Sur ce nouvel album, la chanteuse folk
Alela Diane, semble (enfin) toucher du bout des doigts l'essentiel.
Disque catharsis, enregistré après son divorce, la Californienne a
décidé de franchir le Rubicon, produisant elle-même l'album qui
sort sur son label personnel. Un geste d'émancipation fort. D'autant
plus qu' « About farewell » est assez dépouillé.
Séparée de son groupe Wild Divine, qui l'accompagnait sur scène,
Alela a déshabillé au maximum ses chansons. Ne reste plus que sa
(délicate) guitare acoustique, un peu de batterie et des
arrangements (cordes, flûte, piano) aussi discrets qu'élégants.
C'est dans contexte intimiste au possible que la voix d'Alela prends
toute son ampleur. Son chant occupe l'espace, semble habité par les
textes hautement personnels convoquant une foule d'émotions chez
l'auditeur. Et le résultat touche en plein cœur. Sorti en 2013, le
disque aurait aussi bien pu voir le jour il y a quarante ans. D'une
beauté intemporelle, « About Farewell » place Alela
Diane à la hauteur de ses modèles, les grandes chanteuses folk des
années 1960. Une réussite.
En concert le 17 juin à la
Maroquinerie.
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dimanche 4 mai 2014
lundi 13 avril 2009
Alela Diane : To Be Still

Deuxième album pour la jeune californienne Alela Diane. Et toujours ce sentiment d’intemporalité à l’écoute de sa musique. Alela Diane a, selon ses dires, grandit dans une communauté hippie et est vierge de toute influence musicale. Elle ne connaissait que les chansons que lui chantaient ses parents à la guitare folk. C’est peut-être pour cela qu’elle sonne aussi fraîche là ou tant d’autres sont épuisants à force d’essayer de reproduire le son d’untel. Il n’y a pas eu de révolution depuis « The Pirate’s Gospel », le premier album de la chanteuse, un peu comme si le temps n’existait plus. Folk, légèrement teinté de country et de gospel, l’album glisse sur une vague acoustique, coule comme de source, s’écoute facilement. L’émotion distillée ça et là s’imprime durablement dans la mémoire. Les arpèges de guitare sont délicats, les batteries sont absentes et remplacées par des percussions légères. Le banjo, la mandoline, le violon et la lap-steel apportent une touche country et une certaine mélancolie sur laquelle Alela Diane n’a plus qu’à poser sa voix douce et gracile. Et l’auditeur n’a plus qu’à se laisser porter…
http://www.aleladiane.com/
dimanche 6 janvier 2008
Alela Diane : The Pirate’s Gospel

Alela Diane Menig, fille de hippie, la vingtaine à peine déflorée, se distingue avec ce premier album, qu’elle a entièrement écrit et composé seule, étonnant de maturité. Un disque intégralement acoustique, enregistré, avec peu de moyens, chez ses parents à Nevada City, Californie, par son papa, Tom Menig. Délicats arpèges de guitare acoustique, sifflements, chants harmonieux, ce premier opus va chercher sa source au fin fond des musiques typiquement américaines. Le disque a été enregistré sans batterie avec quelques notes de basses, de piano, de mandoline et de banjo pour accompagner la guitare folk. Intime et soyeux, au coin du feu.
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