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samedi 5 mai 2012

Avishai Cohen, Maison des Arts et de la Culture, Créteil, 2 mai 2012.




Petit pas en arrière pour Avishai Cohen qui semble en avoir fini (provisoirement) avec les sonorités orientales. Pour son nouveau projet, le contrebassiste Israélien s’est entouré d’un batteur et d’un pianiste ce qui marque son retour vers une approche instrumentale plus expérimentale. Décidant de pousser la formule du trio à la limite Cohen et ses musiciens s’affranchissent le plus possible des contraintes rythmiques, pas totalement toutefois le sens du rythme étant ce qui différencie la musique du bruit. Chaque musicien joue en lead à tour de rôle, parfois en même temps, mais chacun réussissant à conserver le swing intact. Ce dernier étant toujours là, tapi dans le fond, sans que l’on s’en rende vraiment compte. La formule est d’autant plus intéressante que le trio est acoustique, pas de claviers funky, ni de cuivres juste un piano, une batterie et une contrebasse et il est assez stupéfiant de voir ce que les musiciens sont capables de tirer de leurs instruments, le batteur notamment qui excelle dans ce contexte particulier. Avishai Cohen fait pour sa part preuve d’un toucher fin, jouant à l’archet ou faisant des vibratos délicats avec ses cordes. Sans oublier sa spécialité qui consiste à utiliser sa contrebasse comme une percussion. Alors que le set se termine, le groupe semble être pris d’une frénésie contagieuse sous l’influence du batteur. Avishai et son pianiste se saisissent alors de baguettes et se mettent à battre la mesure à l’unisson utilisant un pupitre qui leur tombe sous la main. Le public également qui applaudit à tout rompre. A tel point que le trio reviendra sur scène pour des rappels pratiquement aussi longs que le set qui a précédé. Ce n’est qu’à la toute fin du spectacle qu’Avishai Cohen renouera avec le chant et le jazz world reprenant des morceaux de son précédent album « Aurora ». Jusqu’à la fin du show marquée par une démonstration de piano à quatre mains et des applaudissements à tout rompre du public nombreux.  

lundi 30 novembre 2009

Avishai Cohen, l’Alhambra, 25 novembre 2009.


Nouvelle escale parisienne pour le jazzman Avishai Cohen (voir mon message du 24 juin 2009) qui se présente avec un groupe au grand complet, soit cinq musiciens : guitare, piano, percussions, une chanteuse et Cohen au chant et à la contrebasse. A l’image de son passage précédent on se retrouve immédiatement embarqué pour un beau voyage sur les rives de la mer Méditerranée, dans un pays où il fait toujours chaud et où le soleil est à son zénith. Les percussions orientales, la guitare arabe, le chant tantôt en hébreu, tantôt en espagnol et parfois en latino -cette langue ancienne tombée en désuétude et mélange suranné d’hébreu et d’espagnol- tout confère à donner au jazz d’Avishai Cohen, une saveur exotique, une chaleur poussiéreuse. Il y a, intrinsèquement, quelque chose de profondément méditerranéen qui se dégage de cette musique. Le concert se déroule dans une sorte d’opposition/dialogue entre les instruments. Les percussions (impressionnantes) répondent à la contrebasse. Le piano lutte contre la guitare. Les échanges sont parfois profonds, comme en témoignent les regards complices et les clins d’œil des musiciens entre eux. Le dialogue est tendu, l’auditeur transporté très très loin. Et puis il y a les voix celle, profonde, éraillée et de gorge d’Avishai (on pense à Tom Waits) et les contre-chants féminins éthérés et aériens (un peu trop effacés à mon goût). Parfois, Cohen interprète sa musique seul à la contrebasse, chantant et jouant des percussions à même la caisse de son instrument. Pas avare avec le public, l’orchestre reviendra par trois fois sur scène pour les rappels sous les ovations d’un public qui, bien que repu, ne peut les laisser partir. Et l’on ressortira de l’Alhambra, après plus de deux heures intenses, un peu étourdi, comme après une traversée du désert.
www.avishaimusic.com


mercredi 24 juin 2009

Avishai Cohen, Fnac Châtelet les Halles, Forum des rencontres, 24 juin 2009.


Aujourd’hui, par une fin d’après-midi ensoleillée, de passage à la Fnac, j’ai découvert un peu par chance et un peu par hasard, Avishai Cohen, un chanteur contrebassiste de jazz israélien. Magnifique découverte ! Entouré de son groupe : piano, percussions, guitare et une chanteuse, Avishai Cohen a donné un mini-concert, d’environ trois quarts d’heure, devant un public aussi chaud que dans une vrai salle de concert. Chanteur à la voix rauque, contrebassiste doué et inspiré, Avishai Cohen pratique un jazz très fortement imprégné de son proche orient natal. C’est chaud, c’est dépaysant, on est littéralement transporté par la musique au bord de la mer Méditerranée et le tout distille un irrésistible parfum d’été et de voyage. Une musique de saison en quelque sorte. Le percussionniste est impressionnant et complètement fou, ses notes résonnent longtemps, bien après que le concert soit fini…
http://www.avishaimusic.com/
www.myspace.com/avishaicohenmusic


#115 Avishai Cohen - Alon Basela
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