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samedi 19 janvier 2019

Hyleen, Le New Morning, 16 janvier 2019.


Prenant le contre pied d'un parti pris généralement répandu sur la scène soul actuelle, celle d'un revival sixties/seventies, la chanteuse et guitariste Hyleen assume pleinement une démarche funky et plus proche des années 1980, évoquant parfois Prince dans le jeu de guitare, n'occultant pas la part synthétique de l'affaire (quelques pads électroniques sur la batterie et des synthés en lieu et place de la basse). Pour fêter dignement la sortie de son excellent nouvel effort, le trio de base de la chanteuse est ce soir renforcé par deux cuivres, de quoi renforcer l'aspect jazz de sa musique, un angle que l'on ressent surtout dans l'interprétation (les morceaux gagnent en longueur surtout sur scène) que dans l'écriture. La chanteuse fait preuve de beaucoup de charisme, parfois mutine, parfois charmeuse et un décalage humoristique (cf. la présentation de l'album). La bande est soudée et cela s'entend, les « douceurs » sont prodiguées avec beaucoup de feeling alors que l'alchimie fonctionne à plein sur les titres les plus dansants délivrés avec une belle énergie funk. Généreuse, la chanteuse et son groupe nous ont offert plus d'une heure et demie de concert, on n'en attendait pas tant compte tenu de sa (pour l'instant) courte discographie. Quelle excellente soirée ! 

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mardi 8 janvier 2019

Hyleen : « B-Side »



Si en matière de soul music le revival des années 60 et 70 est à la mode, Hyleen a décidé de prendre le contrepied, la face B, de cette tendance s'inspirant d'une période mal aimée, celle des années 1980 (cf. « My First of all ») et 1990 (cf. « I'm on the ride », « I just wonder », "Black Box") tout en évitant le copiage stérile pour privilégier une dynamique pop et contemporaine. Le disque fait ainsi le grand écart se révélant aussi langoureux que funky et ce, parfois, au sein du même morceau (cf. « Dark Knight »). Un registre étendu donc que la chanteuse fait sien avec grâce, démontrant, au passage, une belle souplesse vocale, effeuillant un timbre charmant, sexy et évocateur. Mais l'idée de génie fût d'enregistrer, en trio, dans les conditions du live, conférant à l'ensemble un plus incontestable en termes de fraîcheur. Une démarche finalement pas si éloignée du jazz (« Beside you ») qui donne au disque son aspect vivant, organique, s'articulant autour de compositions ménageant de nombreuses surprises à l'auditeur (« Breeze ») et finit par donner à cet album un charme unique et incontestable. Une grande bouffée d'air frais. 

En concert à Paris (New Morning) le 16 janvier.