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vendredi 2 mars 2012

Jenny Gillespie : « Belita EP »




Nouvel épisode des aventures musicales de Jenny Gillespie sous la forme de cet EP de cinq titres. Et un énorme coup réussi par Jenny qui a réussi à s’assurer pour l’occasion les services d’un virtuose, le guitariste Marc Ribot, habituel accompagnateur de Monsieur Tom Waits, rien que ça !!!! Ce nouvel effort marque le retour vers un son plus acoustique plus proche du folk du début (l'album "Light Year"). Néanmoins, Jenny a gardé de « Kindred », son album précédent, une approche post-rock, des compositions assez longues et une instrumentation complexe très éloignée des classiques couplet/refrain/couplet. Disons que si la base est acoustique (piano, arpèges folk), les arrangements apportent une touche de modernité à l’ensemble qui est également marqué par une certaine mélancolie (c’est du moins mon impression personnelle ressentie à l’écoute) qui se caractérise par des tempos assez lents et des arrangements de cordes. On retrouve également les talents de songwriter et la voix mélodique de Jenny qui chante toujours aussi bien. Jenny Gillespie, jeune artiste exigeante, continue son petit bonhomme de chemin en totale indépendance. Que dire de plus, que l’on aimerait beaucoup la voir en concert de ce côté ci de l’Atlantique…

dimanche 23 janvier 2011

Jenny Gillespie : « Kindred »


Voici un album plutôt inattendu. On avait quitté Jenny Gillespie en chanteuse folk sur son dernier album le magnifique « Light Year » (voir mon message du 4 juillet 2009). Un an plus tard, la jeune chanteuse originaire de Chicago revient avec un album « Kindred », aux vertus curatives toujours aussi apaisantes mais à l’instrumentation radicalement différente. Faisant (provisoirement ?) fi des guitares acoustiques, la voix, toujours aussi belle, de Jenny Gillespie évolue dorénavant sur un assemblage musical assez complexe de nappes synthétiques et de pianos acoustiques et électriques. Un album d’inspiration électronique, à l’approche plus européenne. Il se dégage quelque chose de planant de ces cessions, une sorte de psychédélisme moderne et électro, sur « Secret Passageway » notamment, comme un Pink Floyd des temps modernes qui s’exprime le mieux sur des composition d’une durée assez longue. Si les guitares sont toujours présentes, ces dernières ne semblent plus être le moyen d’expression privilégié de Jenny (à l’exception de « Swimming in Amber » qui n’aurait pas dépareillé sur son disque précédent) et semblent toujours reléguées à l’arrière-plan pour arriver à une subtile balance entre sonorités organiques et électroniques (« My love’s mind »). Par contre le songwriting est resté le même, toujours aussi pop, sobre et délicat. Un bel album, ambitieux et ouvragé, soigné dans les moindres détails (les arrangements de cordes de « Blue Morpho »), œuvre de Jenny Gillespie une jeune artiste toujours en mouvement.

www.jennygillespie.com

www.myspace.com/jennygillespie

samedi 4 juillet 2009

Jenny Gillespie : Light Year


De son propre aveu, la jeune chanteuse Jenny Gillespie a grandi dans la campagne de l’Illinois où sa mère, artiste peintre, et son père, mélomane, n’ont cessé d’encourager leurs enfants dans une voix artistique. Ayant grandi avec la collection de disques de son père, Jenny s’est naturellement tourné à la musique. Jenny est aujourd’hui installée dans bon vieux « sweet home » Chicago, après un détour par Paris et Austin, Texas. « Light Year » est son troisième album. Chanteuse, guitariste et pianiste, Jenny œuvre dans une pop acoustique, teintée de folk facile d’accès mais néanmoins élaborée. Jenny fait la différence grâce à ses arrangements. Son folk classique prend des atours tantôt mélancoliques drapés de cordes sur « Vanishing Point », tantôt planants avec des nappes de claviers « atmospherics » sur « Hydra » et « New Maze ». La mandoline, la trompette, et les guitares lap-steel et Weisenborn donnent une couleur plus roots aux compositions de Jenny, inspirées par le folk des années soixante. Grâce à toute cette palette d’instruments, Jenny compose une toile délicate et rêveuse, et habille sa pop/folk de bien beaux atours à la hauteur de sa jolie voix. « Littleblood », « Slow clouds break » et « Shells » sont les plus belles réussites de ce disque attachant et noctambule.
http://www.jenny-gillespie.com/
www.myspace.com/jennygillespie
Un grand merci à Jenny Gillespie pour sa gentillesse et disponibilité. Et un autre grand merci à Saab pour cette magnifique découverte (une de plus !)