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jeudi 27 octobre 2022

Barton Hartshorn : « Manchester Sun »

 


Depuis son formidable album « I died of boredom and came back as me », sorti en 2018, c’est avec intérêt et plaisir que l’on suit le parcours de Barton Hartshorn. C’est donc avec une joie non feinte que l’on accueille son nouvel effort ! Une nouvelle étape qui voit Duncan Roberts, son véritable patronyme, retourner sur sa terre natale où le disque a été enregistré quasiment en solo avec l’aide de quelques amis de longue date : David Lewis (Paris Combo), Melissa Cox («également accompagnatrice d’Elliott Murphy) ou Vincent Guibert. Conséquence directe, la tonalité du disque se veut plus acoustique et la guitare folk de Barton se retrouve au centre des débats (« I had other ideas » chante-t-il sur « Semaphore Signal »). Moins produite, la musique du chanteur gagne en profondeur ce qu’elle perd en euphorie électrique. Le contexte dépouillé convient à merveille à la poésie qui anime intrinsèquement la plume du Britannique et le léger voile mélancolique qui recouvre le disque fait ressortir la profondeur de la voix, légèrement éraillée. Le tout y gagne en émotion. Ainsi, l’album possède le charme instantané des choses improvisées, en dehors des sentiers battus, dans un contexte particulièrement émouvant. Une réussite supplémentaire à mettre au crédit du britannique.

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lundi 18 janvier 2021

Barton Hartshorn : « Not what I expected to hope for... »

 




Si l'on en croit le titre, Barton est pour le moins perplexe quand à la marche du monde. Qu'il se rassure, nous aussi ! Néanmoins, dans tout ce bazar ambiant, il y a au moins une chose certaine à laquelle se raccrocher : son nouvel album ! En effet, si le premier effort de l'artiste, qui nous avait mine de rien mis une petite claque, vous a plu, il est probable qu'il en sera de même avec celui-ci. Alors, certes, l'effet de surprise et de nouveauté s'est estompé. Les influences étasunienne également au profit d'un son plus « anglais » ; peut-être moins marqué par les années 1970 on note également une légère évolution vers la décennie suivante, celle des années 1980 (cf. « Like the sea »). Une approche un peu différente donc, mais, la démarche reste identique. Celle d'un songwriter, composant de manière organique et acoustique, pour qui le récit, le storytelling comme on dit de nos jours, est cardinal. Ainsi, l'album s'écoute comme on lit un recueil de nouvelles, avec toutes sortes de personnages et son lot de situations cocasses ou baroques (« Message back to you » ; « If you were coming you'd be here by now ») mis en musiques. Le tout est produit avec grand soin dans une veine entre pop, rock et folk : chaleur acoustiques, guitares rutilantes (« Did I let you down ? » ; l'excellente « Rumours ») et claviers à la fois discrets mais significatifs. Une production nickel donc, mettant parfaitement en valeur le timbre légèrement éraillé de Barton, véritable crooner en puissance. Classique mais solide, et un excellent moment passé en compagnie de cet album. 

Sortie le 22 janvier.

mardi 8 décembre 2020

Barton Hartshorn : "Listen for a change"

 


Coup de cœur de cette page depuis la sortie de son album "I died of boredom and came back as me" en 2018, Duncan Roberts (aka Barton Hartshorn, du nom de sa ville natale), Anglais francophile et résident français de longue date, revient avec un nouveau clip en prélude de la sortie de son troisième album, prévu pour le 22 janvier 2021. Un clip aux effluves 80s, Scrabble, radio analogique et dictaphone mini cassettes à l'appui.

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samedi 20 octobre 2018

Barton Hartshorn : « Twelvemonth »



Moins d'un an après nous avoir estomaqués avec son, remarquable, premier album, l'Anglais exilé en France, Barton Hartshorn (du nom de sa ville natale) est de retour avec un deuxième album surprenant. En effet, dès son deuxième disque, Barton se permet un pas de côté avec ce deuxième effort, la bande originale d'un livre (« Necessary to life » de Louisa Leontiades), destiné à devenir un film pas encore tourné et inspiré par le séjour du musicien sur une île suédoise au large de Gothenburg, un endroit sauvage ou du moins tel que l'on s'imagine à l'écoute. Première surprise, le disque commence par deux morceaux instrumentaux, et on commence à saisir l'enjeu se cachant derrière. L'album est un effort introspectif, enregistré quasiment en solitaire (ou presque) et inspiré par une nature balayés par des vents sauvages que l'on entend d'ailleurs en filigrane. Ajoutons-y un soupçon d'expérimentations (« Drive your moped across the sea », « I give to you » sous influence new wave eighties, « Middlepoint ») et on obtient un album déroutant, à mille lieues de la pop californienne 70s de son premier disque. Seulement deux titres, « You can't help what you turn into » et « Out of my reach », retrouvent, un peu, les accents ensoleillés de « I died of boredom and came back as me ». Mais le reste, pour peu que l'on accepte de se laisser bercer, ne manque pas de charme. Car, à l'écoute, l'album se révèle automnal (« ECG », le terme anglais signifiant électrocardiogramme), délicat, un soupçon mélancolique et, surtout, folk (« The Dust »). Au fil des titres, on découvre finalement une nouvelle facette de ce musicien talentueux qui réussit, en quelques accords enchanteurs et inspirés, à poser une ambiance, un climat, un paysage et à, littéralement, transporter l'auditeur au cœur de la nature tourmentée. 

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dimanche 4 mars 2018

Barton Hartshorn : « I died of boredom and came back as me »



Je suis mort d'ennui et je suis revenu en étant moi-même. C'est le titre, à rallonge de l'album, mais c'est aussi toute l'histoire que nous raconte le nouveau disque de Barton Hartshorn. A savoir celui d'un cuisinier exilé en Australie à la vocation, contrariée, de musicien. Ce disque respire l'optimisme, grâce, à des mélodies, labellisées seventies, aussi lumineuses qu'un lever de soleil sur une plage californienne. Les chansons s'enchaînent donc, sans remplissage, limpides dès la première écoute : groove délicat, chaleur acoustique, dextérité du piano (électrique ou acoustique) et de la guitare électrique, superbes arrangements à base de cuivres ou d'harmonica, l'écrin est idéal pour la chant ouaté et émotif de Barton. L'ensemble sonne comme la playlist 70s d'une radio FM californienne sur laquelle on serait tombés par hasard, enchaînant perles sur perles. D'autant plus étonnant que Barton est anglais et que son dernier effort a été enregistré en France en compagnie de nombreux musiciens français. De quoi phosphorer des heures sur le pouvoir d'évocation d'une mélodie... D'une grande cohérence, le disque s'impose, titre après titre, comme un classique immédiat aux lignes mélodiques pures que l'on ne saurait réduire à son aspect rétro, rock fm 70 ; car, comme le chante Barton, en ouverture : « Everything is better than before » soit tout est mieux maintenant. Intemporel et à découvrir séance tenante. 
En concert à Paris le 5 avril (le Zèbre de Belleville)
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