Après un ep inaugural il y a un peu
plus d'un an, voici venu pour Elisa Jo le temps de franchir le
Rubicon avec un premier album en bonne et due forme réalisé par
Benjamin Biolay. La première chose qui impressionne chez Elisa Jo
c'est sa puissance vocale, phénoménale. Une voix, pleine de milles
nuances, légèrement éraillée par moments qui lui donne toute son
âme. Un organe digne d'un vétéran de la soul music, qui aurait
survécu à tout, dans le corps d'une jouvencelle à peine sortie de
l'adolescence. Cette voix, Benjamin Biolay n'a eu aucun mal à la
mettre en scène, organisant autour d'elle une petite merveille de
soul « blue eye », toute en swing, tenant autant de la
pop que de la grande musique Noire Américaine. Dans ses meilleurs
moments l'album rappelle les grandes heures des années 1960 (« Back
around », « Oh boy », « Give me a ring »).
Mais ce n'est pas tout. Partant du principe que « copier n'est
pas jouer », le disque procède également d'une dynamique très
moderne (« Defeated », « Sunny days of june »
qui évoque plus les années 1980) avec parfois même un soupçon de
rap, une obsession habituelle chez Biolay interprète, dans le chant
(« Back around », « Something you may cure »).
C'est en tout cas une belle réussite à mettre au crédit de cette
jeune artiste à suivre...
Partant d’une intention louable, la fête de la musique
s’avère parfois être une soirée plutôt décevante, voire vaine car après tout
quand on aime la musique, c’est un peu la fête tous les jours… Il est toujours
possible de voir des artistes intéressant ce 21 juin et pour ce qui me
concerne, la soirée a été placée sous le signe de chanteuses…
Elisa Jo (co) Diane Sagnier
Elisa Jo, Apple store carrousel du Louvre,
On commence dès 18 heures dans un célèbre magasin
d’informatique « à pomme » à côté du musée du Louvre où nous attends
la toute jeune Elisa Jo, à peine dix huit ans et auteur d’un premier EP
prometteur (voir ici) produit par Benjamin Biolay. Accompagnée par son acolyte
Mathieu, Elisa nous a gratifié d’un mini-concert en duo acoustique, piano, guitare,
voix agrémentée de quelques percussions. Dotée d’une belle voix plutôt soul,
étonnante de maturité vu son jeune age, Elisa évolue dans un registre plutôt
pop d’une grande qualité d’écriture (cf. son mini tube « Back
Around »). Une bonne dose de fraîcheur et une présence scénique évidente
font d’elle une belle promesse pour l’avenir, en attendant qu’un album vienne
concrétiser son talent…
The Barettes, Le vieux Léon.
Deux qui ne manquent pas de talent, ce sont les Barettes,
Laura et Johannah qui ont fort à faire pour se faire entendre sur la scène en
plein air installée en face du Vieux Léon, un café de châtelet où elles ont
leurs habitudes. Echangeant quelques sourires et autres regards en coin, signe
de la grande complicité qui les unis, les Barettes entament la soirée avec leur
hilarante chanson (la seule en français pour le moment) « Je ne suis pas
française ». Des conditions par forcément évidentes, la scène est balayée
un vent glacial et un horrible beat techno venu du café d’à côté perturbe un
peu l’écoute de nos deux demoiselles qui s’en sortent pourtant très bien avec
leur guitares folk. Alternant les reprises, celle du « Killing me
softly » de Roberta Flack est très réussie, et leur compositions
personnelles, « Burn » est très chouette, les Barettes ont montré
toute l’étendue de leur talent vocal, diantre qu’est-ce qu’elles chantent
bien ! Et en plus elles dont amis prêt à venir leur donner un coup de main
à savoir le groupe de blues (excellent au demeurant) qui vient, au débotté et
sans répétition préalable, aider le duo a se faire entendre un peu plus. La fin
de leur prestation est marquée par quelques flottements, ce qui donne des
moments assez rigolos quand Johannah commence à entonner « Hit the road,
Jack » et que Laura préfère finalement chanter « Summertime »
(les accords sont les mêmes). Rien de rédhibitoire cependant, leur bonne humeur
communicative et leur humour les sortent de toutes les situations. Les
Barettes, c’est le groupe qui rend heureux !
Nouvelle venue sur la scène française, à peine sortie de
l’adolescence, Elisa Jo fait forte impression avec ce premier maxi de quatre
titres. Avant toute autre considération, Elisa Jo c’est une voix. Qui marque
l’auditeur. Un timbre typiquement soul, étonnant de maturité vu son jeune âge.
La musique est à l’avenant entre guitare folk et songwriting pop, le tout
parsemé d’orgues et de cuivres du plus bel effet pour le cachet soul de la
chose. La jouvencelle est à l’aise dans tous les registres de la ballade
« Milk and Honey » au groove plus musclé « The fight ».
Prometteur, forcément…