Que cela soit avec son projet autour du rock anglais (« Interpretations », 2010) ou centré sur le travail d'auteures/compositrices (« I've got my own hell to raise », 2005), la survivante de la soul Bettye LaVette a maintes fois, par le passé, fait preuve de ses facultés d'appropriation. Pour ce nouvel effort, LaVette s'attaque à une légende du songwriting étasunien, et prix nobel de littérature : Bob Dylan. Et la rencontre fait des étincelles ! En effet, la chanteuse (pardon l'interprète) a trouvé dans le répertoire folk suffisamment de grain à moudre pour faire briller de mille feux son timbre de voix si particulier, rauque, de gorge et un peu brisé avec cette félure typiquement soul au fond de la gorge. Ce n'est ni lisse, ni poppy, ni sucré, la vie est bien plus dure que ça et c'est un peu tout cela que l'on entend dans le chant de Mme LaVette, dans ce parcours fait de hauts et de bas et au terme duquel ce nouvel album sonne comme une revanche sur le business : c'est le premier a sortir sur une major (le prestigieux label Verve) à l'age de 72 ans. Composé de grands classiques attendus (« It ain't me babe », « The times they are a-changin' ») mais aussi, en majorité, de titres plus obscurs, Mme LaVette trouve le juste équilibre, respectant le répertoire tout en le tordant suffisamment pour se l'approprier modifiant les paroles ou entraînant la chanson sur un territoire soul (on en attendait pas moins) très différent du traitement original. Entourée de quelques pointures (le bassiste Pino Palladino, l'ex guitariste de Dylan Larry Campbell) et de quelques invités prestigieux (Keith Richards, Trombone Shorty) Bettye brille aussi en matière de rock n'roll (« Do right to me baby », « The times they are a-changin' » « Political world » avec Keith Richards) et c'était, pour le coup, assez inattendu. Un superbe album aux climats riches, variés mais d'une égale virtuosité (notre préférée coup de coeur : « What was it you wanted »). Comme quoi la véritable soul tient plus du feeling de l'interprétation, du moment que du respect de règles préétablies.
C’est dans le petit club de jazz du New Morning, qui lui sied à merveille, que nous avons retrouvé Bettye LaVette quelques jours après la sortie de son dernier album (voir le message précédent) « Interpretations : The British Rock Songbook ». Retransmission en direct à la radio oblige, le concert a débuté à 20 heures pétantes. En guise de première partie, les quatre musiciens : guitare, basse, batterie, claviers, ont joué un blues avec le pianiste au chant. Puis la voix de Bettye a résonné depuis les loges : « Say the word » ! Et le groupe d’enchaîner sur la reprise du mot en question, la même qui ouvre le dernier disque. Entouré par un groupe de musiciens redoutables, Bettye a livré une démonstration de soul impressionnante, avec cette petite étincelle qui fait cruellement défaut à son dernier opus. Particulièrement à l’aise sur les morceaux les plus swinguant, où son jeu de jambes fait merveille, Bettye sait également faire chavirer les cœurs comme sur les reprises de « Night in white satin », dédiée à sa fille, en dépit d’un synthé un peu trop daté, ou de « Don’t let the sun go down on me » chantée assise en tailleur à même le sol. Le track listing fait la part belle au dernier opus, un peu, hélas, au détriment du reste de sa discographie. Et quels musiciens : un guitariste aux interventions judicieuses et au jeu expressif (chapeau bas pour les petites chorégraphies à la gratte), groove monstrueux de la section rythmique et un pianiste inspiré, même si je dois avouer ne pas être très très fan de ses nappes synthétiques (assez rares heureusement), un orgue aurait aussi bien fait l’affaire et aurait été, je pense, plus fidèle à l’esprit de la musique. En guise de rappel nous avons eu droit à « I do not want what i haven’t got » chantée à cappella où sa voix, et sa petite cassure soul, nous a complètement retourné. C’est bien simple, Bettye a fait un tel tabac qu’ils ont du revenir pour un ultime rappel, « Before the money came », alors que les lumières et la musique avaient été remises en route. Le public refusait tout net de quitter la salle. Et c’est bien normal, il n’y a que ces « vieux » routiers de la soul, et qui ont le métier et l’expérience qui va avec, pour vous faire vivre des moments pareils… http://www.bettyelavette.com/ www.myspace.com/bettyelavette
Vétérante de la soul music, Bettye LaVette a longtemps été oubliée avant d’être redécouverte à l’orée du millénaire, juste avant que ne débute ce revival soul qui occupe nos oreilles depuis lors. Pour son nouvel album, Bettye a tourné ses oreilles en direction de la perfide Albion et nous revient avec cet opus dont le titre « Interpretations : The British Rock Songbook » résume à lui seul l’intention. On a affaire ici à un disque de reprises, façon soul classique, orienté vers l’age d’or du rock britannique, que l’on pourrait situer dans une fenêtre entre la fin des années 60 et le début des années 70. Tous les classiques sont évidemment présents : Beatles (« The Word »), Rolling Stones (« Salt on the earth »), Pink Floyd (« Wish you were here »), Led Zeppelin (« All my love »), The Who (« Love reign o’er me »), Eric Clapton (« Why does love got to be so sad »), Elton John (« Don’t let the sun go down on me »), le « Night in white satin » des Moody Blues… C’est en quelque sorte un juste retour des choses tant on sait la dette que certains artistes précités ont envers le blues. Si le résultat est convenu et sans réelle surprise on reste impressionné par la voix légèrement fêlée de Bettye LaVette et la passion mise dans ces interprétations ; la façon dont elle s’approprie ce répertoire assez éloigné de ses standards. Du travail classique, certes, mais soigné. www.bettyelavette.com
Le tag, c’est un petit jeu entre blogueurs. Cela consiste en une série de questions à laquelle il faut répondre le plus honnêtement possible, le but étant de mieux se connaître. Le dernier tag en date qui vient fatalement de me tomber dessus est simple (encore que) : décrire sa personnalité en cinq chansons. C’est assez difficile. Déjà, premièrement si on joue le jeu suivant les règles, on a comme l’impression de se retrouver tout nu en public. Ensuite, cinq chansons c’est peu. Une goutte d’eau dans l’océan du jukebox qui me fait office de cerveau. Des playlists, je pourrais en rédiger 400 en expliquant le pourquoi du comment de chaque note et comment elle me touche, mais soyons honnête, cela ferait chier tout le monde. Donc, après une intense réflexion, j’en suis arrivé à la playlist suivante qui n’est évidemment en rien définitive. Reposez-moi la question dans six mois et il n’est pas improbable que vous vous retrouviez avec une sélection goth/new wave. Disons qu’elle est circonstancielle et correspond surtout à mon humeur du moment. Les absences sont criantes, pas de Beatles, Stones, Hendrix, Led Zeppelin, Cure, Neil Young, Creedence Clearwater Revival… Ensuite, autant l’avouer de suite, cinq chansons je n’y suis pas arrivé, il y en aura donc sept. Puisque Saab a triché, eh bien moi aussi je fais pareil et c’est de sa faute après tout, na ! Te fâche pas Saab, je plaisante… Donc voilà à quoi cela ressemble :
Sparklehorse : « Wish you were here » (Pink Floyd cover) Tous les musiciens vous le diront, il y en a nous une chanson, LA chanson. Celle qui a provoqué le déclic, l’étincelle qui déclenche l’incendie. On appelle cela l’effet papillon, quand les vibrations émises par un battement d’aile de papillon ont pour conséquence un tsunami à l’autre bout de la planète. Le truc que l’on aurait été fier d’écrire. Moi, c’est un titre de Pink Floyd « Wish you were here » que l’on peut traduire par : « j’aimerai que tu sois là ». Par ce que la perte d’un être cher est une blessure qui ne cicatrise jamais tout à fait même si l’on saigne moins au fil du temps. Et l’on a parfois cette pensée, ces paroles suspendues au dessus du vide : « putain j’aimerai tellement que tu sois là », « I wish you were here »…
Je vous propose ici la version, moins connue, du groupe Sparklehorse encore plus mélancolique que l’original et si vous n’êtes pas bouleversé, c’est que vous avez un cœur de pierre…
Minnie Ripperton : « Inside my love » Je suis un grand amateur de Voix, de chanteuses notamment. Et avec Minnie Ripperton, niveau Voix on est servi. C’est bien simple elle était incroyable et avait cette capacité à monter très haut dans les aigus, sa voix couvrait cinq octaves. Si quelqu’un était né pour chanter, c’était elle. Après des années passées dans les coulisses de la Motown, notamment auprès de Leon Ware et de Stevie Wonder (qui l’avait prise sous son aile), elle a enfin pu enregistrer en solo. Elle s’est, hélas, éteinte en 1979, emportée par un cancer, sans avoir, à mon sens, enregistré ce chef d’œuvre qu’elle portait pourtant en elle. Il nous reste malgré tout de nombreuses pépites, comme ce « Inside my love ». Comment tu fais Minnie ? C’est quoi ton secret ? Evidemment si je l’ai choisi, c’est par ce qu’il y a une fille qui se cache derrière tout ça à laquelle je pense quand je l’écoute. La première à qui j’ai dit que je l’aimais. C’est terrifiant et difficile d’avouer ses sentiments à l’autre. Mais c’est une satisfaction quand on y arrive.
Bettye LaVette : « Joy » Bettye LaVette a passé des années, des décennies même, à chanter dans des bouges tous plus sordides les uns que les autres. Pour l’avoir vu en concert (deux fois), je peux l’affirmer cette Femme c’est une force de la nature. C’est à la force de ses cordes vocales qu’elle s’est fait sa place, toute relative car elle surtout connue des spécialistes, au soleil. Donc c’est un peu tout cela que l’on entend ici, sur une trame blues classique, le « joy » du titre faisant référence à sa simple joie de chanter. Moralité de l’histoire : ne jamais lâcher l’affaire.
Leon Russell : « A song for you » Le chanteur/pianiste/guitariste Leon Russell est un musicien virtuose et ce, en dépit d’une paralysie partielle de la main. Avant de sortir son premier album solo, d’où est extraite ce « A song for you », Russell, natif de l’Oklahoma, a beaucoup écrit, composé et produit pour d’autres plus connus que lui, comme Joe Cocker, livrant tubes et succès clés en mains. « I love you for my life, you are a friend of mine, and when my life is over, remember when we where together ». Voilà tout est dit, vous êtes mes amis et je vous aime même si je ne suis pas toujours très disponible vu que je m’investis beaucoup dans la musique. J’ai toujours essayé d’être là quand vous aviez besoin de moi.
Buddy Miles : « Them Changes » Chaque fois que je là réécoute, je revois Amsterdam, les vacances avec mon pote et le tas d’herbe sur la table de la chambre d’hôtel. C’était notre remake, version cannabis, de Scarface, cette fameuse scène où Al Pacino tombe la tête la première dans une montagne de coke. On roulait les spliffs (j’étais doué pour la chose à l’époque) avec toujours en fond sonore cette chanson que l’on écoutait à plein volume. Seulement voilà, le temps passe et ce fameux pote et moi on ne se parle plus depuis trois ans après une embrouille de thune et pourtant on en a partagé des fous rires, des voyages, des musiques, des parties de baby foot ou de billard. Mais le plus triste dans l’histoire, c’est que depuis Buddy Miles nous a quitté, un peu plus tôt cette année.
Curtis Mayfield : « Billy Jack » Le chanteur/guitariste Curtis Mayfield est un géant de la soul de Chicago au destin tragique. En 1990, lors d’un concert à Brooklyn une rampe avec projecteurs s’écroule sur la scène. Curtis ne s’en relèvera pas et passera les dernières années de sa vie cloué dans un fauteuil roulant, tétraplégique, et incapable de jouer. Il jettera ses dernières forces dans l’enregistrement d’un ultime album « New world order » et décédera peu de temps après la sortie de ce dernier. « Billy Jack » n’est pas extraite de ce disque mais de « There’s no place like America today », sorti en 1975 époque à laquelle il est au sommet de son art. Rythme ternaire, guitare wha-wha, percussions et cuivres, aucun élément ne manque pour faire de cette chanson un grand moment. Comme toujours avec Curtis, le message social est présent. Ici, la difficulté qu’il y a parfois à assumer ses origines et celle de « s’élever » au dessus de son environnement. Le choix n’est pas innocent alors qu’Obama vient d’être élu Président des Etats-Unis. « I have a dream » et aujourd’hui il se réalise, Curtis aurait été heureux. Quant à moi, je l’écoute souvent le matin en me préparant pour aller travailler. J’y trouve du courage et de la force pour affronter la journée.
Suprême NTM : « Tout n’est pas si facile » Tout simplement parce qu’au fil du temps, je constate avec dépit et amertume que je comprends de mieux en mieux le sens des paroles : « Tout n’est pas si facile Tout ne tient qu’à un fil Les destins se séparent L’amitié c’est fragile ».
Le retour sur les lieux du crime. La scène du crime c’est le studio Fame à Muscle Shoals en Alabama. C’est là, il y a 35 ans (en 1972) que la native de Detroit a enregistré son premier album « Children of the seventies ». L’album n’est officiellement sorti qu’en l’an …. 2000 grâce au français Gilles Pétard. Dans l’intervalle, la vie, la carrière de LaVette a pris une tournure incroyablement compliquée. Des années à chanter dans l’anonymat de pizzerias et autres bouges. Une carrière brisée qui n’a repris son élan que depuis l’an 2000. Et enfin un début de reconnaissance. C’est dans ces épreuves que Bettye a trouvé sa Voix, son chant incroyable de sincérité et d’émotion. Une voix qui remet à sa place, et de beaucoup, toutes les jeunettes de 20 ans, qu’elles se nomment Amy Winehouse ou Joss Stone, dont on fait grand cas à l’heure actuelle. L’authentique soul elle se trouve dans le chant de Bettye LaVette. Sur ce nouvel album, Bettye est accompagné par le groupe de rock sudiste Drive-by truckers. D’où cette tonalité country et blues plus accentuée (encore que) que d’habitude typiquement sudiste. Autre joueur majeur sur l’album le légendaire pianiste Spooner Oldham un habitué des lieux qui a joué pour des gens aussi divers que Candi Staton, Bob Dylan, Neil Young. Et qui a sorti, avec son compère Dan Penn, un admirable album « moments from this theatre » qui est également son seul disque. La paire Penn/Oldham est d’ailleurs responsable du « A woman left lonely » chanté par Janis Joplin et de la fameuse « dark end of the street » (James Carr). Une sacrée pointure donc. Et l’alchimie fonctionne à merveille…
Etant un jeune homme moderne, il m’arrive parfois de laisser tomber mon tourne disque et mes vinyles (et vous êtes priés de ne pas rire car je tiens beaucoup à ma platine et à mes 33 tours ainsi qu’à mes guitares). J’ai donc récemment fait l’acquisition d’un téléphone, lecteur MP3. Voici ma playlist, qui n’est ni parfaite, ni idéale car jamais rien ne l’est dans la vie (à commencer par ledit téléphone que j’ai toutes les peines du monde à faire fonctionner).
1-Bettye LaVette : Joy On commence par un extrait du dernier album en date de Bettye, « I’ve got my own hell to raise ». Le titre est porté tout du long par un riff de guitare gras et bluesy à souhait. Bettye excelle dans ces conditions minimales qui mettent sa Voix le plus en valeur. Cette Voix cassée, laisse passer toute une palette d’émotions bien plus que les paroles (They took my joy/i want it back), faisant, je pense, référence à sa carrière en dents de scie, ne le laissent présager de prime abord. Cette Voix, entre cri de douleur et rage de vivre, c’est de la Soul, du Blues à l’état pur. J’ai eu la chance de rencontrer une fois Bettye un soir après un concert au New Morning, elle m’avait accueilli avec un monumental « Hello Sweetheart », je ne m’en suis jamais remis ! Maximum respect à cette Grande Dame.
2 – The BellRays : Tell a lie Ah les BellRays ! Bien qu’originaire de Californie, les BellRays respirent Detroit, la motown mais aussi (surtout) les groupes de rock furieux (MC5, Stooges) de la fin des années 60. Un peu comme si Aretha Franklin était tombée dans le grand bain punk. Aussi improbable que cela puisse paraître, force est de constater que la formule, qu’ils ont baptisée « Maximum Rock n’Soul » (En fait tout ce que j’aime), fonctionne. Et même particulièrement bien sur ce « Tell a lie » tout en groove, basse énorme, guitares wha-wha et cuivres à l’appui. Créant ainsi le parfait écrin pour la chanteuse Lisa Kekaula, une des grandes Voix de notre époque. Attention, le groupe est particulièrement explosif sur scène.
3-Tower Of Power : To say the least you’re the most Prenons maintenant la direction de la baie de San Francisco (Oakland). Bien plus que les chanteurs (interchangeables), c’est la section de cuivres qui est la star du groupe. Requins de studio ils ont enregistré et/ou partagé la scène avec les trois-quarts de l’industrie. De James Brown à John Lee Hooker en passant par les Meters et même Eddy Mitchell ! Extrait de l’album « Urban Renewal » (1975), T.O.P est à son apogée. Swing impeccable, assuré par le batteur David Garibaldi, solo de sax à perdre haleine, chant sur le fil, ce morceau dégage un groove à s’en faire péter les articulations. La suite sera beaucoup moins glorieuse le groupe glissera peu à peu vers un disco/funk enregistré au mètre.
4-Sharon Jones and the dap-kings : Natural Born Lover Faites le test auprès de vos amis, passez le disque et demandez-leur de deviner la décennie où il a été enregistré. « Les années 60 » ! S’exclameront-ils en cœur. Tout faux, Sharon est une chanteuse de New York et bien de notre époque. Mais tout de la pochette au son ressemble à la grande époque du Rythm & Blues. Petit détail amusant, la pochette (comme toutes les productions Daptones Records) n’indique pas l’année de sortie du disque (2005) afin de nous induire un petit peu plus en erreur.
5-Sharon Jones and the dap-kings : Stranded in your love Toujours extrait de l’excellent album “Naturally”, voici un duo entre Sharon et Lee Fields particulièrement cinématographique, basé sur un schéma « scène de ménage/réconciliation » alternant les dialogues et le chant. A noter l’excellent travail de production de Bosco Mann où la multiplicité d’arrangements (piano, cuivres, cordes) trouve naturellement sa place sans que l’ensemble ne sonne surproduit. Du grand art.
6 – Brian Jonestown Massacre : In India You Les spectateurs ayant vu le documentaire “Dig!” le savent, Anton Newcombe, leader de BJM est aussi cintré que génial. Et nous en apporte la preuve avec ce « In India You », grand barnum psychédélique à base de sitar, guitare acoustique, orgue, flûte, percussions diverses et variées et voix éthérée. Hallucinant (dans tous les sens du terme) !
7-Brian Jonestown Massacre : Feelers Toujours extrait de l’album « Their satanic majesties second request » (quel titre !) sorti en 1996, le groupe de San Francisco nous fait un cirque à peu près semblable à celui du titre précédent. Mais comme je ne m’en lasse pas, j’en reprends une part !
8-The Richmond Sluts : You drive me wild Les Richmond Sluts furent, très brièvement, les “Rolling Stooges” de San Francisco. Extrait de leur unique album, sorti en 2001, « You drive me wild » porte particulièrement bien son titre. Tout le sel du groupe vient de cet orgue, apportant une petite touche groovy et psychédélique à une formation très orientée garage/rock n’roll par ailleurs. Quelques informations glanées sur My Space, m’apprennent que Shea (guitare/voix) et Chris (basse) ont depuis laissé tomber la musique. Dommage.
9-The Lords of Altamont : Time Reprise du classique des Chambers Brothers (un groupe de rock black des années 60) pour ce groupe rock n’roll tendance bikers de Los Angeles mené par Bobby Cavaliere (chant/orgue). Les guitares sont encore plus grasses et énormes que chez les Richmond Sluts mais l’orgue farsifa permet de calmer quelque peu les choses (enfin tout est relatif).
10-Wraygunn : Keep on Prayin’ Les Wraygunn sont originaires de Coimbra (Portugal) et chantent en Anglais. Dans le genre échappé de l’asile, leur leader Paulo Furtado (a.k.a The Legendary Tiger Man) fait une sérieuse concurrence à Anton Newcombe. Ce titre, extrait de l’album ecclésiastes 1.11 sorti en 2006, mélange habilement rock et cœurs gospel. Avec orgue hammond et quelques scratches pour la note moderne. Et la sublime Voix de la non moins sublime Raquel…
11-Pamela Hute : My Dear Petite note frenchy pour finir avec un extrait de l’excellent maxi sorti par Pamela l’année dernière, qui n’a pas, hélas, la distribution que son talent mérite. My Dear est un concentré d’efficacité rock de 1 minute 43 secondes ponctué par une hallucinante descente de guitare/basse. Bravo !