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samedi 28 août 2021

Pokey LaFarge : « In The Blossom of their shade »

 


A peine un an après son sublime « Rock Bottom Rhaspody », Pokey LaFarge est déjà de retour avec un nouvel effort. Toujours aussi élégant, Pokey n’a pas son pareil pour sublimer des ambiances surannées des années 1930 à 1950 dans un cocktail somptueux de jazz, de folk et de country. Pour ce nouveau disque (et il y a là peut-être une conséquence du confinement?) Pokey a eu envie de prendre l’air dans un grand bain exotique. A l’instar de sa pochette, le chanteur y développe une nouvelle, et très fournie, palette de couleurs, créant ainsi un univers pastel, où les sonorités chaudes des instruments acoustiques, ukulélé et autres, s’intègrent naturellement dans son mix habituel jazz et country-blues (« To love or be alone »). Toujours aussi remarquablement écrit (cf. la sublime « Fine to me »), Pokey nous offre l’album idoine pour cette fin d’été à écouter en sirotant son tequila sunrise sous la paillote en bord de mer. Un disque de plage donc qui fonctionne très bien en compagnie du « Baja Sessions » de Chris Isaak.

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dimanche 17 mai 2020

Pokey LaFarge : « Rock Bottom Rhaspody »



Ouh là là, mais que se passe-t-il ? Sorte de Pee-Wee Herman du rock, le regard un tantinet triste et la voix haut perchée, Pokey LaFarge était jusqu'à présent un zébulon, un type à l'humour désabusé dont le charisme faisait des ravages en concert. Le voilà à présent de retour avec son album le plus désespéré à ce jour. Il suffit pour s'en convaincre de lire le tracklisting : « End of my rope », « Fuck me up » et on en passe des « Fallen Angel »… La cause ? Un déménagement catastrophique à Los Angeles et la vie de patachon et d'excès en tous genres qui en découle. Chronique d'un drame annoncé, la vie dans la cité des anges... Probablement trop pour le natif de Saint-Louis qui s'est perdu en route. Mais qui, question musique, n'a certainement pas perdu le nord ! Brillant dans un style swing vintage (l’irrésistible riff de piano bastringue de « Fuck me up » ; « Bluebird ») Pokey LaFarge nous offre une collection de torch-songs entre chien et loup (« Lucky Sometimes »), solide de bout en bout et porté par cette étrange dichotomie : textes noirs sur musique lumineuse (cf. « Just the same »). Une manière de country-folk, inspirée par le jazz, arrangée à grandes lampée de cordes mais qui a gardé un fond sec et aride. Excellent, une fois de plus. 

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mercredi 10 mai 2017

Pokey LaFarge : « Manic Revelations »



Ancien protégé de Jack White, bien que né en 1983, Pokey LaFarge entretient une relation passionnelle avec la musique du début du siècle dernier. Ainsi LaFarge, se situe à l'exact croisement où le jazz, le blues et la country se rencontrent. Ceci pour les influences. Nostalgique, probablement mais certainement pas passéiste, LaFarge propose sur ce nouvel album, le sixième déjà, un contenu frais et original, inspiré par le XXème siècle certes, mais avec une dynamique tout à fait contemporaine. Et surtout de sacrément bonnes chansons rappelant parfois les années 50 (« Better man than me », « Bad dreams »). Ainsi l'auditeur est rapidement happé par le swing infernal de la chose qui suinte au travers des quatre cordes de la contrebasse. Derrière son petit air de Pee-Wee Herman affligé, Pokey LaFarge sort un album au charme suranné et retro, emballant de bout en bout.