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samedi 5 août 2023

Kaz Hawkins : « Until we meet again »

 


Ayant changé de dizaine en début d’année, Kaz Hawkins a fêté l’événement à sa façon, en musique avec un nouvel album de compositions originales, elle qui a longtemps pratiqué l’art de la reprise. L’occasion nous est ainsi donnée de nous replonger dans l’univers de la chanteuse que l’on aime tant, précisément parce qu’il se situe au confluent des musiques qui nous tiennent à cœur. Un souffle gospel ("Pray to") voire soul (« Hold on for home » ; le funk séduisant de "Until we meet again") anime l’ensemble, qui sied à ravir à sa voix puissante et évocatrice, qui est également teinté de guitares rock, ces dernières symbolisant la limite du disque et le côté trop FM 80 de certains solos (cf. « Get up and go »). Ce qui n’empêche nullement la chanteuse d’atteindre des sommets d’émotions sur les ballades acoustiques (« The river that sings ») dont les arrangements rappellent les origines irlandaises de Kaz (cf. « Lonely Boy »). Au final un chouette album, très réussi et agréable à écouter, classique dans sa forme mais dont la qualité se situe ailleurs : dans l’investissement et l’expression profondément honnête et sincère de la chanteuse, découlant de sa voix rauque et puissante. Une force de la nature indéboulonnable.

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dimanche 14 août 2022

Kaz Hawkins : « My life and I »

 


Plus qu’un best-of, cette nouvelle compilation est pour la chanteuse irlandaise, récemment installée en France, un moyen de célébrer sa nouvelle vie. Et il y a en effet de quoi : outre son déménagement, la chanteuse est pour la première fois de sa vie signée sur un label ! Et pas n’importe lequel, Dixiefrog, classieuse et élégante maison qui fut maintes fois par le passé un refuge pour les artistes anglo-saxons en manque d’affection sur leur sol natal (Eric Bibb, Neal Black, Popa Chubby etc.) Une longue tradition dans laquelle Kaz Hawkins s’inscrit tout naturellement. Preuve supplémentaire de l’attachement à la chanteuse, s’il en fallait une, en guise de première sortie, nous parvient cette galette introductive, au menu copieux, pas moins de 17 titres ! Un alléchant programme en perspective, solidement ancré dans le blues (« Feelin’Good »), le gospel (« Pray »), la soul (« Full Force Gale ») et le blues-rock (« Don’t make mama cry »). Entre reprises de bon goût (Nina Simone, Etta James et, naturellement, Van Morrison, origines irlandaises obligent) et compos personnelles, Kaz Hawkins, également guitariste, fait preuve d’un talent protéiforme. Mais le registre dans laquelle on la préfère reste ce répertoire piano/voix intime (la merveilleuse « Hallelujah Happy People » ; « Because you love me ») dans lequel sa voix ample exprime à plein les émotions et autres tranches de vie douloureuses qui ont jalonné son parcours et nourri sa musique jusqu’ici (« One More Fight (Lipstick and Cocaine) »). Une puissance vocale qui n’est pas sans rappeler une autre expatriée, Sarah McCoy, première période, celle d’avant le virage électro. Merveilleuse découverte, ce disque somme ne dépareillera pas dans votre collection.
En concert au festival Blues Roots de Meyreuil (13) le 8 septembre.

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jeudi 24 septembre 2020

Kaz Hawkins : « Memories of »




Sorti en totale auto-production, ce nouvel effort de l'Irlandaise, installée en France, s'avance masqué (c'est de saison). Un disque de reprises de grands classiques chipés chez Otis Redding (« Miss Pitiful », « Security ») ou Etta James (« At Last ») dont on pourrait ne pas attendre une grande originalité. Mais c'est faire peu de cas de l'exceptionnel talent d'interprète de Kaz Hawkins, d'une grande expressivité, sans jamais en faire trop, comme si la puissance des émotions transperçait littéralement les cordes vocales de l'interprète. Charismatique, la chanteuse entraîne tout son petit groupe de musiciens dans son sillage, comme si ces derniers étaient envoûtés par la timbre grave et éraillé de la chanteuse. Le matériel de base s'en retrouve transcendé, transfiguré. Le moindre solo de piano ou de guitare déborde de feeling. Les cuivres et vents se chargent de dynamiter le tout d'un souffle ravageur. La rythmique groove aux petits oignons. Kaz Hawkins peut bien hurler tant qu'elle peut nous sommes soufflés ! De l'art de dynamiter la reprise et d'entraîner l'auditeur dans une imparable spirale émotionnelle ! 

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vendredi 12 juin 2020

Kaz Hawkins : « Don't you know »



Dans la famille des fortes têtes, caractère trempé et coffre puissant, il faudra désormais avec Kaz Hawkins. Irlandaise du Nord, née à Belfast et désormais installée en France, la chanteuse entretient une similitude avec Sarah McCoy. Même accompagnement de prédilection, au piano (joué par Sam York), inspiration similaire dans le blues, le cabaret jazz et, d'une manière générale, le folk américain, Kaz cultive une approche particulièrement intime de l'écriture dont les thèmes prennent une ampleur nouvelle incarnée par son grain de voix puissant et son interprétation tout en finesse, riche de mille nuances, toujours juste. A la fois tendre et féline, Kaz Hawkins charme et bouleverse en même temps. L'instrumentation, réduite la plupart du temps à un unique piano, cultive d'emblée un sentiment d'intimité avec l'auditeur qui se retrouve propulsé dans une ambiance nocturne, hors du temps, dans un petit club sombre, enfumé et fantasmé. Une illusion sonore entretenue par les interludes, monologues et autres extraits de conversation de comptoir qui parsèment, rythment et donne son âme à ce disque singulier mais immédiatement attachant. 

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