Affichage des articles dont le libellé est JNEB. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est JNEB. Afficher tous les articles

jeudi 14 juillet 2011

JNEB : Tout n’est pas rose


Premier album du lillois Jneb, « Tout n’est pas rose » nous conte l’histoire de Pierre qui, plaqué par Rose, développe une addiction à l’héroïne tout en noyant son chagrin dans les bras de conquêtes (ce qui nous vaut un chouette livret) autour du monde. Le disque joue à fond la carte de la diversité, tant dans les mots, chantés en trois langues (anglais, français et espagnol), que dans les musiques qui vont du punk-rock (« Saralou », « Kate ») aux ballades plus intimistes avec cordes (« La vie sans Rose »). Pour bien illustrer le propos, les trois-quarts des chansons sont titrées par de simples prénoms féminin : Hillary, Laura, Juanita, Yasmina et Sheherazade. Entouré pour l’occasion d’un excellent groupe comprenant notamment la section rythmique de Skip the use ainsi que des membres de La Ruda et de Marcel et son Orchestre, Jneb varie les plaisirs et adapte son style musical aux pays traversés, on y décèle même des traces de country chez « Juanita ». Finalement assez homogène, un seul titre, « Yasmina », lorgnant trop du côté de la techno big beat pour mes oreilles, nous laissera dubitatif. Jneb ne s’arrêtera pas en si bon chemin et embarquera dès son EP suivant (chronique ici) vers de nouvelles aventures changeant de formule et de musiciens.

www.jneb.fr

www.myspace.com/jnebband

lundi 6 juin 2011

JNEB BAND


Bien souvent l’enfance détermine le parcours de celui qui deviendra adulte plus tard. A ce titre, la pochette de cet EP ravivera de bien douloureux souvenirs à tous ceux qui n’ayant jamais été « cool » à l’école ont trouvé refuge dans la musique ou la lecture. Le lillois JNEB en a fait certainement partie, lui qui a choisi d’intitulé son nouvel EP « Enfance v(i)olée », également le titre d’une chanson aux paroles émouvantes. Musicalement, le JNEB BAND pratique un mélange entre guitares punk et rythmiques métal. La formation est à la fois réduite et originale : deux guitares et deux trombones. Pas de batterie ni de basse. Les cuivres apportent un contrepoint intéressant au son saturé des guitares. L’EP s’offre également quelques détours bienvenus : les nappes électro au début d’ «Il faut être pris pour être prisonnier » alors que le piano en ouverture d’ « Histoires courtes » apporte une ouverture inattendue vers le jazz. Quand il ne s’attarde pas sur ces blessures intimes, JNEB revendique et s’engage portant un regard acéré sur la société qui nous entoure. Textes scandés et engagés, JNEB prolonge une longue tradition punk de chez nous entamée par Métal Urbain il y a fort longtemps. Hélas, les paroles se perdent parfois dans une grossièreté un peu facile (« Ca pue la merde ») qui, à mon sens, décrédibilise un peu l’acuité du propos. Cette petite réserve mis à part, l’EP ravira tous les fans du genre.

www.myspace.com/jnebband