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dimanche 21 août 2011

The Stevenson Ranch Davidians : « Life and Death »


Deuxième effort pour ce trio californien spécialisé dans le rock psychédélique vintage (voir mon post du 25 juillet). Comme pour leur disque précédent, on retrouve les nappes planantes et les rythmes lents dont le groupe semblent s’être fait une spécialité. Le trio semble être de plus en plus ancré dans les sixties, les sonorités shoegaze du premier opus ayant disparues. Une guitare lap-steel, des soli de guitares traînant du côté du blues et des arpèges des guitare folk rappellent l’ancrage americana de SRD. La voix éthérée et comme lointaine du chanteur/guitariste Dwayne Seagraves donne l’impression de psalmodier. Le groupe réussit son coup puisque l’album crée une sensation vaporeuse, la musique semble comme dégagée des contingences terrestres, en apesanteur. Les amateurs du genre seront servis, le groupe ayant produit une fois de plus un disque de qualité. Cependant, et il s’agit du seul bémol, le tout donne une impression de déjà entendu par rapport au premier album. Disons qu’il manque encore un peu de personnalité, ou de prise de risque qui sait, pour faire des Stevenson Ranch Davidians un groupe réellement majeur.

www.thestevensonranchdavidians.com

www.myspace.com/stevensonranchdavidians

lundi 25 juillet 2011

The Stevenson Ranch Davidians : « Psalms, Hymns and Spiritual Songs »

Formé en 2005 en Californie, le trio Stevenson Ranch Davidians fait revivre les grandes heures du rock psychédélique des années 60. Même la pochette prend en référence les codes esthétiques (la nature, le soleil en contre-jour) en vigueur dans ces années là. En l’espèce, SRD fait mieux que de copier l’original. Habités par le son, le trio propose un album-trip où les nappes d’orgues rencontrent des gammes héritées du blues et une guitare lap-steel typiquement country (comme chez les pères fondateurs du Grateful Dead). Pourtant SRD n’a pas uniquement les oreilles obnubilées par le passé. Dans ses passages électriques, « Nothing’s cliché », les guitares, qui ferraillent avec ardeur, se font légèrement shoegaze. Ailleurs « Better day », les SRD sonnent pop. Quant à la voix éthérée du chanteur Dwayne Seagraves, elle n’est pas sans rappeler celle d’Anton Newcombe du Brian Jonestown Massacre. Et puis que l’on parle de BJM ça tombe bien, depuis eux on avait rarement entendu un groupe psychédélique aussi convaincant.
www.thedavidians.com