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mardi 8 novembre 2016

The Pretty Reckless : « Who you selling for »



En 2014, The Pretty Reckless a rencontré un succès monstrueux avec « Going to hell », un album faisant revivre les grandes heures du hair métal des années 1980. Des années qu'une chanteuse dans un vrai groupe de rock n'avait rencontré un tel succès public (surtout aux Etats-Unis). Menée par la chanteuse/actrice Taylor Momsen (vue dans la série Gossip Girl) la troupe opère un virage en douceur sur ce nouvel effort. C'est peu dire que le disque débute de manière pour le moins surprenante avec une intro en piano/voix (magnifique « The walls are closing in »), étonnant venant de la part d'un groupe qui avait fait du déluge de décibels sa signature. Si le reste de l'album n'est pas forcément du même acabit (« Oh my God » vaut son pesant de watts) force est de constater que ce nouvel album voit le groupe délaisser le gros son au profit d'une démarche plus nuancée, inspirée en partie par le blues (« Take me down », « Prisoner », « Back to the river »), idiome qu'ils maîtrisent de manière imparfaite, incapables qu'ils sont d'abandonner leurs tics hérités du rock FM. Ailleurs, « Wild City » et sa guitare wha-wha marche sur les plates-bandes de Jimi Hendrix émulant la BO de « Shaft » (Isaac Hayes) !!! Les puristes du blues et de la soul auront bien du mal à trouver leur bonheur dans ce disque, car The Pretty Reckless reste en dépit de tout un très bon groupe de rock, dont la nouvelle inspiration sied à merveille à la chanteuse Taylor Momsen dont le chant, suave et terriblement sexy, n'a jamais été aussi bien mis en valeur.
En concert le 26/01 à Paris (Le Bataclan)


mercredi 20 août 2014

The Pretty Reckless : « Going to hell »



Bien décidée à casser son image assez sage, Taylor Momsen (une des vedettes de la série télé Gossip Girls) donne dans le hard rock en compagnie de son groupe The Pretty Reckless dont le deuxième album est sorti récemment. Et l'affaire part sur les chapeaux de roues avec un râle féminin fort suggestif (renseignements pris la responsable s'appelle Jenna Haze et c'est une star du porno), tiens, tiens on dirait le premier album des Guns n'Roses qui usait du même stratagème... Dans le même ordre d'idées, The Pretty Reckless ne se prive pas pour utiliser la plastique, assez avantageuse il est vrai, de sa chanteuse pour assurer sa promotion. Aurait-on remonté le temps jusqu'aux années 1980 ? Car, par bien des aspects, The Pretty Reckless rappelle tous ces groupes de hair métal qui squattaient les ondes de MTV en ces années. Plans de guitares, martellement de la batterie, on s'y croirait. Et pourtant, bien loin de tous ces groupes hédonistes qui prônait un certain mode de vie (en gros sexualité débridée, drogue et alcool) dans un alignement de clichés faisant office de paroles, The Pretty Reckless apporte une certaine noirceur à l'équation, un regard lucide sur le monde à moitié hérité des années grunge. « Why'd you bring a shotgun to the party » évoque le phénomène des tueries de masse en cours aux Etats-Unis ; « Sweet things » en dépit de son titre est une terrifiante dénonciation de la pédophilie quant à « Dear sister » il s'agit là de la minute émotion du disque. On arrête là l'inventaire qui s'apparente au conducteur du JT de 20 heures... Pour éviter de sombrer dans la déprime, The Pretty Reckless contrebalance le tout par une efficacité à toute épreuve les guitares en avant aussi bien à l'aise en électrique qu'en acoustique (l'intro d'« Absolution », « Burn »). Et la voix de la miss Momsen, qui chante ou hurle au choix, vaut également son pesant de décibel (le feulement de « Blame me »). L'a priori ne peut dès lors qu'être positif.
http://goingtohell.me/uk/