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samedi 31 octobre 2015

Rhum for Pauline : « Leaving Florida »



Formation attachante que l'on suit depuis quelques années, Rhum For Pauline passe à la vitesse supérieure avec la sortie de ce premier album en bonne et due forme. Etiquetée, à tort ou à raison, comme revival 70s à ses débuts, la musique de Rhum For Pauline prend une toute autre ampleur avec la sortie de ce premier effort. Certes, les influences premières du groupe, la soul et le rock sont toujours présentes (« Coochie »). L'album commence d'ailleurs avec un « When endless ends » subtil et au chant délicatement soul. Mais bien vite, le groupe s'extirpe du peloton pour s'offrir à de nouvelles influences, indie-pop ou psyché/shoegaze (« No hugs »), dépassant en cela le stade de simples revivalistes, pour atteindre finalement ce stade fragile, respectueux du passé mais le regard tourné vers l'avenir. Soigneusement produit, peu d'effets mais des sonorités de claviers et de guitares choisies avec precision, Rhum for Pauline livre un album à l'image de sa (superbe) pochette : coloré, ensoleillé, lumineux.
https://twitter.com/rhumforpauline

dimanche 10 juin 2012

Rhum for Pauline + The Popopopops, Le Nouveau Casino, 6 juin 2012.


Un fort vent venu de l’ouest souffle en ce mercredi soir sur la capitale. On commence avec les Nantais de Rhum for Pauline, excellent groupe déjà fort de deux EP qui confirme ce soir tout le bien que l’on pense d’eux (et je ne dis pas cela parce que les trois quarts de membres du groupe ont le bon goût de porter des lunettes). Les Rhum for Pauline sont quatre : guitare, basse, batterie et le chanteur qui assure les claviers. D’inspiration sixties, le groupe pratique un savant mélange à base de rock psychédélique mâtiné de groove soul. Jouée avec maestria la formule séduit de suite faisant planer et danser en même temps. Malgré quelques faiblesses passagère (le chanteur semble un peu enroué) et des soucis de son (pas assez de claviers et trop de basses qui explosent à la figure) le groupe s’en sort avec les honneurs, jouant beaucoup de nouveaux titres. D’excellents musiciens dont on attend la suite des aventures avec impatience et notamment un premier album…
The Popopopops

Changement d’ambiance avec les bretons des Popopopops ; devant un nouveau casino plein à craquer et acquis à leur cause qui d’un coup prend des airs de Manchester années 80. Il est d’ailleurs amusant de constater à quel point deux configuration identiques (basse, batterie, clavier) donnent des résultats si différents. Alors autant le dire tout de suite, les Popopopops c’est le genre de groupe qui y va à fond, sans se poser plus de questions que cela et ne fait pas semblant (en particulier le guitariste complètement possédé et à l’opposé du garçon affable qu’il est dans la vie). Sur scène les Popopopops révèlent une personnalité musicale un peu différente du disque, le chant à deux voix un peu scandé sur certains morceaux donnent un petit (j’ai bien dit petit) côté hip hop à l’affaire et le groupe étonne avec une reprise des Doors complètement déconstruite et rebâtie sur un nouveau squelette rythmique. Pour l’occasion ils vont repêcher le chanteur des Rhum for Pauline qui était tranquillement en train de danser au premier rang. Les morceaux sans basse et à deux guitares (« R n’R ») font penser aux duels de six cordes qui ont fait la réputation de Television époque « Marquee Moon ». Une prestation de haute tenue devant une salle comble qui fait des Popopopops un groupe à suivre en attendant le carton annoncé.    
www.myspace.com/rhumforpauline
www.facebook.com/thepopsband

mercredi 1 février 2012

Rhum for Pauline : « Can Reach the top »




Jusqu’ici, on ne connaissait de Rhum for Pauline qu’une seule chanson, la superbe Walker’s Lament, déclinée en plusieurs remixes sur l’EP précédent (chronique ici). Le groupe Nantais nous avait alors laissé sur une note à la fois encourageant mais terriblement frustrante. Ce nouvel EP, qui contient cette fois cinq originaux, permet de ce faire une idée plus précise du groupe. Et la donne change. A grands renforts de claviers vintage, Rhum for Pauline nous ramène en plein territoire pop sixties/seventies évoquant les groupes psychédéliques « west coast » avec en plus un solide sens du groove grâce à une section rythmique pleine de swing (cf. la basse de « Japan & China » et de « Private Island »). On rentre dans cet EP comme dans un labyrinthe plein de surprises cachées au détour de chaque composition : breaks, changements rythmiques, envolées inattendues des claviers ("Thee Unforgettable me"), voix et chœurs aériens. Le groupe bénéficie à plein d’une production aux petits oignons. Une formation attachante à laquelle il ne reste plus qu’une seule marche à franchir, celle de l’album.


lundi 2 août 2010

Rhum For Pauline : Walker’s Lament


Une nappe d’orgue s’élève, la guitare et la batterie embrayent. La séduisante voix du chanteur prend le contrôle des opérations et d’un coup nous voici transporté en plein revival british boom, les Moody Blues en ligne de mire… C’est ainsi que débute ce premier maxi des Rhum for Pauline entre pop et rock, soul et blues au son façonné par les swinging sixties. Ce premier titre « Walker’s Lament » constitue des bien beaux débuts, c’est hélas tout ce que l’on entendra d’eux. Les quatre pistes suivantes ne sont que des remixes de la même chanson. Certains sont réussis, d’autres moins mais dans tous les cas, ces réinterprétations semblent bien éloignées des aspirations originelles du groupe. Un seul morceau, aussi excellent soit-il, n’est pas suffisant pour juger du potentiel d’un groupe. Aussi, on se gardera bien de crier au génie trop tôt. Mais notre curiosité est suffisamment éveillée pour que l’on se permette d’attendre avec une certaine impatience le premier album du groupe. Histoire de pouvoir mieux jauger de quoi sont fait ces mystérieux Rhum for Pauline.
www.myspace.com/rhumforpauline