Noël n'est pas forcément synonyme de
sapin, de neige et de froid glacial. Si, par les temps qui courent il
suffit de jeter un regard par la fenêtre pour s'en convaincre, Lindi
Ortega nous en offre une preuve beaucoup plus conséquente avec ces
quatre titres placés sous le signe de la country music. Et vive le
désert et les cactus de Noël ! C'est donc à un réveillon au
son des violons et des banjos, pas de batterie, que nous invite la
charmante Canadienne au regard de braise. Inspirée, trois
compositions originales pour une seule reprise, suffisamment rare
dans le domaine des Christmas album pour être souligné, le chant de
Lindi brille ici de mille feux de son joli timbre mélodique. Et
puisque Lindi ne souhaite qu'un cow-boy pour Noël, je vais de ce pas
m'acheter les bottes et le chapeau idoine...
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mercredi 25 décembre 2013
lundi 27 février 2012
Kitty, Daisy and Lewis + Lindi Ortega + Possessed by Paul James, La Maroquinerie, 24 février 2012.
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| Possessed by Paul James |
Pour cette dernière soirée des nuits de L’Alligator on
commence par le Texan Possessed by Paul James qui se produit en solo alternant
entre guitare, banjo et violon. Six titres, deux à chaque instruments,
fortement teintés de country. Un peu court pour se faire une idée, surtout si
on ne connaît pas le répertoire au préalable, mais pas désagréable car joué
avec conviction. Un beau succès en tout cas auprès du public et une première
partie assez dépaysante.
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| Lindi Ortega |
Vint ensuite un gros coup de cœur pour la toute mimi Lindi
Ortega. Une jeune artiste canadienne originaire de Toronto qui, mine de rien,
enregistre depuis 2001 dans un relatif anonymat. En tout cas son répertoire
entre folk, country et rock n’roll possède un charme fou et met en valeur ses
grandes capacités vocales. Beaucoup d’humour aussi sur scène. Et une méthode de
vente imparable pour écouler des cds à la fin du set : offrir un
« free hug » à chaque cd acheté.
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| Kitty Daisy and Lewis |
On termine par le groupe familial britannique Kitty, Daisy
and Lewis dans lequel on avait placé beaucoup d’espoirs un peu déçus par un
deuxième album pas mauvais mais surproduit et beaucoup moins roots que leur
premier effort. En tout cas sur scène Kitty Daisy and Lewis restent un groupe
rockabilly féroce et plein de swing. La fratrie s’échange régulièrement les
instruments et chacun passe à son tour derrière la batterie et/ou le piano et
le micro Lewis et Daisy se chargeant des guitares à tour de rôle. Daisy
soufflant également dans l’harmonica alors que Kitty préfère jouer du piano
comme s’il s’agissait d’un djembé. Sur scène ils sont également encadré par
leurs parents, le père assure la rythmique à la guitare folk, la maman jouant
pour sa part de la contrebasse. Ils ont également un invité spécial en la
personne du Jamaïcain Tah Tah venu jouer de la trompette sur quatre titres
apportant un note exotique. Le répertoire oscille entre country et rockabilly
même si on peut déceler ça et là quelques tentatives plus funky mais jouer à
l’ancienne. Un concert remarquable en forme d’explosion de joie.
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