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jeudi 9 juin 2022

Elise & The Sugarsweets : « Horosho »

 


Ce nouvel effort, le deuxième du groupe, marque une évolution significative pour Elise & The Sugarsweets. D’une part, si le quintet n’a pas changé de nom, il dispose, en la personne de Yulia Gubenko, d’une nouvelle chanteuse, qui signe ici ses débuts discographiques avec le groupe, dotée d’une sublime voix, ample et éraillée, incarnant à la perfection toutes les nuances d’une musique gorgée de soul et de feeling. Feeling est bien le maître mot ici, perceptible dans les licks inspirés de la guitare d’Olivier Raymond (lequel engage un passionnant dialogue musical permanent avec la chanteuse, l’un répondant à l’autre), dans le groove lancinant de l’orgue (Bala Pradal) ou dans la section rythmique à tout casser des frères Ferrié (Jérôme à la basse, Olivier à la batterie). Ainsi, ce nouvel effort est un régal d’écoute, immergé dans la grande tradition soul, à grands renforts de cuivres ou de sublimes harmonies vocales (on note la présence d’Audrey Lurie de Little Odetta dans les chœurs). La formation mise en orbite pour s’inscrire dans la grande tradition soul ne dispense pas d’une prise de risques, sous forme de clins d’œil appuyés vers le hip-hop funk (le flow qui orne « My Goddess got shapes », cosignée de l’ancienne chanteuse Elisa Heyte) ou vers le rock’n’roll pur sucre (« Birthrights » ; « Not allowed to sing the blues » signée Bernard Sellam d’Awek. Loin d’être sclérosée sur ses acquis, la formation continue sa marche en avant, prouvant par la même l’intemporalité de la soul, le temps de cet album vivifiant.

En concert le 11/06/2022 (Jazz Club Etoile)

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mercredi 29 septembre 2021

Elise and The Sugarsweets, Le Triton, 18 septembre 2021.

 




Cela faisait un petit moment que l’on avait un peu perdu de vue le groupe, confinement oblige, et dans l’intervalle le line-up a évolué avec l’arrivée d’une nouvelle chanteuse, Yulia, originaire de Sibérie ! Autre nouveauté du soir, la présence d’un duo de cuivres. Cet dernier ajout se révèle particulièrement pertinent ajoutant un supplément de peps et de groove, ce qui ne fait jamais de mal, sans pour autant piétiner sur les plates-bandes de l’orgue. Yulia, nouvelle chanteuse de la formation, semble particulièrement à son aise sur scène, assure le show à coups de petits de danse inspiré tout en motivant ses nouveaux compagnons de jeu échangeant les regards complices desquels émane l’immense joie d’être enfin sur scène après des mois de privations. Son timbre fort, assuré ancre la musique du groupe dans la grande tradition soul auquel ils font honneur. Mais tout ceci ne serait que littérature inutile si le groupe ne comptait pas dans ses rangs une section rythmique du tonnerre qui n’a de cesse de fournir le swing, carburant nécessaire pour faire tourner la machine. A cette dynamique, le clavier et la guitare offrent un contrepoint bienvenu, plus soulful, dont les soli successifs débordent de feeling. Un groupe en pleine forme donc ! Avec un nouvel album, prévu pour 2022 et une tournée en préparation, dont quelques dates en dehors de nos frontières, tous les signaux sont au vert pour 2022, enfin pour peu que la Covid nous foute enfin la paix !

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samedi 30 mars 2019

Elise and The Sugarsweets, Le Triton, 23/03/2019.


(c) Yann Charles

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C'est dans le cadre chaleureux du Triton, sur la petite scène, intime et sympathique, qu'Elise and The Sugarsweets a fêté, en grandes pompes, la sortie de leur premier album. Cela commence par un groove soul énorme de l'orgue alors que la guitare inspirée d'Olivier tire la chose vers le blues voire, éventuellement, le rock'n'roll le long de ses soli inspirés et débordants de feeling. Dans l'entre-deux, la section rythmique solide maintient la balance avec célérité et efficacité. De la soul, du blues, du rhythm'n'blues, tous les genres sont incarnés à la perfection par la chanteuse Elise, à la voix autoritaire et qui, sur scène, se dépense avec toute l'énergie de ses vingt printemps et même pas peur de sauter, talons aux pieds ou non ! L'enthousiasme et la débauche d'énergie est telle qu'il est impossible de ne pas se faire aspirer par la formation qui nous entraîne dans son groove diabolique et nous vrille le cerveau et les oreilles. Infaillibles sur scène, un concert d'Elise and The Sugarsweets c'est toujours la promesse d'un bon moment ! On quitte la salle, un grand sourire sur les lèvres… 

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(c) Yann Charles

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vendredi 1 mars 2019

Elise and The Sugarsweets : « It can't go wrong »



Après un premier EP, « When the whistle blows », sorti en 2016, la nouvelle formation franchit sans peine le Rubicon du premier album tout en faisant honneur à son patronyme sucré. En effet, Elise and The Sugarsweets, c'est du sucre, du dessert cinq étoiles, propre à faire fondre les oreilles les plus blasées. La formation se trouve pile au milieu du crossroads pratiquant une recette sur laquelle on n'arrête pas de fantasmer, 1/4 de blues (« The Cell »), 1/4 de soul (« Room 26 », « Baby Lover »), 1/4 de rhythm'n'blues ("It can't go wrong") et, enfin 1/4 de rock'n'roll (perceptible un peu partout dans les soli de guitare endiablés), parce que, quoi qu'on en dise la vie est tout de même plus rigolote avec que sans. Le tout est servi merveille par la jeune chanteuse Elise, la vingtaine à peine entamée, qui fait preuve d'un sacré aplomb du début à la fin du disque, qui incarne avec une impressionnante autorité (compte-tenu de son jeune âge) toutes les facettes du groupe grâce à son timbre aussi charmeur que puissant. Autour d'elle, un gang de vieux routiers qui ont arpenté l'autoroute bleue dans tous les sens, le guitariste félin Olivier Raymond, la section rythmique au groove imparable des frères Ferrié (Jérôme à la basse, Olivier à la batterie) et l'orgue Hammond débordant de feeling de Sylvain Lansardière (le gospel « Stupid Lover »). Dès la première plage le disque part fort avec un « I'm on fire » (tout un programme!) au groove tourneboulant. Elise est en feu, nous aussi ! Le reste du disque est à l'avenant, l'émotion est toujours mise au premier plan, tant dans les moments calmes, apaisés, que lorsque groove monte dans les tours. Enregistré live en quatre jours, l'album met en merveille l'aspect organique qui anime le groupe, pour un résultat au final bien plus intemporel que vintage. C'est d'ailleurs écrit sur la pochette, cette histoire ne peut pas aller de travers ! 

En concert le 23/03 au Triton (Les Lilas)
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vendredi 7 avril 2017

AWEK (feat. Fred Chapellier) + Elise and the Sugarsweets, New Morning, 6 avril 2017.



Voilà une soirée que l'on attendait avec impatience faisant le lien entre piliers et nouveaux venus de la scène blues hexagonale.

On commence avec du sang neuf, celui d'Elise & The Sugarsweets, un seul EP pour l'instant et déjà tant de promesses… Le groupe accompagnant la chanteuse n'est certainement pas inconnu des amateurs parisiens de la note bleue. Oliver Raymond (guitare) et les frères Jérôme et Olivier Férrié (basse et batterie) ayant roulé leur bosse dans différentes formations. Ce nouveau groupe les voit rejoindre Sylvain Lansardière (orgue) et la chanteuse Elise Heyte, 19 ans seulement et impressionnante de prestance et de maturité vocale. Sa voix, magnifique, est grave juste comme il faut et véhicule une foule d'émotions. Ce n'est pas Bannish (Blues Power Band) venu se prêter à un duo qui nous contredira. L'expérience et le savoir-faire des musiciens encadrant la fougue de la chanteuse, particulièrement charismatique et énergique sur scène. Le répertoire interprété fleure le bon goût et l'érudition (Magic Sam, Junior Wells, Freddie King, Aretha Franklin) et est parfaitement rendu en termes de feeling et de groove : (rhythm et) blues sont au programme. Seul petit regret, le manque de compositions originales (signalons toutefois la très belle « Road to coal mine » signée du guitariste Olivier) mais ce point devrait évoluer à l'avenir. On a toutefois passé une très belle heure en leur compagnie. Et le groupe a fait un tabac auprès du public.

Avec dix albums au compteur, les Toulousains d'Awek sont une valeur sûre du blues made in France. Leur performance du soir ne fera que confirmer tout le bien que l'on pense d'eux. Leur champ d'action est bien loin de se limiter à un seul style de blues mais va picorer des influences partout où bon leur semble et notamment dans le rock n'roll de Chuck Berry (duck walk parfaitement exécuté mais ne va pas te péter un truc Bernard!). Le swing semblant être la constante grâce à la section rythmique composée de Joël Ferron (basse) et Olivier Trebel (véloce batteur alliant puissance et finesse du touché). L'harmonica de Stéphane Bertolino apporte un plus « roots » indispensable et ancrant ce groupe, assez volage dans le fond, un peu plus profondément dans le blues. Sur une bonne moitié du set, le quartet a été rejoint par le guitariste Fred Chapellier (un renvoi d'ascenseur), une pointure de l'instrument en France, auteur d'une discographie en solo respectable et (accessoirement) accompagnateur de Jacques Dutronc. Musicien magnifique Chapellier possède ce don rare, celui de savoir s'exprimer avec son instrument, ses interventions étant toujours pleines d'émotions palpables. Jamais envahissant, trouvant toujours la note juste et le moindre espace pour s'exprimer, Fred s'est fondu dans le paysage comme un poisson dans l'eau pour le plus grand bonheur (auditif) des spectateurs. Les derniers rappels ont vu tout ce beau petit monde se réunir une dernière fois sur scène pour un mini bœuf, histoire de clôturer en beauté cette superbe soirée.


samedi 18 mars 2017

Elise & The Sugarsweets : « When the whistle blows »



Vieux routiers de la scène blues made in france, le guitariste Olivier Raymond et les frères Ferrié retrouvent un coup de jeune avec ce nouveau projet accompagnés par une toute jeune chanteuse, Elise, âgée de 19 ans, et bluffante de maturité vocale. Cette nouvelle aventure part du bon pied, deux compositions originales et quatre reprises du meilleur goût sont au menu de ce premier EP. Les musiciens démontrent ici un savoir-faire certain et trouvent le bon équilibre entre groove (l'orgue, la section rythmique) et des guitares enthousiasmantes maniées de main de maître par Olivier. L'écrin est parfait pour mettre en valeur les impressionnantes capacités vocales d'Elise, son coffre, sa profondeur et son registre étendu véhiculent un trop-plein d'émotion. Entre blues et soul, un premier EP certes classique, mais emballant, vivement la suite…
En concert le 6 avril à Paris (New Morning)