqueras plus ». Citons également « Mourir au combat », qui s’appuie sur de beaux arrangements de cordes. Malheureusement, la suite déçoit un peu, un peu trop de synthés, un peu trop ancrés dans les années 80 (« La grâce des acrobates »), du moins pour les oreilles de votre serviteur. Néanmoins prometteur et de toute façon à suivre avec attention. Le volume deux arrive très prochainement.