L'aventure au pays du rock n'roll
continue pour les Alsaciens de Last Train, de retour avec un
nouvel EP de deux titres. Un EP marqué par un changement de
personnel, le chant étant assuré dorénavant par le guitariste
Jean-Noël. Par contre, ce qui ne change pas, c'est l'efficacité de
Last Train. L'affaire commence donc « Cold Fever » un
rock puissant et carré dans la lignée des grands anciens des
seventies. Notons que Jean-Noël est déjà particulièrement à son
aise au chant et son timbre éraillé donne un nouveau relief à la
composition. C'est du lourd, solide et efficace à défaut d'être
original. En face B on retrouve « Fire » et là l'affaire
prends un tour autrement plus ambitieux. Morceau à tiroirs « Fire »
s'étire sur plus de six minutes, multipliant les fausses pistes.
L'into bluesy est suivi d'un break heavy ; l'art, consommé, de
la tension-détente est ici servi avec force accélérations... Du
grand art à savourer en attendant la suite de l'aventure pour ce
groupe prometteur...
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mercredi 13 août 2014
jeudi 24 avril 2014
Last Train : « She's got your soul »
Attention tremblez dans les
chaumières ! Last Train débarque et, croyez-moi, vos enceintes
vont se souvenir longtemps du passage de ce fameux train. Passé la
courte introduction d' « El rey de los perros »,
dans une ambiance mexicaine assez sympa au demeurant, les choses
sérieuses commencent dès la plage suivante, la deuxième :
« You can't deny ». Accroche de guitare efficace, chant
sur le fil à deux doigts de la rupture, la magie opère, c'est les
années 1970 revisitées. Le reste est peu ou prou à l'avenant. Gros
rock, puissant et efficace, dans la tradition heavy blues. La
production est soignée et les guitares ont bénéficié d'un
traitement en profondeur, notamment « Fat Rat » qui joue
habilement des différences de volume pour entretenir l'excitation
chez l'auditeur. Les six plages mettent l'efficacité au premier plan
même « Hammerhead » qui commence par un joli arpège de
guitare folk pour mieux prendre l'auditeur par surprise dans un final
noise/heavy en fusion qui rappelle un peu plus les années 1990. L'ep
peut certes apparaître un peu convenu mais en attendant, quelle
efficacité !
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