Depuis quelques années, l'alliance
entre artistes est devenue monnaie courante (cf. Elton John et Leon
Russell, Elvis Costello et The Roots etc...) le temps d'un album
commun. Dans un registre beaucoup plus pop c'est aujourd'hui Franz
Ferdinand et les Sparks qui unissent leurs forces derrière l'alias
FFS. Plutôt bien pensé ce mariage entre le savoir-faire rythmique
des ex-jeunes loups écossais et le grain de folie kitsch propre aux
survivants des 70s. On pouvait s'en douter, la rencontre fait des
étincelles, le choc des générations a bien lieu, et donne
naissance à de petites perles pop qui rivalisent d'énergie (cf.
l'excellente « Dictator's son », la dansante « The
man without a tan », « Police encounters », « Save
me from myself »). A contrario, le duo brille aussi dans le
registre opposé mid tempo délicat et (un peu plus) sombre (cf.
« Little guy from the suburbs »). D'une manière
générale, l'album est très marqué par le son des synthés des
Sparks qui prend beaucoup de place (l'électro pop 80s « So
Desu Ne ») au détriment des guitares réduites à un rôle
rythmique. Au final tout le monde est gagnant, Franz Ferdinand montre
sa capacité d'évolution et les Sparks, un peu oubliés de ce
côté-ci de l'Atlantique, reviennent sur le devant de la scène.
« Collaborations don't work » clôture le disque sur une
note sarcastique et pleine d'humour.
En concert le 28 Août (Rock en Seine)
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lundi 3 août 2015
mercredi 2 octobre 2013
Franz Ferdinand : « Right thoughts, right words, right action »
Retour en grandes pompes pour le quatuor écossais, après une pause discographique longue de quatre années. Quatrième album donc, un titre qui claque comme un antienne, et un spectaculaire retour aux fondamentaux : ce nouvel album sera rythmique ou ne sera pas ! Right beat serait-on ainsi tenté d'ajouter à la profession de foi initiale. Le savoir-faire en matière de funk/pop/rock des écossais, n'étant plus à prouver, le groupe accouche d'un album d'une attachante simplicité, accrocheur dès la première écoute. Du rythme, des mélodies, des guitares et une batterie frénétique : l'affaire est emballée en 35 minutes, sans matière grasse, ni temps-morts. Rien de fondamentalement spectaculaire mais ça fonctionne à tous les coups. Et pourtant, Franz Ferdinand réussi à étonner encore tâtant du garage rock sixties, orgue à l'appui, le temps d'un « Love illumination » ultra efficace ou d'un charmant « Fresh Strawberries », peut-être bien la grande réussite de cette nouvelle livraison, sous influence psyché. Et « Bullet » est étonnament punk pour le groupe. L'affaire prend cependant une toute autre tournure, plus ambitieuse, lorsque l'étrangeté s'invite à la table, la cithare enrubannant le « Right action » d'ouverture, le délire semi-éthylique « Treason animals ! », la tristounette « The Universe expanded » ou la très complexe « Goodbye lovers and friends » qui clôt les débats. Un « petit » album qui grandit au fil de l'écoute. Réjouissant.
samedi 9 mai 2009
Franz Ferdinand : « Tonight »

Pour leur troisième album, les écossais de Franz Ferdinand ont changé de son. Certes le changement n’est pas fondamental, mais, en s’éloignant (un peu) des guitares pour donner un peu plus d’importance aux synthés (notamment sur le titre « Twilight Omens »), le groupe produit son album le moins rock. Pas question cependant pour les membres de Franz Ferdinand, d’abandonner leur côté « dance ». Les titres oscillent entre funk et disco, sur des beats plus où moins robotiques, avec de temps en temps une petite guitare rock (écoutez « Bite Hard ») pour faire plaisir à tout le monde. La formule ramassée sur une quarantaine de minutes donne un opus relativement compact où les moments d’euphorie sont légions (les trois premiers titres notamment). Le titre « send him away » ouvre quant à lui, une brèche originale et plutôt expérimentale ponctuée de nombreuses ruptures rythmiques dans une ambiance feutrée qui finit par se décanter. On touche la limite par contre avec « Twilight Omens » qui est le morceau où la formule, un peu trop indigeste, fonctionne le moins. Un bon album, sans plus car on finit un peu par se lasser au fil de l’écoute, servie avec une drôle de pochette en hommage aux photos des scènes de crimes du photographe Weegee.
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