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jeudi 24 décembre 2020

G. Lolli : « In Movimento as above so below »

 


Le plus italien des musiciens français continue son exploration de la « Library Music », la musique de répertoire servant à l'illustration à l'image. Le résultat est ainsi fortement ancré dans une tradition cinématographique, comme la bande son d'un film imaginaire restant à tourner, ou les émotions affluent. De l'effroi et du suspense à la tendresse, mais, quoi qu'il en soit, du grand spectacle d'un bout à l'autre du disque ! Le titre de cet album, que l'on pourrait traduire par « En mouvement », résume à lui seul le parcours de G. Lolli qui délaisse un peu les influences des années 1970, qui restent toutefois au cœur de son projet, pour intégrer subtilement quelques sonorités synthétiques de la décennie suivante. Un bonheur d'écoute, propre à faire travailler l'imagination, pour mieux imaginer les images qui colleraient le mieux à ces sons rêveurs. Enfin la finition vinyle bleue marbrée est sublime, comme souvent avec La Face Cachée.

https://fr-fr.facebook.com/drgeoband

https://drgeo.bandcamp.com/




dimanche 4 août 2019

G. Lolli : « Chiaroscuro : The truth and its shadow »



Faux Italien mais vrai Français, G. Lolli (aka Dr Geo) nous livre la bande originale d'un polar transalpin imaginaire, enregistré à Biarritz, et plus vrai que nature ! Ces ballades, dont certaines dépassent à peine la minute, moites ou oppressantes, entièrement instrumentales, conjuguent avec maestria les influences du jazz et du funk ; le tout composant une bande son au fort pouvoir évocateur, faisant travailler l'imaginaire de l'auditeur et justifiant ainsi pleinement le sous-titre de l'album : « Library music for a cinematic journey ». Guitariste habile, maîtrisant aussi bien les arpèges acoustiques que la brûlante pédale wha-wha, Dr. Geo a mis les petits plats dans les grands pour assouvir ses ambitions cinématographiques : arrangements luxuriants, de cordes, de vents, de percussions endiablées, de piano électrique, sont ainsi mis au service d'une musique au-dessus de laquelle plane l'influence des années 1970 à laquelle il fait honneur, égalant ainsi ses maîtres, Ennio Morricone ou Nino Rota. Ni revivaliste, ni nostalgique, mais tout simplement intemporel. Saluons enfin pour finir la magnifique édition vinyle de l'album servie dans une superbe finition marbrée or et noir. 

https://specific.bandcamp.com/album/chiaroscuro
https://www.facebook.com/lesdisquesdeLFC/
https://www.la-face-cachee.com/