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samedi 8 février 2020

Le Villejuif Underground : « When will the flies in Deauville drop? »



Depuis le temps qu'on les suit, il ne nous était jamais apparu auparavant que Le Villejuif Underground partageait ses initiales (VU) avec un autre underground, de velours celui-ci, devenu culte. Et pourtant à l'écoute du premier album de la bande du Val-de-Marne, le parallèle semble évident, dans le son débrouillard et bordélique mais non dénué de mélodie, avec les aînés new-yorkais à l'époque de « Loaded » (1970). Un rapprochement dans l'esprit avant toute chose tant il est évident que nous ne sommes pas ici en présence d'un énième revival même si l'esprit de débrouille des sixties plane sur cet album. Boîtes à rythmes basiques et synthés cheap viennent ainsi agrémenter les artefacts de tout groupe de garage qui se respecte guitare, basse et batterie. Ainsi, au fil des titres, l'auditeur est emporté par l'étrange beauté hypnotique des compositions du groupe, faîtes de bric et de broc, donnant l'impression que tout cela tient de l'accident heureux, bercé par la voix peu ordinaire du chanteur australien Nathan Roche. Recommandé. 

https://levillejuifunderground.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/levillejuifunderground/


lundi 27 mars 2017

Le Villejuif Underground : « Heavy black matter »



Le nouvel EP de cette formation originaire du Val-de-Marne (comme son nom l'indique) est pour le moins étonnant. Les références évidentes nous mènent, comme souvent, vers la scène garage et le rock psychédélique de la fin des années 1960. Les comparaisons s'arrêtent là, à aucun moment le quatuor ne cherche à sonner « vintage » ou à recréer une époque de toute façon révolue. Chez le Villejuif Underground, l'esprit prend le pas sur la lettre. Il en résulte un disque foutraque, bricolé avec les moyens du bord, DIY or die, où une basse et des beats discos entre en collusion avec des guitares déglinguées dégagées du trop plein d'agressivité, une signature typique distinguant le groupe du tout-venant garage. Le chant, trafiqué et les arrangements bricolo, évoquant de vieux jeux vidéos, drapent l'ensemble d'un voile mystérieux. Une pépite de plus à mettre au crédit du label Born Bad.