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samedi 21 février 2015

Blues Power Band : « Sun studio session »




Memphis, Tennessee, Janvier 2014. Sélectionné pour défendre les couleurs de la France à l'International Blues Challenge, le Blues Power Band profite d'une soirée off, celle du 24 janvier, pour investir les légendaires studios Sun le temps d'une séance dont sont issus les titres de cet EP. A séance exceptionnelle, disque exceptionnel puisqu'il s'agit de la première sortie vinyle pour le groupe, dans une très belle livrée orange. Si le tracklisting est bien connu des fans du groupe, les chansons sont présentées ici dans des versions totalement inédites et la magie du lieu semble avoir inspiré les musiciens qui débordent ici de feeling (les intros à la guitare de « Below » et « The end », le solo d'orgue de « Woman of action »). Et le groupe, qui il n'y a pas si longtemps accolait au Blues de son patronyme un point d'interrogation, effectue ici un spectaculaire retour aux fondamentaux de la note bleue. Accouchant au passage d'un disque insomniaque à écouter aux premières lueurs du petit matin. Une belle réussite à mettre au crédit du groupe. Attention, l'édition est limitée à 300 exemplaires...

dimanche 23 mars 2014

Blues Power Band, le divan du monde, 21 mars 2014.



Blues Power Band, BPB pour les intimes, était de retour sur une scène parisienne vendredi soir au Divan du Monde, dans la foulée de leur excellent nouvel album « Invasion ». Pour ces retrouvailles, à titre personnel c'était mon premier concert du groupe depuis quelques années, la formation était en forme olympique. Sur la route depuis quelques années, BPB est devenu un ensemble soudé et compact, où règne la bonne humeur, comme en témoigne le concours de grimaces entre les différents membres du groupe ou la petite escapade du duo Régis (guitare) / Nico (basse) au milieu de la fosse. Car BPB sur scène, c'est du sport de haut niveau et le groupe mouille le maillot (au sens propre) à l'instar des athlètes ! Musiciens aguerris, la bande des six n'hésite pas à s'aventurer sur des terrains plus rock/pop, multipliant à l'envie les longues escapades instrumentales (cf. le petit clin d’œil aux Who) à force soli, d'orgue ou de guitares, autour d'une section rythmique aussi solide que le béton. Mais qu'importe si le groupe s'éloigne parfois de plus en plus du blues pur et dur, quitte à faire mentir leur patronyme, le feeling, s'il prend différentes formes reste toujours intact (« A woman of action » impeccable). Le genre de concert qui ravit tous les fans de classic rock.




lundi 17 mars 2014

Blues Power Band : « Invasion »



Cela peut paraître anecdotique mais pour son cinquième album, Blues Power Band ose pour la première fois affubler son patronyme d'un point d'interrogation après le mot Blues. Signe d'un éloignement progressif du blues pur et dur. Le Blues tel qu'il est pratiqué par BPB est écartelé entre plusieurs influences à l'image du reggae pop du premier single « Gooo ! » ou du rock puissant « Seek and you'll find », « Out of sight ». Qu'il s'agisse de s'attaquer à la note bleue ou non, BPB a toujours placé l'efficacité en première ligne. Ce nouvel album ne fait pas exception à la règle. Les guitares sont surpuissantes, jusqu'à flirter avec le métal sur certains passages, la rythmique dépote à faire se lever les morts. Le clavier apporte une note groovy très agréable. En résumé le groupe est au sommet de sa forme. Et le blues reste toujours au cœur de leur préoccupations comme le prouve les très réussies « The harder the fall » ou « Miss Grim Reaper ». Plus loin, le temps de quelques respirations acoustiques (les intros de « Somebody at the door », « Rain », l'instrumental « Desert »), le groupe trouve la nécessaire touche émotionnelle qui se prolonge sur la dernière plage « And now » (un morceau assez sombre pour ce groupe plutôt typé fun). Encore un grand cru à mettre au crédit de ce groupe qui jusqu'à présent ne nous a jamais déçu.

En concert le 21 mars au Divan du Monde (Paris).

 

vendredi 27 décembre 2013

Blues Power Band : « Live Bootleg @ Trocadero »



Juin 2012, le Blues Power Band prends d'assaut la place du Trocadero pour une série de concerts en plein air en marge du championnat d'Europe de football. Série de concert qui viennent de donner naissance à un EP de quatre titres live. Ce petit disque voit le Blues Power Band revisiter ses classiques « The Missing », « Shoot shoot don't talk » mais aussi rendre hommage à ses héros reprenant Stevie Wonder « Superstition », dans une version que l'on peut rapprocher de celle de Jeff Beck du même titre, ou bien encore « I wanna be your dog » des Stooges (version assez musclée dans la lignée de l'originale). On peut même rajouter les Who à la liste, un chorus de « Won't get fooled again » faisant une apparition impromptue au milieu de « The Missing ». Mais peu importe, l'ep retranscrit parfaitement le côté festif et l'intensité atteinte en concert par le Blues Power Band (écoutez le final de « Shoot, Shoot don't talk » vous m'en direz des nouvelles...). Un petit apéritif bien sympathique en attendant le nouvel album (le cinquième) prévu pour début mars 2014 chez Dixiefrog/Harmonia Mundi...
www.bluespower-band.com
En concert le 21 mars 2014 au divan du monde (Paris).
Grande nouvelle BPB représentera la France à l'international Blues Chalenge de Memphis du 21 au 25 Janvier 2014 https://blues.org/ibc/#ref=ibc_index

samedi 4 février 2012

Blues Power Band : « Dark Room »




Cinq ans déjà que le Blues Power Band nous assène régulièrement ses coups de butoirs blues à grands coups de riffs de guitares bien sentis. Troisième album donc pour ce groupe, l’un des plus attachants de la scène blues hexagonale. Blues Power Band a toujours eu une vision « en biais » de la chose blues n’hésitant pas à métisser cette dernière d’autres influences allant du rock au métal. Cette approche se confirme encore ici. Si le blues reste la base, le groupe ne s’interdit pas d’aller butiner ailleurs allant chercher dans la pop façon Beatles « Insane » ou la country/folk, « That will be », « Who holds the key » de nouvelles sources d’inspirations et des arrangements frais. Cette démarche est encore renforcée ici par la présence du clavier Damien Cornelis, qui grâce à ses orgues tempère le jeu et ajoute du groove. Pour le reste, le groupe est en forme olympique,  le duo de guitaristes « Pappygratteux » Régis et Pascal Guegan se déchaîne à la guitare, mention spéciale à l’intro wha-wha sous haute influence Hendrix de « What you see is what you get », la voix de Bannish est éraillée juste comme il faut pour le répertoire et la section rythmique est pleine de swing. Un petit regret cependant, ne pas avoir renouvelé l’expérience du français tentée avec succès sur l’album précédent. Autre joker dans la manche du groupe : la stabilité. Le line-up n’a pas changé depuis les débuts, tout juste ont-ils rajouté un clavier en la personne de Damien Cornelis. Le groupe n’a jamais sonné aussi condensé, compact. Leur entente musicale sonne d’emblée aux oreilles. D’excellents musiciens au service d’un songwriting de qualité, que demander de plus ? Pour faire simple, le Blues Power Band, c’est du solide !
En concert à Paris le 16/02 au New Morning, au Réservoir le 19/04, à la Maroquinerie le 15/06 et au Nouveau Casino le 4/10. Canada tour en août 2012. Tournée en province en cours. 

vendredi 16 avril 2010

Blues Power Band : « Where the action is »


Voilà une sortie qui ravira tous ceux qui ont eu la chance de croiser le Blues Power Band sur la route de leur « Find Zee tour ». Joli digipack, « Where the action is » regroupe un DVD de 18 titres et un CD de 16 titres témoignant de l’intensité de ladite tournée. On commence donc par le DVD enregistré sur les scènes du Réservoir, du Club Med World (qui a depuis fermé), du New Morning et enfin du festival Rock en Stock. Côté oreilles, c’est un plaisir de revoir (et réentendre) les collaborations avec Greg Zlap, le fabuleux duel de guitares avec Fred Chapellier, ou les duos avec Shake your hips, Nina Van Horn et Alex Schroll… Côté yeux, les filles du Cabaret des filles de joie, Juliette Dragon et Elise Bunny s’occuperont de vos pupilles avec le plus grand soin. On en a presque la larme à l’œil…

Le deuxième disque du digipack est un cd enregistré à l’occasion du concert donné au New Morning en décembre 2009. Le groupe est complètement déchaîné, les guitares déchirent l’air… Du clin d’œil au Who, durant « The Missing », au solo de clavier de « The more i think about it », le cd fait état d’un groupe au sommet de son art. Précision rythmique, solos inventifs et pour couronner le tout la voix éraillée d’Hervé « Bannish » Joachim. Sur « The end » ils font même preuve de sensibilité. Maintenant, tout excellent que ce coffret soit, il ne permet pas de répondre à deux questions essentielles : 1) C’est qui rocker ? 2) Zee, vous l’avez retrouvé où pas ? D’ailleurs, maintenant qu’on en parle, c’est qui Zee ? Plus d’un an qu’on se pose la question… Et en l’absence de réponse satisfaisante de la part du groupe, je me permets de suggérer à ce dernier de continuer les concerts pendant de longues années…
www.bluespower-band.com




lundi 8 juin 2009

Blues Power Band, Club Med World, 6 juin 2009.


Gros, gros concert pour les BPB, samedi soir dernier au Club Med World. Le groupe n’avait probablement jamais connu des conditions pareilles : écrans géants avec films, éclairage et une trentaine de personnes sur scène : trio de cuivres, choristes, trio de cordes et une ribambelle de danseuses (venues du cabaret des filles de joie de Juliette Dragon) toutes très sexy : ce fut un plaisir pour les yeux et les oreilles ! C’est du lourd, du show ! Avec une pléiades d’invités : Nina Van Horn, Alex (Mooonshiners), Jean-Marc Henaux et Freddy Miller, soit l’harmonica et la voix des Shake your Hips, le percussionniste réunionnais John Grondin, la chanteuse Miliana (qui a également assurée une excellente première partie)… La soirée a été rythmée par les interventions, un peu bizarres on n’a pas l’habitude, de la voix-off qui nous a raconté l’histoire du mystérieux Zee. Bref toutes les conditions étaient réunies pour faire de ce concert un moment spécial, tellement spécial que l’intégralité du dernier album Zee a été joué. Bien servie par des musiciens tous excellents, tantôt rageur « Riding With Jane » tantôt tendre « I wish i could find Zee » le(s) blues des BPB a brillé de mille feux dans l’écrin, très classe, du Club Med World. Depuis « Shoot Shoot Don’t talk », jusqu’à l’intermède world « Noite Doce Em Bahia » / « Cosa I Lé Zi » toutes les occasions furent bonnes pour exhiber la collection de guitares, assez impressionnante il est vrai, de Paco et de Papygratteux. Le clavier Damien, auteur d’un excellent solo sur l’énorme « Mississippi Joe », apporte, quant à lui, une touche de groove bienvenue au milieu des grosses grattes et des cuivres qui donnent la pêche. Il y a eu quelques reprises « Makin love is good for you » de Tony Joe White, décidément polissonne cette soirée, et un « Gimme Shelter » d’anthologie que les Rolling Stones de 2009 rêveraient de pouvoir jouer. Et le tout s’est terminé sous les canons à confettis. Alors que je rédige ces lignes, j’apprends que je me suis lamentablement planté et que Zee n’est pas le van du groupe. Raison de plus pour continuer l’enquête en soutenant le groupe sur scène et sur disque.
http://www.bluespower-band.com/
www.myspace.com/bluespowerband
www.myspace.com/findzee

samedi 6 juin 2009

Blues Power Band : Zee


Trois ans après l’excellent « Shoot Shoot Don’t Talk », le groupe nous revient plus ambitieux que jamais avec leur nouvel opus « Zee ». L’album est un véritable concept blues-rock. Je résume, si j’ai bien compris, « Zee » c’est le nouveau van du groupe qui disparaît mystérieusement. Il s’en suit toute une recherche donc le disque est le carnet de voyage. Car l’écoute de l’album est un voyage en soi. Les influences sont plus variées que jamais, sans jamais perdre de vue le blues, et le groupe plus polyglotte. Bien que majoritairement chanté en anglais, le groupe tente le pari du français « Reviens Zee ! », du portugais « Noite Doce Em Bahia » et même du créole. Musicalement, c’est autant de couleurs rajoutées au savant mélange rock/blues/funk pratiqué par le groupe. Et ce n’est pas tout il y a également des cuivres et des cordes sur le superbe « I wish i could find Zee ». Sur le titre « The Missing » le groupe bat le rappel de toute la scène blues française avec les participations de Nina Van Horn, d’Alex (des Mooonshiners), Lord Tracy (Jesus Volt) et des membres de Shake Your Hips ! Il ne manque plus grand monde ! Mais la grande réussite du groupe c’est de tenir sur la longueur. 21 titres, plus d’une heure de musique, peu de groupe sont capables de tenir une telle gageure. Car c’est l’un des trucs les plus difficile à faire en musique. Des disques d’une telle ampleur mais suffisamment variés et inspirés pour que l’auditeur ne baille pas après les trois premiers titres. A aucun moment on ne s’ennuie, et c’est une grande réussite à mettre au crédit du groupe. Je finirais avec un petit mot sur le design du disque qui en fait un bel objet. La finition noire du cd est très classe. Le copieux livret illustre fidèlement les différentes étapes du voyage. Le tout est présenté sous forme d’un digilivre luxueux. N’en rajoutez plus, c’est un véritable coup de cœur que l’on a pour ce groupe attachant.
http://www.bluespower-band.com/
www.myspace.com/bluespowerband
www.myspace.com/findzee

lundi 23 mars 2009

Blues Power Band + Charlie Fabert & Paul-Emmanuel Delanoy, le Réservoir, 20 mars 2009.


Le Blues Power Band est de retour ! Seul problème, ils ont perdu Zee ! Zee, c’est la pierre angulaire du nouveau (concept) album, sorte d’opéra blues-rock qui s’articule autour de la recherche du fameux Zee et du périple qui en découle. En attendant de pouvoir découvrir la chose, assez intrigante avouez-le, les Beeps nous donne rendez-vous pour une première étape, un concert de présentation qui a pour cadre la superbe salle du Réservoir.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit mot sur le duo folk/blues Charlie Fabert et Paul-Emmanuel Delanoy qui a assuré la première partie. De l’aveu même des intéressés, l’acoustique n’est pas leur mode d’expression habituel. C’est pourtant très agréable, deux très bon guitaristes : une folk pour assurer les rythmes jouée par Paul-Emmanuel et Charlie et sa Telecaster, son clair, aux solos. Malheureusement, c’est bien trop court, seulement quatre titres qui sont passés à la vitesse de l’éclair.

Puis, vient le Blues Power Band et c’est un sentiment familier que l’on retrouve dès les premières notes, quel plaisir de revoir ce groupe toujours aussi spectaculaire sur scène et, ce soir, accompagné par un petit nouveau au clavier. Je suis assez content de retrouver mon homonyme Régis « Papy-gratteux » Lavisse, qui a troqué la Les Paul pour la Gibson Explorer (enfoiré !). Papy-Gratteux est multi-talentueux : super guitariste, mais aussi roi de la grimace (il y a de la concurrence à ce niveau là au sein même du groupe) et gymnaste accompli. A quand un grand écart facial à la Jean-Claude Van Damme sur scène (je sais que tu peux le faire) ? Ce qui est frappant c’est la cohésion, l’assise rythmique : Nico à la basse, Olivier à la batterie et Paco à la guitare est remarquable. Tout est en place pour mettre la voix, de fumeur invétéré, d’Hervé en valeur. Leurs nouvelles compositions, tout en restant dans un cadre blues-rock, les voient jouer avec différents styles jusqu’à la limite du métal. Autre nouveauté marquante, pour la première fois, Hervé ose un texte en français, l’occasion de vérifier que sa voix passe très bien dans la langue de Molière et, peut-être, une nouvelle direction à explorer. Le son est énorme et la soirée se passe agréablement quand, coup de tonnerre, les danseuses font leur apparition : bas résilles, frou-frou, porte-jarretelles : la température, déjà torride, vient de monter de plusieurs degrés. Le blues, quand il est joué avec un enthousiasme à renverser les montagnes et une puissance digne, pour reprendre l’un de leurs titres, d’un « Tyson’s fist in your face », on en redemande ! Maintenant, précipitez-vous chez votre disquaire et que l’on retrouve ce putain de Zee, si essentiel à la survie de BPB.
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jeudi 5 juin 2008

Can’t you hear me knocking ?

Avant de partir en vacances (bien méritées), je vous ai préparé une playlist, à mon humble avis, aux petits oignons ! En tout cas, voici les MP3 de mes vacances. Can’t you hear knocking on your window ?

1) Jill Scott : The Way (live)
Extrait de la bande originale du film/concert/documentaire Block Party (à voir d’urgence si ce n’est pas déjà fait) voici une version live du tube « The Way » de Jill Scott, à mon avis encore meilleure que celle figurant sur le récent album live de la miss. Jill Scott nous pose içi LA question : « Is this the way you love me, Baby ? ». Est c’est comme ça que tu m’aimes, Bébé ? Et je connais plus d’une fille, pas spécialement heureuses en la matière, qui se posent cette question quotidiennement. Evidemment, je pense très fort à elles. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais moi je vous adore. Cette chanson est pour vous…

Jill Scott : "The Way"

2) Jill Scott : Golden (live)
Toujours extrait de la BO de Block Party, voici « Golden » le premier tube de Jill Scott et son extraordinaire revirement jazzy en plein milieu de la chanson. Jill est ici accompagnée (comme sur la chanson précédente) par The Roots. Alors autant vous dire les amis ça déchire !

Jill Scott : "Golden"


3) The Sweet Vandals : « I got you man ! »
Petite bombe soul-funk en provenance de Madrid. La dernière trouvaille du label Differ-ant (Nicole Willis). Une excellente chanteuse, Makya Edjole, accompagnée par un gang de teigneux prêts à se jeter corps et âmes comme la misère sur le monde. Un son assez sale, j’adore.

The Sweet Vandals : "I got you man"


4) The Sweet Vandals : « Runaway People »
Obscure reprise pour nos amis espagnols. Attention aux brûlures c’est chaud comme de la braise. Que Calor !

The Sweet Vandals : "Runaway People"


5) Wraygunn : « Don’t you know ?»
Restons sur la péninsule ibérique un instant. Les portugais, originaires de Coimbra, de Wraygunn sont l’un des groupes qui m’ont vraiment scotché ces dernières années. Tout un agrégat d’influences rock n’roll, soul, blues et gospel se mélangent ici avec une rare maestria, un son de guitares assez roots, des scratches, cet album au titre biblique « Ecclesiastes 1.11 », est un chef d’œuvre en puissance.

Wraygunn : "Don't you know"



6) Wraygunn : « There but for the grace of god go i »
Reprise, débordante de sensualité, du tube disco de Machine. La chanteuse Raquel Rahla est ici en état de grâce.

Wraygunn : "There but for the grace of god go i"


7) Little Barrie : « Just wanna play »
Le trio Little Barrie est l’un des groupes les plus cool à l’heure actuelle en Grande-Bretagne, bien plus en tout cas que toute cette bande d’ados montés en épingle grâce à myspace. Voici donc un mélange rock n’roll, groove et swing. Et un très bon batteur.


Little Barrie : "Just Wanna play"




8) The Noisettes : « Cannot even (Break free) »
Dans la lignée des BellRays, voici le trio anglais The Noisettes, mené par la chanteuse Shingai. Le morceau commence par un rythmique jazzy qu’ils se font ensuite un plaisir de lacérer à grands coups de guitare…


The Noisettes : "Cannot Even Break Free"


9) The Dirtbombs : « Livin’for the city »
Reprise du classique de Stevie Wonder par une bande de cintrés venus de Detroit. Vous êtes prévenus, ça arrache !

The Dirtbombs : "Livin for the city"


10) Shake your Hips ! : « High on the hog »
L’un des meilleurs groupes de blues en France, la guitare rythmique semble échappée de « Payback » de James Brown.


Shake Your Hips ! : "High on the hog"





11) Blues Power band
Titre éponyme d’un autre excellent groupe de blues hexagonal. Un son unique limite disco.


Blues Power Band





12) Gossip : « Dark lines »
Et si au cœur de la tornade disco/punk/soul Gossip, il y avait tout simplement des « Mangled Hearts » (des cœurs estropiés), des âmes en souffrance comme en témoigne ce poignant « Dark Lines »…


Gossip : "Dark Lines"




13) Silent : « Poison »
Le duo électro s’attaque ici au funk, scratches à l’appui. Et une batterie en filiation directe avec les Meters. Ca vaut le coup d’être écouté…

Silent : "Poison"





14) Pamela Hute : « Parachute »
Une petite sucrerie pop pour la française Pamela Hute, qui est en ce moment en plein enregistrement de son premier album
Pamela Hute : "Parachute"

15) Stevans : « Monday’s wedding »
Et pour finir une dernière petite gourmandise pop acoustique, signée du trio Suisse Stevans.








Stevans : "Monday's Wedding"
Remerciements : Pamela Hute, Yvan (Stevans), Frank et Nico (Silent), Hervé (Blues Power Band), Jean-Marc (Shake Your Hips !)

mercredi 2 avril 2008

Blues Power Band : « Shoot, Shoot, Don’t Talk ! »


La scène blues hexagonale est décidément bouillonnante ces temps-ci. On connaissait Jean-Jacques Milteau, Patrick Verbeke, Nina Van Horn, Jesus Volt (et j’en oublie) et voilà que débarque coup sur coup Shake Your Hips ! et Blues Power Band (voir mon message du 16 mars), le groupe qui nous occupe aujourd’hui.

« Shoot Shoot Don’t Talk ! », c’est le cri de guerre du quintet. Et non seulement BPB « shoote » mais défarouille dans le mille à quasiment tous les coups tout le long des 14 plages de ce deuxième album. Misant sur une écriture soignée (une écoute suffit pour se surprendre à chantonner les morceaux), un savoir-faire évident (les cinq musiciens sont tous excellents) et un esprit de corps à toute épreuve, Blues Power Band frappe très, mais vraiment très fort sur ce disque, extrêmement bien produit. Le panel est très varié, plusieurs styles (Texas, Chicago…) sont couvert par ce groupe avec, toujours, au cœur cette fameuse note bleue. Le morceau titre, irrésistible, découpé en deux parties l’une ouvre et l’autre ferme l’album, vous met tout de suite dans l’ambiance. Dans ses meilleurs moments, (« let’s rock ! » par exemple) BPB est tel une muscle car américaine lancée à fond sur la highway, les guitares rugissent comme un moteur surgonflé. Avec une bonne touche de groove (que j’apprécie particulièrement) dans le plein d’essence. « B man » et «www.bluespower-band.com» swinguent à fond, cuivres à l’appui. Il ne faut pas cependant croire que cet opus n’est que bruit et fureur, la deuxième partie du disque (« askin for more », « darkside of the sun », « apologies to Freddie and Billy ») met plus en valeur les guitares acoustiques. Sur des titres lents comme «Reverse side Blues » et « Troublemaker », les BPB sont encore capable de faire des merveilles qui vous prennent aux tripes. Le tout baigne dans une ambiance de série B, film noir à l’américaine. Excellent.

http://www.bluespower-band.com/

dimanche 16 mars 2008

Blues Power Band, Fnac Montparnasse, 14 mars 2008.


La FNAC Montparnasse serait-elle devenue une annexe du blues Chicagoan ? Quoi qu’il en soit, un mois après les Shake Your Hips ! (voir mon message du 18 février) on a eu de nouveau droit, vendredi en fin d’après-midi, à un nouvel excellent showcase d’un autre très bon groupe français, Blues Power Band. Ce qui prouve bien la vigueur actuelle de la scène blues hexagonale, bien loin de se résumer au seul « cœur d’un homme », dont, avouons-le, on se bat, euh, comment dire, eh bien un autre organe que le cœur !


Bref, trêve de plaisanteries, par ce que sur scène, mes enfants, ça bouge sec. Blues Power Band, dit comme ça, ça à l’air tout con, mais c’est bigrement bien trouvé. Car « puissance » est bien le premier qualificatif qui vient à l’esprit pour décrire la musique de ce groupe. Laquelle est un subtil mélange entre gros son et groove. C’est à la fois lourd et funky, un peu comme si Led Zeppelin avait avalé les Meters. Ce concert respire la convivialité. Les BPB prennent beaucoup de plaisir sur scène et nous en donne autant en retour. On se fait des petites mimiques entre potes, on rigole, on saute en cadence. Musicalement, on affaire à des sacrés artilleurs. Une rythmique solide, Nicolas Paullin à la basse et Olivier Picard à la batterie, un chanteur, Hervé Joachim à peine moins impressionnant que Freddy Miller des Shake your hips, et surtout deux fines lames aux guitares Pascal Guégan et Régis (tiens, tiens le même prénom que l’auteur de ces lignes) Lavisse qui alternent les solos. Et surtout une belle générosité avec le public puisque les BPB tiendront la scène plus d’une heure. Vers la fin les deux guitaristes et le bassiste prendront le public d’assaut et finiront dans le public debout sur les tables. Une véritable course poursuite au milieu du public médusé. Une attaque en règle. C’est frais, euphorisant. Parfait pour débuter le week-end. Ou en toute autre circonstance…
http://www.bluespower-band.com/