Projet parallèle du couple Nicole
Laurenne/Michael Johnny Walker (The love me nots), Zero Zero, donne
l'occasion au couple de s'éloigner des sonorités garage rock qui
ont fait leur réputation pour une musique plus proche de la new wave
des années 1980. Concrètement, concernant la chanteuse claviériste
Nicole Laurenne, le passage d'une formation à l'autre signifie
l'abandon de l'orgue vintage au profit de synthés. Après un premier
album « Mayday », le couple est déjà de retour avec une
nouvelle livraison, un mini-album (étonnament) live de 8 titres. Le
disque commence avec une double version de « You know what to
do », un morceau inédit présentée dans sa version studio
suivie d'une version live. Ce titre aux sonorités space-rock est
marqué par une opposition entre une guitare farouchement rock et un
synthé SF. S'en suit alors sept titres que l'on avait déjà
découvert sur le premier effort du groupe. Le rendu live de
l'ensemble est assez intéressant et apporte un éclairage neuf sur
le travail de la formation. Malgré l'intégration de nouvelles
sonorités, le cœur du groupe reste intrinsèquement attaché au
rock n'roll inventant à l'occasion un style nouveau, hybride, entre
new-wave et garage. Une guitare cradingue n'hésitant pas à
s'envoler dans des solis lyriques en opposition frontale avec un
synthé, parfois cheap (« Drug », « You know what
to do ») ou atmosphérique (« I'll wait » ;
« Red Light » la meilleure du lot). Un live énergique.
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lundi 29 décembre 2014
lundi 1 octobre 2012
Zero Zero : « Mayday »
Sur le dernier album des Love Me Nots, « The Demon and The Devotee », sorti en 2011, un titre nous avait particulièrement étonné.
Situé en troisième position sur le cd, « Demons » prenait le
contre-pied de tout ce qui avait fait la réputation des Love Me Nots, jouant
sur un registre plus new wave, le groupe révélait alors des sources
d’inspirations inattendues allant bien au-delà du garage rock des années 60.
Plutôt que de semer le doute et la confusion chez leurs fans, le duo Nicole
Laurenne et Michael Johnny Walker a préféré lancer un tout nouveau groupe, Zero
Zero dont le premier album, intitulé « Mayday » est un peu la suite
de ce qui avait été esquissé sur « Demons ». Ce nouveau projet
s’articule autour de la cheville ouvrière des Love Me Nots : la guitare de
Michael Johnny Walker et la chanteuse Nicole Laurenne qui a troqué pour
l’occasion ses orgues vintages, vox et farfisa, pour des synthés. Que ceux qui
attrapent une crise d’urticaire à la simple évocation des années 1980 se rassurent,
le duo n’a pas tourné le dos, loin s’en faut au rock échevelé qui a fait sa
réputation. A ce titre, des chansons comme « Tear it up » ou
« The Pink ones » n’auraient pas dépareillées sur un album des Love
Me Nots. Alors Love me nots / Zero Zero même combat ? Pas tout a fait.
Mais les points communs sont suffisamment nombreux pour que les fans d’un
groupe se retrouvent dans l’autre. Certes, le contexte est différent, plus pop
(« Go » ; « Two Wrongs »), des synthés tout droit
sortis des 1980s et des boîtes à rythmes font leur apparition sur certains
titres, la voix de Nicole semble aussi différente, plus modifiée ou moins
naturelle qu’à l’accoutumée. Mais l’exigence en matière de composition reste la
même, « I’ll wait », une des grandes réussites de l’album à tout du
tube potentiel. Le rock n’roll est tellement ancré dans les gênes du duo qu’il
est totalement impossible pour eux de s’en éloigner tout à fait. Quoi qu’il
fasse, le rock est toujours là tapi dans l’ombre, prêt à rugir. Idem pour le
groove et le swing qui a fait la réputation des Love Me Nots. Il n’y a dès lors
aucune raison pour ne pas suivre le duo dans cette nouvelle aventure. D’autant
qu’il a accouché, une fois de plus, d’un excellent disque.
Sortie le 5 octobre.
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