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lundi 15 janvier 2018

Pumarosa : « Piano sessions »



Les excellents Pumarosa (ou plus exactement la chanteuse de) sont de retour avec cet étonnant EP (disponible en digital uniquement). La chose nous surprend par sa nature minimaliste, une voix, un piano et c'est tout, étonnante pour un groupe ayant construit sa musique sur sa sophistication, un habile mélange des genres et un dynamique impulsée par la section rythmique (par nature absente de ce projet-ci). Ceci étant posé, maintenant, que penser de ces trois titres. Le fait est qu'il est maintenant nécessaire pour les groupes d'alimenter la machine digitale/numérique par tous les moyens possibles, d'où l'incessante inflation de vidéos et autres sessions acoustiques en tout genre. Il ne fait guère de doute que cet EP répond, mais avec talent, à cette problématique. Maintenant il est toujours intéressant d'écouter ces versions dépouillées. Car une bonne chanson se doit de tenir la route avec un simple piano et une voix. A ce titre, la superbe « Priestess » est toujours aussi hypnotique même réduite de moitié. Au fil des titres, une certaine vérité se dégage dans la voix d'Isabel Munoz Newsome. Pas question de se planquer derrière des artifices de production, un trafiquage quelconque ou un son à la mode. Non, il s'agît de jouer cartes sur table et de se sortir les tripes, là, tout de suite, maintenant. C'est, dans le fond, assez émouvant.

En concert le 17/01 à Paris (Point Ephémère)
https://fr-fr.facebook.com/pumarosamusic/
http://www.pumarosamusic.com/
https://pumarosamusic.lnk.to/PianoSessions





mardi 15 novembre 2016

Pumarosa


Découvert sur scène l'été dernier lors des Eurockéeennes de Belfort, Pumarosa nous avait fait une excellente impression confortée par l'écoute du premier EP du quintet Londonien. Se jouant des contrastes, Pumarosa mélange guitares post rock et punk et influences électroniques. Entre six cordes brûlantes et nappes synthétiques froides, Pumarosa trouve la bonne formule, terriblement accrocheuse dès la première écoute et dégageant un fort pouvoir de séduction hypnotique. C'est sur la longueur que Pumarosa exploite le mieux ses qualités intrinsèques, lorsqu'ils arrivent à conjuguer efficacité pop/rock et répétition de motifs hypnotiques sans jamais tomber dans l'ennui (cf. « Cecile »). Agressif et planant en même temps, Pumarosa trouve ainsi son créneau, naviguant à vue entre psyché, cold wave et punk. Nulle surprise dans ce contexte, le fantastique « Priestess » d'ouverture (pas loin de 8 minutes) est la meilleure chanson du lot, un véritable tube en puissance, la grande réussite de cette première livrée fort prometteuse. A suivre.

En concert le 20 novembre à Paris (La Boule Noire)