La tête plongée depuis le mois de mars dans un tunnel dont on ne voit toujours pas la fin, ILMN garde le cap et sort malgré tout son premier album. A l'instar du premier titre, intitulé « Chasing Rainbows », ce premier album du quatuor représente un aboutissement, après quatorze ans d'existence, un arc-en-ciel après lequel ils ont beaucoup couru et au-dessus duquel flotte, hélas, un air du chant du Cygne tant le contexte est délicat pour un groupe indépendant comme eux. Evidemment le climat général influence notre écoute de cet album, découvert pendant le confinement, et c'est peut-être la raison pour laquelle le spleen qui enrobe le chant de Jeremy nous saute aux oreilles aujourd'hui. Un feeling prégnant contrebalançant les guitares échevelées ("Uptight") d'un groupe qui n'a plus peur de s'aventurer sur un terrain tortueux et labyrinthique, plus pop (la magnifique « Horizons » d'inspiration cabaret) enrobé des claviers aux effluves électroniques (« Widows » ; « Now Sing »). Nostalgie quand tu nous tiens…
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samedi 10 octobre 2020
mercredi 12 juillet 2017
I love my neighbours : « Hello »
Le groupe francilien
au patronyme sarcastique est de retour avec ce nouvel EP de trois
titres. Plus pop que jamais, ce nouvel effort voit ILMN agrémenter
ses guitares, toujours aussi furieuses (cf. « Horizons »)
d'arrangements allant de l'électro (« Hello ») au piano
(« Horizons »). La puissance de feu toujours intacte
(« Uptight »), le quatuor évolue sur une ligne fine, en
équilibre, entre rock puissant et pop mélodique, les compositions
faisant l'aller-retour, entre chien et loup, entre les deux extrêmes.
Le contexte sied particulièrement bien au chanteur Jérémy et à
son timbre nuancé et mélodique. Vivement le passage au format
long !
mercredi 22 juin 2016
Un nouveau clip pour I Love My Neighbours
I Love My Neighbours, trio devenu quatuor, signe son grand retour avec un clip, le plus ambitieux du groupe à ce jour, faisant honneur à ces anciens étudiants en cinéma. Intitulé "Horizon" la vidéo fait montre d'un groupe arrivé à maturité altérant son rock bruitiste caractéristique d'un soupçon de pop par le biais d'une dualité entre piano et guitare. Ainsi que le montre la vidéo jouer dans une grange reste le meilleur moyen de ne pas se faire taper sur les doigts par les voisins (cf. le patronyme du groupe) !
https://www.facebook.com/ilovemyneighbours
vendredi 15 février 2013
I love my neighbours : « Should we write a single ? »
Retour en fanfare pour cet ancien trio, devenu quatuor, que
l’on avait découvert sur la scène de l’international et en interview. Donc,
« Shall we write a single ? » est le nouvel EP du groupe et se
compose de cinq titres inspirés par le rock tendance noisy des années 1990
entre pop et punk. Un peu dangereux d’ailleurs cet EP, le genre de truc qui
t’explose aux oreilles dès la première titre, « All mine » qui écrase
tout sur son passage dans un déluge multiple (décibels, guitares, tout en fait)
et rock n’roll. De la belle œuvre. A l’opposé, « Roundabout » prône
une approche pop, sensible et délicate, jolie mélodie et pattern solide de la
batterie, avant que le tout se termine dans un fracassant bordel final. Bien
produit, l’EP regorge de détails, les batteries, guitares et autres basses ont
été traitées avec beaucoup de soin, le son est énorme. Dotés d’un esprit
aventureux, la bande des quatre n’a pas peur de prendre des risques au niveau
du songwriting, les nouvelles compositions regorgent de couloirs labyrinthiques
et autres tiroirs qui prennent la forme d’alternance entre tensions et détente,
ralentissements et explosions rythmiques et autres breaks assez surprenant.
L’EP est d’une grande richesse dans la mesure où les chansons révèlent leurs
trésors au fil des écoutes et il est parfois un peu dur de tout capter du
premier coup. Should we write a single ? Ca fait longtemps que tous leurs
titres sont des singles potentiels…
https://www.facebook.com/ilovemyneighbours
lundi 10 mai 2010
Rencontre avec I Love My Neighbours

C’est dans les loges de l’International, quelques heures avant leur concert, que nous avons retrouvé le trio parisien I Love My Neighbours. L’endroit est assez vétuste, loge riquiqui, murs tagués et couverts de stickers, rock n’roll quoi ! Derrière la porte, un groupe de reggae, en retard sur l’horaire, est en pleine balance. Les effluves de la musique franchissent le pas de la porte. « Comme ça, tu pourras dire que tu nous a interviewé sur une plage de Jamaïque » me confie Jérémy, le chanteur…
J’ai une confession à vous faire, je vous connais très mal, est-ce que vous pouvez vous présenter ?
William : Je suis le batteur
Jérémy chanteur guitariste, humour, imitateur officiel de Jacques Martin
Je suis Alexis et joue de la basse
D’où vient le nom du groupe, est-ce une référence à des voisins mécontents ?
Jérémy : Je vois que tu as lu notre biographie. Quand on a commencé à jouer avec Alexis, et une batteuse à l’époque, on cherchait un nom et on a failli s’appeler les godemichés… On s’est embrouillé avec les voisins à cause de bruit. Car, à l’époque, c’était surtout du bruit : on faisait des solos de sept minutes avec des canettes de bières !
Alexis : Sur une corde et une case !
Jérémy : Et du coup on s’est dit : et si on s’appelait the fucking neighbours ! Et avec le temps cela a évolué en I love my neighbours. Et ça nous correspond bien, ça nous a suivi tout du long. On a toujours eu des problèmes avec les voisins. Même en studio ! Qui est censé être insonorisé ! Très récemment, ma voisine du dessus s’est déclarée. Je pense que c’est l’amour fou entre elle et moi !
Comment le groupe est-il né ?
Jérémy : Très simplement au départ il y avait un papa et une maman… J’avais un groupe qui s’est séparé. J’étais un peu tristounet et je me suis mis en quête d’un groupe. Après un an, je n’avais pas trouvé la formation dans laquelle je me faisais plaisir. Alexis avait une basse qui ne servait pas beaucoup...
Alexis : Et qui n’était pas accordée depuis deux ans. C’était voué à l’échec...
Jérémy : Avec Alexis on se connaît depuis la primaire. Après on a rencontré une batteuse. Quelques mois plus tard j’ai fait appel à William que j’avais rencontré au lycée. Quand il est arrivé ça a tout de suite fonctionné. Ca c’est fait assez naturellement, c’est une histoire de copains avant tout.
Pourquoi le groupe ne sort-il que des EPs ?
William : Officiellement on n’en a sorti aucun. Là c’est le premier.
Jérémy : Jusqu’à présent c’est resté relativement confidentiel. Vous avez échappé à des pochettes monumentales… On ne va pas te raconter par ce que même à raconter c’est dégueulasse. Pour l’instant on n’a pas l’opportunité de faire autre chose qu’un EP. C’est un support pour se développer ensuite. A terme l’idée c’est quand même de faire un album. Quand tu fais de la musique t’as forcément envie de faire un album. Maintenant, enregistrer dans de bonnes conditions cela nécessite un investissement et un encadrement qu’on essaye de mettre en place.
Ca fait combien de temps que vous existez ?
William : En septembre, quand sortira l’EP, cela fera quatre ans.
Est-ce que vous pouvez nous parler de votre clip « Swedish Babe » (visible sur myspace) ? Comment s’est passé le tournage ? D’où est venue l’idée d’interviewer les gens dans la rue ?
Jérémy : L’idée ne vient pas de nous à la base. C’est une idée d’Elisa (l’attachée de presse) et d’Alexandre (le manager). Ils ont pris exemple sur Cake. Quand ils nous ont montré cette vidéo on a trouvé le concept sympa. Après, nous on ne s’est pas investis directement dans la réalisation. C’est délicat de dire aux gens : « dites nous, en face, ce que vous en pensez ». Notre absence leur donnait une liberté de ton. Moi, je n’aimerai pas que l’on me demande : « Qu’est-ce que tu penses de moi ? ». Pour nous, c’était plus intéressant d’avoir toutes les réactions après coup. Quelqu’un qui n’aime pas le morceau, a tout à fait le droit de le dire.
Il y a quelqu’un qui le dit d’ailleurs…
Jérémy : Exactement. Et on en a cherché d’autres dans les rushs. Moi, je voulais qu’il y en ait plus. Que quelqu’un me dise que je joue de la guitare comme un pied. Moi ça m’aurait fait rire. Y’a un mec qui dit que je chante comme une fille. Je trouve ça génial, qu’il se pose la question de savoir si c’est un chanteur ou une chanteuse. C’est un micro-trottoir, c’est vivant…
La musique passe un peu au second plan quand on la regarde...
Jérémy : Ce n’est pas très grave. C’est un thermomètre. Pour prendre la température. On a d’autres morceaux à mettre en avant. D’autres histoires à raconter, même à travers la pochette. L’EP, on a essayé d’en faire quelque chose de cohérent. Pour l’instant, tout n’est pas encore fini. Ce premier morceau « Swedish Babe », est celui qui s’extrait le plus facilement de cet EP pour avoir une idée générale. Les autres morceaux sont peut être moins accessibles à la première écoute. Ca nous permet d’avoir un premier retour. Des chansons, on en a plein la chaussette ! Prêt à dégainer !
Tu nous parlais de pochettes, et ça me fait plaisir par ce que depuis le MP3, la musique est dématérialisée. Est-ce que tu penses qu’un disque c’est un ensemble sons et image ?
Jérémy : Oui, fatalement. Moi, je suis un gros consommateur de dvds. J’achète beaucoup plus de dvds que d’albums. Je crois que d’une manière générale, les gens sont sensibles à l’emballage. Il y a matière à faire un objet. Quand j’écoute des groupes, cela m’évoque toujours des images. J’ai du mal à dissocier la musique de l’image. Tu es obligé d’imposer une image qui accompagne le son. Si tu veux emmener les gens quelque part, il faut leur donner des directions. On a pas mal réfléchi sur la pochette. On a un fil conducteur entre chaque morceau et on a fait en sorte que la pochette reflète un peu tout ça. Les pochettes précédentes n’étaient pas très étudiées.
Qu’est-ce qui nous attends sur ce disque. Tu laissais entendre que les morceaux étaient plus violents que « Swedish Babe » ?
Jérémy : En ce qui concerne « Swedish Babe », il s’agit de notre morceau le plus pop. « Pop, Rock, Grunge » sont les trois adjectifs qui décrivent ce que l’on fait. Plus ça va, plus je me dis que c’est dur de catégoriser. Pour l’instant on n’est dans aucune case mais je m’en fous que l’on nous catégorise. Nous on sait ce que l’on fait, et encore… De toute façon, il y a une différence entre ce que reçoivent les gens et ce que nous on a l’impression de donner. C’est assez dur de répondre à ta question… On a des envies, des influences… Dans l’EP il y a un morceau assez « énervé » mais assez accessible je pense et que je ne classerai même pas dans du grunge, du rock ou de la pop.
William : Le truc c’est que l’on a tous des influences très différentes. Quand on s’est rencontré, on n’écoutait pas du tout la même chose. De plus en plus, avec le temps, on arrive à se retrouver sur des groupes que l’on a en commun. Ce qui intéressant, c’est d’essayer de métisser toutes ces influences pour en faire quelque chose de cohérent. Un morceau très pop on essaye toujours d’y mettre autre chose. On a une chanson qui s’appelle « David Ghetto » et qui est partie d’une blague à la base.
Jérémy : Rien à voir avec David Guetta. C’est une chanson que l’on a composé dans une maison de campagne où il n’y avait que la télé. En pleine été. Et David Guetta, le plein été, c’est son fond de commerce, il était partout…
William : Sur MTV on le voyait tout le temps. Trois clips différents et ils passaient tous…
Jérémy : On n’a absolument rien contre lui, il fait son truc et visiblement il le fait bien même si cela nous parle pas des masses… Ce qui nous faisait rire c’est que dans pas mal de ses morceaux il y avait une espèce de guitare avec du delay. Cela donnait une rythmique facilement reconnaissable que l’on assimile directement à du « David Guetta ». On a repris ce petit détail là et on l’a amené vers quelque chose de plus rock. La basse, c’est une basse chaloupée typique de ce qu’Alexis peut produire. Qui apporte beaucoup plus de mélodie que la guitare en définitive. Ses influences c’est des groupes genre The Rapture. William ce n’est pas forcément son créneau à la base et du coup il est obligé de s’adapter, de faire une batterie un peu plus « dancefloor ». Ensuite on part vers un refrain plus énervé. L’idée c’est vraiment ça, de mélanger toutes nos influences pour arriver à des morceaux de trois minutes qui se tiennent et sur lesquels on se retrouve tous. On a abandonnés certains morceaux, cette année, après s’être rendu compte qu’on n’y mettait pas tous la même envie…
Est-ce que c’est dur de se constituer un répertoire dans ces conditions ? Y a t il beaucoup de déchets ?
Jérémy : C’est difficile de parler de déchets. Pratiquement toutes ces chansons « abandonnées » ont été jouée au moins une fois sur scène. Ce n’est pas difficile en soi de se constituer un répertoire. On nous demande de jouer 35-40 minutes. Le but du jeu pour nous c’est de faire un set qui est vivant de la première à la dernière minute. Certains soirs on écrit notre set-list et là on se regarde : « Quoi, c’est tout ce qu’on a ? Et elles sont passées où les autres compos ». C’est sur qu’au bout de quatre ans, des chansons qu’on a mis de côté, il y en a un paquet. Cela ne veut pas dire qu’on ne les aime plus, simplement que si aujourd’hui on veut faire un set équilibré, elles n’ont plus leur place.
William : Aujourd’hui on a des envies, on joue d’une certaine façon. Et quand des vieilles chansons viennent se greffer là-dessus par ce qu’il faut jouer cinquante minutes, ça fait tâche, un manque de cohérence avec le reste. De notre point de vue en tout cas.
Jérémy : Et puis la réaction du public joue beaucoup aussi. D’un concert à l’autre, il se passe quelque chose de particulier sur une chanson sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Et après la compo sur laquelle on mise le plus le public passe à côté… Ce n’est pas grave, mais du coup le concert suivant, tu l’appréhendes différemment, soit tu changes l’ordre de la set-list, soit tu te dis qu’il faut faire plus attention à ce moment là et en définitive t’essayes toujours de colmater les brèches, par ce que tout est perfectible. On essaye toujours de faire mieux d’un concert à l’autre. Parfois t’essayes un changement qui ne fonctionne pas du tout, le groupe s’endort ou c’est le public qui ne suit plus. A ce moment là il faut réinjecter de nouvelles chansons, ou trouver un truc qui fait que cela va repartir.
Vous avez des salles préférées ?
Jérémy : La Maroquinerie, cela nous tient à cœur, par ce qu’on a vu des purs groupes là-bas. C’est comme quand on a fait La Boule Noire, Le Trabendo, L’Elysée-Montmartre, toutes ces grosses scènes, tu te dis voilà je suis sur la même scène que tel où tel groupe. Forcément cela renvoie toujours à beaucoup de choses, les souvenirs des concerts que tu as vus. Il y a aussi La Cartonnerie à Reims, une vraie bonne salle.
Comment vous voyez l’avenir ?
Jérémy : Il y a la sortie de l’EP. On travaille toujours pour essayer de le sortir dans les meilleures conditions. L’avenir sera très fortement conditionné par les retours que l’on aura sur l’EP. Evidemment, nous on a envie de continuer. Mais le groupe ne va pas se développer éternellement. A un moment, il va falloir qu’il y ait un déclic... Où pas… Peut-être qu’un jour on écrira une chanson extraordinaire... Peut-être que cela ne viendra jamais...
Propos recueillis le 3 mai 2010
En concert le 29 mai 2010 à la Cartonnerie de Reims et le 12 juin 2010 au Bus Palladium (Paris).
www.myspace.com/thefuckingneighbours
Libellés :
I love my neighbours,
Interview
mardi 4 mai 2010
I love my neighbours, L’international, 3 mai 2010

Le lundi c’est triste et c’est moche sauf quand on a la chance d’aller à l’International pour écouter du rock n’roll et que sur scène il y a le trio I love my neighbours. Belle découverte que ce groupe et il y a fort à parier que, bientôt, vous aussi vous aller adorer ces voisins là. Ils sont donc trois sur scène : Jérémy le chanteur, guitariste, Alexis à la basse et William le batteur. Pourtant, le concert commence bien mal, la faute à un coup de pied malencontreux dans le pied de micro de la guitare, le pauvre chanteur / guitariste ne s’entends plus, automatiquement il se décale et c’est tout le groupe qui part en vrille dans son sillage. Plus un ingénieur du son qui a du mal à ajuster les volumes, on n’entend pas Jérémy chanter puis c’est le son de la guitare qui augmente d’un seul coup et on se retrouve la tête dans les cordes. Et c’est précisément à ce moment là que le jack de la guitare décide de partir en vadrouille. Non décidément, il y a des soirs… Pourtant l’envie de jouer est la plus forte, et notre vaillant trio se sert les coudes et repart à l’assaut du public. Et une fois la machine lancée, on ne l’arrête plus. Portée par William, puissant batteur (torse nu après le premier morceau record à battre) au jeu peu orthodoxe, les bras en vrac au-dessus de la tête, mais qu’importe puisque cela marche. Alexis à la basse est plus discret mais, rien à redire, le boulot est fait efficacement. Et enfin dernière pièce du puzzle le chanteur/guitariste qui fait la connexion avec le public grâce à quelques blagues. Le groupe est plaisant à regarder ça bouge et saute dans tout les sens, le public est conquis et une belle ovation du public vient les récompenser. Vivement qu’un EP vienne confirmer la bonne impression laissée par le groupe.
www.myspace.com/thefuckingneighbours
I love my neighbours sera en concert vendredi soir à la Maroquinerie dans le cadre du festival Shamrock et le 12 juin au Bus Palladium.
www.myspace.com/thefuckingneighbours
I love my neighbours sera en concert vendredi soir à la Maroquinerie dans le cadre du festival Shamrock et le 12 juin au Bus Palladium.
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