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mercredi 17 décembre 2025

Gaspard Royant + Bobbie, La Maroquinerie, 16 décembre 2025.

Elle nous avait charmé avec son premier album, « The Sacred in the Ordinary », en 2024, aussi c’est avec une certaine émotion que l’on découvre Bobbie sur scène pour la première fois. Seule avec sa guitare folk, cette dernière s’attaque à un exercice pour le moins compliqué. En dépit des limitations de la formule qui, soyons honnêtes, ne rend pas vraiment justice à la richesse harmonique de son album, la magie qui entoure la musique de l’artiste fonctionne à plein. Sa voix est superbe et résonne magnifiquement, avec émotion, entre les murs de La Maroquinerie. L’impression de voyager dans le temps vers un lieu, Laurel Canyon, et une époque, les sixties, fantasmés, est palpable. L’artiste nous a réservé deux surprises, une nouvelle composition pleine de promesse pour la suite, et une reprise, de très haute facture en dépit du stress et des doutes de l’artiste, de sa chanteuse préférée, la grande Joni Mitchell. Un très beau moment.

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C’est une tradition entamée l’an dernier, au Petit Bain, avec laquelle on renoue avec bonheur en ce mardi soir : le concert de Noël de Gaspard Royant ! Déjà, parce que, en dehors de Gaspard, on ne voit pas très bien qui, dans ce pays, peut se livrer à l’exercice, périlleux, des chansons de Noël avec autant de bonheur artistique. C’est donc dans un décor à l’avenant, des guirlandes partout, et tout de rouge vêtu, que Gaspard nous souhaite de joyeuses fêtes, chapeau, pardessus et fausse neige sur les épaules. Entouré de ses amis, Bobbie, Héléna Noguerra, Talisco, Aurélie Saada (une ex-Brigitte) et Julien (le chanteur/guitariste des excellents After Geography) et autour d’un répertoire allant du folk au rock’n’roll sauvage que Gaspard à fait honneur à cette période de fête. Le concert fut joyeux, festif, et, dans la joie et la bonne humeur, Gaspard à fait montre de tout l’étalage de son talent vocal, charmeur, un véritable crooner (et on ne dira jamais assez à quel point ce statut est atypique sur la scène hexagonale) ! Entouré d’un groupe top niveau, dans lequel se distingue le merveilleusement sobre guitariste Laurent Blot, également capable de fulgurances soniques dingues, Gaspard nous offert un cadeau de Noël bien à lui : un duo inédit de son nouveau groupe, Ravage, formé en compagnie d’Aurélie Saada, dont on devrait reparler bientôt. Et en attendant, joyeuses fêtes !

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mardi 24 décembre 2024

Gaspard Royant : « All the best for Christmas »

 


Gaspard Royant incarne une sorte d’incongruité sur la scène rock française : c’est un crooner ! Une sorte de pendant français de Chris Isaak et de Richard Hawley, une voix remarquable, qui n’hésite pas à mâtiner son timbre de guitares rock’n’roll. Après un album très personnel, touchant mais en demi-teinte, notre homme Gaspard signe son grand retour en forme avec un album de Noël ; reprenant à son compte une tradition bien ancrée dans le showbiz US, mais relativement peu usitée ici. Une prise de risque, donc. De cet exercice pour le moins codifié, Gaspard s’en sort la tête haute et avec les honneurs ! Bien entouré (Bobbie, Aurélie Saada, Nicole Atkins, Maxwell Farrington – qui avait déjà sorti son album de Noël à lui - et le SuperHomard) Gaspard soigne ses mélodies (« Next Train to Memory Lane ») et varie les ambiances, tournant autour du thème imposé, en suivant des angles originaux. A l’exception de deux reprises, l’album propose un répertoire original, clochettes de rigueur, et toutes guitares dehors. Le genre sied à ravir à son timbre de stentor (l’emphase exhalant de sa reprise de « White Christmas »), l’album n’est pas avare, ni en émotions (« Wishing you a Merry Christmas », duo de charme avec Aurélie Saada, l’émouvante « Christmas Prayer » qui ponctue le disque) ni en groove (« Perfect Christmas Song » avec Nicole Atkins). Une excellente collection de chansons folk-rock qui devrait survivre à l’obsolescence programmée qui frappe généralement les albums de Noël dès le 26 décembre.

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jeudi 2 février 2023

Gaspard Royant : « The Real Thing »

 


Derrière les couleurs chatoyantes de sa pochette, se cache un véritable changement de direction pour Gaspard Royant. Autrefois « 10 hit wonder » (le titre de son premier album) dans son costume cintré, gomina, cravate et lunettes noires, à la Blues Brothers, Gaspard Royant s’est réinventé en crooner pop, plus aussi focalisé qu’avant sur les années 50 et 60, au son nettement plus contemporain. Adieu rock’n’roll et rhythm’n’blues, autant le dire honnêtement avec ses synthés, à la limite du pompier, mis en avant, le résultat déroute parfois (cf. « The Real Thing »). Ces réserves mises à part ne signifient en rien que la totalité de cet album est à jeter aux orties. Restent le chant, toujours aussi charmeur, le savoir-faire de l’artiste et cette pulsation groove qui agite toujours sa musique comme le prouvent « Man », « More », « We wanted the world » et « Cursed », qui comptent parmi les grandes réussites de cet effort surprenant. Gageons, qu’il s’agît là d’une étape transitoire pour l’artiste à la recherche d’une voie personnelle. Quitte à se perdre un peu en route…

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dimanche 20 juillet 2014

Gaspard Royant : « 10 hit wonder »


Originaire de Haute-Savoie, le dandy Gaspard Royant sort son premier album d'une manière assez originale, puisque le disque en question est en fait la compilation des cinq 45 tours sortis jusqu'ici par notre rockeur, suivant un code couleur bien particulier rappelant Weezer. D'où le titre, judicieux, de « 10 hit wonder ». Car Gaspard compte bien mettre dans le mille à tout les coups. Entouré d'un casting alléchant, où l'on croise notamment des membres de Gush ou de Marshmallow, Gaspard Royant, tel un Nick Waterhouse hexagonal, baigne dans une ambiance délicieusement rétro sixties ; notons à ce propos que le disque a été enregistré à l'ancienne, en analogique. Point de concept ici, les titres, trois minutes en moyenne, s'enchaînent sans temps mort mettant le songwriting en valeur, inspiré par le rhythm n'blues façon Motown, « All is truth », « All the cool in you is me », les crooners, la torch song « Break up bar » ou ce bon vieux rock n'roll , « The woods », inspiré par un fait divers dans le village de son enfance. Un disque à l'ancienne, c'est à dire une collection assez riche de chansons, qui ravira à la fois les amateurs de vintage, les nostalgiques des années 1960 où les maniaques du vinyle...