Affichage des articles dont le libellé est Cortex. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cortex. Afficher tous les articles

lundi 18 octobre 2010

Alain Mion & Cortex, Le New Morning, 15 octobre 2010.


Cortex, groupe français culte des années 70, pratiquant une fusion jazz-funk digne d’Herbie Hancock, a fait son grand retour sur la scène du New Morning vendredi dernier. De la formation initiale ne subsiste plus que le pianiste Alain Mion, d’où la nouvelle appellation du projet, Alain Mion & Cortex. C’est donc un tout nouveau sextet que l’on retrouve sur scène autour d’Alain : le contrebassiste Patrick Boman, le batteur Michael Kersting, la chanteuse Adeline de Lépinay et les trois saxophonistes : Greg Deletang, Loïc Soulat et Philippe Brohet. Entre grèves, embouteillages et pénurie d’essence, différentes complications ont différées le début du concert qui n’a finalement commencé qu’à 21h30, la salle ayant bien du mal à se remplir. Cependant le public présent n’a pas eu à se plaindre et l’on peut affirmer que cela valait le coup d’attendre. Alain Mion entre piano et Fender Rhodes (acheté en 1972, au tout début de Cortex, un instrument plus vieux que votre serviteur !) a fait montre toute la soirée d’un enthousiasme communicatif, chantonnant tout en jouant, et d’un sacré sens du swing dans les poignets. Swing toujours, et à toute épreuve s’il vous plait, au menu de la section rythmique composée d’excellents musiciens. A ce titre, le dialogue est passionnant entre la contrebasse et le piano. Plus effacée, ne chantant que sur quelques titres, Adeline de Lépinay, également préposée aux claviers additionnels et aux percussions, est installée au fond de la scène. Elle a toutefois prouvée qu’elle est une digne héritière de la regrettée Mireille Dalbray, retrouvant certaines de ses intonations et ayant une voix assez ressemblante. Elle est de plus mimi comme tout. Grande différence avec les enregistrements studios, la présence d’une vraie section de cuivres composée de trois saxes (contre un seul joué par Alain Labib sur l’album Troupeau Bleu) apporte de la valeur ajoutée. Plus de swing, plus de possibilités de soli, et un véritable dialogue entre les musiciens. Ils ne s’en privent d’ailleurs pas lors des rappels à la fin, Loïc Soulat et Greg Deletang faisant un vrai festival sur le devant de la scène partant dans des improvisations questions/réponses absolument pas prévues au programme. C’est en même temps quand les choses déraillent un peu qu’elles deviennent le plus intéressantes. Généreux avec le public mais hélas à court de titres, le groupe reprendra une seconde fois « Mary and Jeff » et « La Rue », n’hésitant pas à revenir par plusieurs fois sur scène. « Excellente soirée » est dès lors le commentaire qui s’impose en guise de conclusion.

www.myspace.com/alainmioncortex

dimanche 12 septembre 2010

Cortex en concert


Le retour sur scène de Cortex, mythique groupe jazz-funk des années 70, se précise. Cortex se produira le 15 octobre prochain au new morning. La nouvelle formation comprend sept musiciens, à savoir : le bassiste Patrick Boman, le batteur Michael Kersting, Adeline de Lépinay (voix, percussions, claviers), Loïc Soulat (Saxophone Alto), Greg Deletang (Saxophone Tenor) et Philippe Brohet (flûte et Saxophone Bariton). A noter, grande différence avec les albums du groupe, la présence de cuivres. Tout ce petit monde est bien entendu réuni autour du leader et pianiste électrique Alain Mion, qui a passé l'été à réecrire de nouveaux arrangements pour adapter à cette nouvelle formation au répertoire des albums "Troupeau Bleu" et "Pourquoi". Rendez-vous donc dans un petit mois pour pouvoir juger tout cela de visu.


samedi 22 mai 2010

Cortex : Pourquoi


Le troisième album de Cortex, « Pourquoi », sorti initialement en 1978 vient d’être réédité à son tour en cd. Après « Troupeau bleu », sorti l’année dernière, il s’agit de la deuxième réédition pour ce groupe, un des plus novateurs en matière de fusion jazz/funk que la France ait connu. Cortex à beaucoup évolué entre « Troupeau Bleu » et « Pourquoi ». Le groupe est réduit à un simple duo, claviers (Alain Mion) et batterie (Alain Gandolfi). Très clairement en avance sur son temps, cette formule annonce les duos électro avec deux décennies d’avance. Musicalement le groupe s’oriente de plus en plus vers un funk par moment mâtiné de disco, « Sans toi », lorgnant parfois vers Stevie Wonder (les excellentes pistes « Pourquoi », « Le Visionnaire » et « Pauvre star »). Suite au départ du bassiste Jean Grevet et de la chanteuse Mireille Dalbray, c’est le pianiste électrique Alain Mion qui assure à la fois les voix ainsi que les parties de basse au synthé. Si l’alchimie fonctionne, « Make me love you » et « Matin gris » entre autres sont de belles réussites, l’absence de backing band en dépit de la présence sur certains titres de chœurs et de cuivres, se fait sentir et, globalement, l’album est moins homogène que « Troupeau bleu ». Certaines lignes, de basse surtout, ont vieillies. Mais le groupe était bien obligé de composer avec la technologie, rudimentaire, de l’époque. Néanmoins, l’album étant pour la première fois réédité en cd plus de trente ans après sa sortie initiale, cette réédition constitue un petit évènement en soi. Il est grand temps de redécouvrir notre patrimoine.

Egalement disponible, en quantité limitée, le 45 tours contenant deux versions inédites de « Mary & Jeff » (enregistrée en 1977) et « Les Oiseaux Morts » (enregistré en 1976).

La nouvelle formation de Cortex sera en concert le 15 octobre prochain au New Morning.
www.myspace.com/alainmioncortex
http://www.tradevibe.com/
Mise à jour : La réédition de l'album sera disponible dans un premier temps en téléchargement et en LP. Le cd ne sortira qu'au mois de septembre prochain.

vendredi 14 août 2009

Cortex : Troupeau Bleu


Le retour d’un groupe culte. Cortex, formation jazz fusion française, a longtemps fait figure d’étalon. La redécouverte de l’album « troupeau bleu » (sorti en 1975), via cette réédition, permet de mieux comprendre pourquoi. Cortex évolue entre la pop, la chanson française et le jazz. Alain Gandolfi et Jean Grevet, respectivement batteur et bassiste, sont impressionnants de swing, écoutez « Mary et Jeff »… Les mélodies sont dominées par les claviers d’Alain Mion, qui évoquent par moments Stevie Wonder, aujourd’hui Air et consorts tueraient pour avoir un son pareil. Le saxophoniste Alain Labib apporte l’indispensable touche free jazz. Et pour finir la chanteuse Mireille Dalbray est toute sauf une chanteuse de jazz classique. Ses vocaux sont légers comme l’air, on pourrait même dire qu’elle manque de coffre mais dans ce contexte c’est impeccable, sa voix s’envole au dessus des mélodies (déjà) planantes. Les notes de la pochette nous apprennent que l’album a été enregistré en deux jours seulement les 15 et 16 juillet 1975, c’est fort ! Longtemps cet album a été disponible dans une version cd, copiée d’après le vinyle, honnie des vrais amateurs. Le 33 tours d’époque était ainsi devenu une pièce de collection assez recherchée. Cette nouvelle réédition est la première d’après les bandes masters originales, cela change tout le son n’a plus rien à voir. Enfin Cortex a le cd que son talent méritait depuis longtemps. On a enfin le loisir d’apprécier cette musique d’un temps révolu, celle où dans la lignée d’un « Melody Nelson » de Gainsbourg (auquel on pense parfois à l’écoute de Troupeau bleu), la France savait oser avec classe et élégance. Enfin, puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la sortie de ce cd coïncide avec la reformation du groupe sans Mireille Dalbray et Jean Grevet, hélas décédés.