Excellent label
multipliant les sorties de haute tenue (le garage rock de ZombieGarden Club, le rock gothique de Secret Lie), Bongo Boy Records se
lance dans l'exercice compilatoire. Après des volumes consacrés au
blues et au rock garage (dont nous aurons l'occasion de parler
prochainement) , le présent disque s'intéresse à un idiome que
l'on aime bien dans ces colonnes, totalement estival et donc de
saison : la surf music. Née au début des années 1960, la surf
music, est indissociable de la Californie, prônant un style de vie à
la cool, les pieds dans le sable. Le présent disque dresse un
panorama, dans sa version instrumentale, de la scène surf moderne,
chaque groupe présent y allant de sa petite originalité tout en
restant fidèle aux codes du genre. Ainsi, le disque pourrait
s'écouter comme un guide de voyage dressant un liste de spots. Dans
cette optique, « Lava Spout » du groupe Blues Wave Theory
serait la Jamaïque grâce à des arrangements reggae. « Happy
Beach Song » de James and the Enigmatic Light Band
représenterait Hawaï par le biais d'un ukulélé, instrument
emblématique de l'archipel. Le son rock et puissant, proche du
garage, de Jenny & the Felines - « Psychedelic Sea »,
qui décroche en prime la palme du titre le plus cool - évoquerait
plutôt Teahupoo, l'impressionnante gauche de Tahiti. Ces quinze
titres forment un ensemble homogène et cohérent et la bande son
idéale pour tous les estivants.
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mercredi 17 août 2016
dimanche 12 janvier 2014
Miki Dora
Icône d'un Malibu
mythique, Miki Dora fût un surfeur de génie, à propos duquel le
journaliste/surfeur Alain Gardinier (un ancien présentateur de
Culture Rock sur M6 il y a de cela fort longtemps) vient de consacrer
un ouvrage. Il faut dire que Gardinier connaît son sujet, pour avoir
côtoyé Dora lorsque ce dernier vivait sur la Côte Basque. Si Dora
a aujourd'hui un statut quasi-mythique auprès de toute une
population plus ou moins associée à la surf culture (cf. les
rockeur biarrots de Dedicated Nothing) c'est autant par son style
plein de grâce que par son refus du système. D'abord icône mode,
son image fut utilisée dans de nombreuses publicités, puis ami de
la scène rock californienne des sixties, il fut notamment proche de Dennis Wilson, le seul authentique surfeur des Beach Boys ; Dora
est apparu dans une dizaine de films, dans lesquels son style félin
(cf. son surnom Da Cat) et gracieux fit des merveilles. Bien plus
qu'un sportif, un véritable artiste de la vague (les nombreuses
photos illustrant le livre en sont la preuve). Miki Dora aurait pu
être une star. Il le fût à sa manière. Refusant le système, la
compétition et le commerce bourgeonnant du surf, Dora vécu une vie
de bohème, longtemps basé sur la côte Basque à bord d'un fameux
camion Mercedes, vivant d'expédients, plus où moins légaux, qui
finirent par la case prison (où il aurait côtoyé Charles Manson).
Plutôt inspiré, Alain
Gardinier a su éviter l'écueil d'un ouvrage trop technique pour
privilégier une approche humaine plus grand public. Son livre,
richement documenté, est en soi un voyage remontant le temps depuis
les années 50 et 60 jusqu'à 2002, année du décès de Miki Dora.
Une lecture passionnante y compris pour les allergiques de la plage.
Miki Dora de Malibu à la Côte Basque d'Alain
Gardinier
Editions Atlantica, 332
pages, 21 euros.
Www.atlantica.fr
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