Nouvel album pour la formation
australienne qui a la particularité de partager un certain nombre de
ses membres avec Tame Impala, un des gros cartons de ces dernières
années. Comme de bien entendu il est question ici de rock
psychédélique, genre musical que Pond attaque suivant un angle un
peu différent de celui du groupe frère. Pour ce sixième effort
Pond a donc décidé de nous envoyer dans l'espace à grand coups de
guitares psyché, de voix trafiquées et de claviers à la limite du
kitsch. Un espèce de grand délirium sous la haute influence des
années 1970. Complètement barré (« Heroic Shart »). Ce
nouveau cru s'éloigne un peu des influences garage/hard rock du
disque précédent pour privilégier une nouvelle approche plus pop
et on croit même déceler un soupçon de disco dans les rythmes
toujours mené tambour battant par une section rythmique d'une
remarquable efficacité (« Zond », « Outside is the
right side »). Il y a peut-être un peu moins de « roll »
dans le rock de Pond, mais ce dernier reste toujours aussi fou et
imprévisible. Avec « Sitting up on our Crane » le groupe
abat une nouvelle carte douce et mélodique alors que "Medicine hat" surprend par sa simplicité acoustique. Notre intêret ne s'en
retrouve que décuplé. Un effort consistant pour bien débuter cette
nouvelle année.
https://www.facebook.com/pondling
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vendredi 2 janvier 2015
samedi 3 août 2013
Pond : « Hobo Rocket »
A l'instar des cousins de Tame Impala, trois musiciens sont impliqués dans les deux projets, les Australiens de Pond revisitent avec un bonheur certain le rock psychédélique/progressif des années 1960/1970. Cependant, loin d'être des habiles suiveurs, Pond trace sa trajectoire propre, puisant de nouvelles sources d'inspirations dans le rock garage voire dans le hard rock de la même époque. Si les compositions de Pond cultivent cet art d'emporter l'auditeur assez loin, le groupe le fait sur un mode plus électrique. Si l'on doit comparer avec Tame Impala, comparaison assez naturelle après tout, disons que les guitares sont poussées un cran plus loin et que les claviers font le chemin inverse. Le résultat est assez étonnant et plein de surprises, l'auditeur ne sachant jamais très sur quel mode il sera croqué au couplet suivant. « Odarma » se déroule sur un mode acoustique contemplatif alors que « Xan Man » se termine dans un déluge de guitares grandiloquentes digne du hard rock seventies. Ainsi se déroule cet album sur un fil précaire, Pond réussissant à faire cohabiter des ambiances très différentes, alternant tensions et détentes, dans des formats de chansons relativement courts. Les musiciens sont tous excellents mais on adresse une mention particulière à la section rythmique dont l'entregent empêche l'ensemble de sombrer dans un délire baba soporifique. Un disque suffisamment barré pour nous accompagner cet été.
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