Affichage des articles dont le libellé est Demian Dorelli. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Demian Dorelli. Afficher tous les articles

jeudi 28 septembre 2023

Demian Dorelli, Sunset Sunside Jazz Club, 26 septembre 2023.

Après plusieurs tentatives en groupe, le pianiste mi-Italien/mi-Anglais, Demian Dorelli était apparu sur nos platines, il y a environ deux ans, avec un premier album solo consacré au répertoire de « Pink Moon », le classique signé Nick Drake. Le voici de retour, et pour la première fois sur scène à Paris, avec son nouvel effort, « My Window », regroupant cette fois-ci des compositions originales. Il y a, dans la présence de ce pianiste à la virtuosité douce, quelque chose relevant du sacré. Les gestes sont calculés, ses mains se déplacent le long des 88 touches avec un sens du déplacement et du débit très précis. La musique laisse de la place au silence et de l’espace entre les notes. Tout le contraire d’un déferlement, la musique respire et le temps s’arrête. L’émotion bat son plein. En fin de set, Demian Dorelli nous a réservé un véritable cadeau, pas moins de cinq pièces reprises chez Nick Drake, en version instrumentales. Un don tant il est rare de voire le regretté chanteur/guitariste repris sur scène. Une bien belle soirée.

https://www.facebook.com/ddorelli/




vendredi 22 octobre 2021

Demian Dorelli : « Nick Drake’s Pink Moon, A Journey on Piano »

 


Sur les photos intérieures qui ornent le disque, deux portraits se font face. A gauche le pianiste italien Demian Dorelli, les mains sur le clavier, et à droite, Alberto Fabris, producteur du disque, les doigts sur la console. Les deux images, qui se répondent dans un étrange écho, nous disent tout du cœur du projet, à savoir l’intimité dans laquelle la chose a été fomentée. De fait, alors qu’il se décide à relire l’œuvre séminale (sortie en 1972) de Nick Drake (1948-1974), Demian Dorelli s’attaque à un monument sacré du folk britannique. L’exercice de la relecture d’un album entier, en respectant scrupuleusement le track-listing du disque original, n’a rien d’évident. Dorelli a trouvé la clef en respectant le fond (l’acoustique) tout en trahissant la forme ; en remplaçant la guitare par le piano. Point de guitare folk ici, ni d’arrangement de cordes neurasthéniques, ni même de chant (soit à peu près tout ce que l’on entends sur le disque original) puisque la relecture est entièrement instrumentale. Une approche qui donne tout son sens au titre « A Journey on Piano » soit « un voyage en piano ». L’âme rêveuse, Dorelli voyage au fil des notes, les compositions originales guident le chemin, le pianiste, et lui seul, trace la route, trouvant une voie originale et personnelle au sein d’un matériau ultra-connu. Un faux jumeau dizygote du disque de 1972, calme, triste et beau.

https://www.facebook.com/ddorelli/