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mardi 30 décembre 2014

The Love Me Nots : « Sucker »



La parenthèse Zero Zero (provisoirement ?) refermée, le duo Nicole Laurenne (voix/orgue) / Michael Johnny Walker (guitare) revient à ses premières amours, le garage rock tendance sixties sous l'alias The Love Me Nots. Autre grand événement, le groupe revient dans sa composition originelle, celle qui avait enregistré « In black and white » en 2006 (Jay Lien à la batterie, Christina Nunez à la basse). Et oui, c'était il y a (presque) neuf ans déjà... Le quatuor de Phoenix (Arizona) rocke comme à la plus belle époque. Faut-il y voir une relation de cause à effet ? Le track listing ressemble à une suite d'injonctions : « Don't let him », « You gotta go », « You're not giving me enough », « I blame you »... L'accompagnement musical est à l'avenant, la bande des quatre mise sur l'urgence, les chansons sont vite emballées par une guitare prise de folie (sacré Michael) contrecarrée par un orgue groove vintage apportant une once de distanciation. A son meilleur le groupe délivre des pépites excitantes dès la première écoute (« No myth », « The Fixer », « Wrong »). A la guitare, Michael Johnny Walker, fait preuve d'un registre large allant du punk au rockabilly en passant par mille nuances entre deux : hard rock 70s voire blues déglingué en passant par le western (cf. "Slip into the black"). La voix, grave, de Nicole, toujours aussi sexy, représente l'atout charme de la musique, la pêcheresse que l'on suivrait les yeux fermés. Enfin, preuve que l'expérience Zero Zero a laissé quelques traces, « Jet » chanson midtempo mâtiné de pop, assez inhabituel pour le groupe prouve l'ouverture d'esprit du quatuor, loin de ranger tous ses œufs dans le même panier.
En concert le 2 avril 2015 à la Clef (Saint-Germain-En-Laye)


lundi 1 octobre 2012

Zero Zero : « Mayday »




Sur le dernier album des Love Me Nots, « The Demon and The Devotee », sorti en 2011, un titre nous avait particulièrement étonné. Situé en troisième position sur le cd, « Demons » prenait le contre-pied de tout ce qui avait fait la réputation des Love Me Nots, jouant sur un registre plus new wave, le groupe révélait alors des sources d’inspirations inattendues allant bien au-delà du garage rock des années 60. Plutôt que de semer le doute et la confusion chez leurs fans, le duo Nicole Laurenne et Michael Johnny Walker a préféré lancer un tout nouveau groupe, Zero Zero dont le premier album, intitulé « Mayday » est un peu la suite de ce qui avait été esquissé sur « Demons ». Ce nouveau projet s’articule autour de la cheville ouvrière des Love Me Nots : la guitare de Michael Johnny Walker et la chanteuse Nicole Laurenne qui a troqué pour l’occasion ses orgues vintages, vox et farfisa, pour des synthés. Que ceux qui attrapent une crise d’urticaire à la simple évocation des années 1980 se rassurent, le duo n’a pas tourné le dos, loin s’en faut au rock échevelé qui a fait sa réputation. A ce titre, des chansons comme « Tear it up » ou « The Pink ones » n’auraient pas dépareillées sur un album des Love Me Nots. Alors Love me nots / Zero Zero même combat ? Pas tout a fait. Mais les points communs sont suffisamment nombreux pour que les fans d’un groupe se retrouvent dans l’autre. Certes, le contexte est différent, plus pop (« Go » ; « Two Wrongs »), des synthés tout droit sortis des 1980s et des boîtes à rythmes font leur apparition sur certains titres, la voix de Nicole semble aussi différente, plus modifiée ou moins naturelle qu’à l’accoutumée. Mais l’exigence en matière de composition reste la même, « I’ll wait », une des grandes réussites de l’album à tout du tube potentiel. Le rock n’roll est tellement ancré dans les gênes du duo qu’il est totalement impossible pour eux de s’en éloigner tout à fait. Quoi qu’il fasse, le rock est toujours là tapi dans l’ombre, prêt à rugir. Idem pour le groove et le swing qui a fait la réputation des Love Me Nots. Il n’y a dès lors aucune raison pour ne pas suivre le duo dans cette nouvelle aventure. D’autant qu’il a accouché, une fois de plus, d’un excellent disque.
Sortie le 5 octobre.

mardi 7 juin 2011

The Love Me Nots : The Demon and The Devotee


Bien qu’originaire de Phoenix dans l’Arizona, The Love Me Nots (voir mes messages des 24 juin 2010 et 9 avril 2011), un des fleurons du garage rock actuel, développe une attirance pour les guitares grasses, les orgues vintages et les rythmiques au groove hérité des musiques noires. Un mélange typique des productions de Detroit, dans la droite lignée du MC5 et des Stooges, dont ils sont les dignes descendants. C’est donc dans le Michigan qu’une fois de plus le quartet a posé ses valises en compagnie du producteur Jim Diamond, avec qui ils ont l’habitude de travailler, pour enregistrer ce nouvel effort afin de retrouver cette inimitable patte so sixties. Ce nouvel album marque également le retour dans le line up du batteur Jay Lien, qui avait joué sur les deux premiers albums du groupe, et cela s’entend. Car les love me nots sont un groupe essentiellement rythmique, comme le prouve l’incroyable morceau d’ouverture « The end of the line » qui tient tout entier sur un simple pattern de batterie soutenu efficacement par l’excellente bassiste Kyle Rose Stokes. Bien que toujours fasciné par le son des années 60, les love me nots s’offrent une petite distraction le temps de « Demons » où la chanteuse Nicole Laurenne, délaisse un instant son orgue vintage pour des synthés au son plus eighties. C’est une ouverture inédite pour ce groupe vers la new wave, assez surprenant mais pas foncièrement désagréable. Pour le reste on retrouve cette alternance entre morceaux down tempo « Trouble » (à noter un solo de trompette inattendu) et shots de rock n’roll incandescent : « I’m gonna be your girl » (PS : Yes Nicole anytime !) ; « I’m not okay » par ailleurs une des plages les plus réussies de cet album marquée par un festival du guitariste Michael Johnny Walker qui s’en donne à cœur joie dans un registre surf/cradingue. L'album se termine avec la sublime ballade pop sixties "The girl lights up" comme quoi chez les love me nots tout ne tourne pas autour de guitares ravageuses. Voila pour ce groupe qui nous a encore sorti un des meilleurs albums de l’année.

www.myspace.com/luvmenots

samedi 9 avril 2011

The Love Me Nots + The Soul Shake Express, 6 avril 2011, La Boule Noire.


C’est une salle de la boule noire rénovée et bien plus agréable qu’avant, la scène a été surélevée, qui a accueilli mercredi soir les Love Me Nots en provenance de Phoenix, Arizona où, d’après la chanteuse Nicole Laurenne, il fait bien moins chaud qu’à Paris en ce moment… Mais commençons par le commencement, c'est-à-dire The Soul Shake Express, sympathique quintet garage qui a assuré la première partie. Un bon chanteur, des guitares rentre-dedans, une rythmique en béton et un cinquième musicien à l’orgue vintage, qui assure aussi des solos expressifs au Thérémin, trop cool. Du gros son, mais aussi un héritage groove en provenance du blues, tout ce que l’on aime donc…


Vint ensuite le gros poisson de la soirée The Love Me Nots, et là, vu la taille des mini jupes des sexy bassiste Kyle Rose Stokes (la blonde) et chanteuse/claviériste (brune) Nicole Laurenne, c’est la température qui d’un coup monte de plusieurs degrés. D’ailleurs au petit concours entre les deux, c’est Nicole qui gagne, la petite coquine arborant également un dos nu. Outre le fait qu’elle soit à tomber par terre, Nicole est, avec Lisa des Bellrays, l’une des toutes meilleures chanteuses en activité sur la scène rock actuelle. Notons également le retour du batteur Jay Lien qui avait joué sur les deux premiers opus du groupe. Le guitariste, tiré à quatre épingles cravate, gilet et boutons de manchettes, Michael Johnny Walker complète le line up. Tout au long de ce concert, les Love Me Nots renouent avec un son délicieusement 60s, empreint à la fois de rock garage (guitares surpuissantes de Walker) et d’héritage soul/girlie pop (l’orgue vintage de Nicole, le jeu puissant mais groove du batteur). Les love me nots ou l’art de faire swinguer le gros son. Au rayon des nouveautés, le clavier de Nicolle se fait parfois un peu plus eighties sans que le groupe n’en souffre fondamentalement. La guitare acoustique utilisée sur un titre, en lieu et place de la basse, est également une nouvelle approche assez inédite pour ce groupe qui ne manquera pas de leur ouvrir de nouvelles perspectives. Le groupe fera un tel tabac qu’il rallongera de façon significative son set, et reviendra plusieurs fois pour les rappels pour la plus grande joie du public.


www.myspace.com/luvmenots


www.myspace.com/thesoulshakeexpress



jeudi 24 juin 2010

The Love Me Nots : « Upsidedown Inside out »




Nouveau venu sur la scène garage rock, le quatuor The Love Me Nots se pose là. Leur album « Upsidedown Inside Out » est typiquement le genre de disque que l’on a déjà entendu, mais que pourtant, on le sait d’avance, on ne se lassera jamais d’écouter. En gros, il y a tout ce que l’on aime, la rencontre entre les guitares rock n’roll en diable, tranchantes juste comme il faut, une chanteuse, Nicole Laurenne, au timbre de voix soulful, et enfin de l’orgue, tout droit sorti des sixties, pour la touche de groove indispensable à tout disque du genre qui se respecte (« You don’t know a thing about me »). Le cocktail a souvent été entendu, chez les Richmond Sluts, Lords of Altamont où The Blue Van pour donner quelques exemples récents. Les Love me nots n’ont donc certainement pas inventé la poudre, mais il n’est même pas certain qu’ils en aient eu un jour l’intention. Jamais on a l’impression d’écouter un groupe arrivé après la bataille. Simplement par ce leur affaire est rondement menée, avec enthousiasme et conviction : beat effréné, pied au plancher, les love me nots lancent la charge : « Karen », « He’s what i want », « Take Pity », « The Kind of love i got », vont vous mettre à l’envers, la tête en bas. Ne m’aime pas clament-ils. Dure gageure…
www.myspace.com/luvmenots


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