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lundi 13 avril 2020

Rosedale : « Wide Awake »



Rien, absolument rien, ne trahit la jeunesse du duo dans ce deuxième effort, tant celui semble maîtrisé du début à la fin. Partners in crime, Charlie Fabert (à la guitare) et Amandyn Roses (chant) forment Rosedale. L'association entre les deux semble parfaite. Aux soli de guitare déliés de l'un répond le chant, grave et profond, de l'autre. Entre les deux, des compositions où le blues tient le haut du pavé même si le timbre si soulful d'Amandyn se prête également bien au jazz ou la soul music, genres dont l'influence se fait sentir dans les arrangements (« The Sun won't rise today »). Jamais assommant mais débordant de feeling grâce à sens du touché rare, le guitariste enlumine les compositions sur un groove discret et solide de la section rythmique composée du bassiste Phil Sisler et du batteur Denis Palatin. Saxophone, harmonica et orgue apportent une luxuriance bienvenue qui sied si bien au genre. Elégant et produit au millimètre, voilà un album qui transpire l'amour du travail bien fait. Suffisamment évocateur pour transporter l'auditeur au-delà des contingences matérielles. 

https://www.facebook.com/rosedalebluesrock
https://www.rosedale-music.com/

dimanche 14 mai 2017

Rosedale : « Long way to go »



Rosedale est le nouveau projet d'une vieille connaissance, le guitariste Charlie Fabert. Musicien fin et inspiré, débordant de feeling, Charlie a trouvé en la personne d'Amandyn Roses la complice idéale. C'est peu dire que l'association de ces deux talents naturels fait des étincelles le long des neuf titres de ce disque. Chez Rosedale tout est feeling et ce dernier déborde du disque par tous les pores, dans le chant de gorge, soulful et un peu grave, d'Amandyn et dans les six cordes de Charlie qu'il manie avec une finesse rare. Le dialogue qui s'instaure peu à peu au fil des plages entre les deux musiciens s'avère passionnant. Le résultat : un disque de blues inspiré réunissant ce qu'il faut de groove, de rock et de pop pour emporter la mise ; efficace en up (« Lost soul », « New Frontier ») ou down tempo (la magnifique jazzy « Before you »). Classique certes mais de superbe facture, on n'est pas près de s'en lasser ! A noter, la participation de Fred Chapellier (toujours un gage de qualité) sur l'épique (« Man, I don't want you around »).
En concert à Paris (New Morning) le 22 mai.
www.facebook.com/rosedalebluesrock