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vendredi 8 août 2025

Jessie Lee & The Alchemists : « Legacy »

 




Voici le troisième album de Jessie Lee & The Alchemists qui aura rarement aussi bien porté son nom que sur ce nouvel effort. En effet, enregistré à l’ancienne, prise live en groupe et matériel d’époque labellisé, ce nouvel effort revient à l’essence même de la musique : jouer, s’écouter mutuellement, laisser les accidents heureux arriver et le destin faire son œuvre. La manœuvre est risquée et, bien souvent, est une porte ouverte à la catastrophe sous forme d’albums ennuyeux et inécoutables. Mais lorsque l’on a affaire à des musiciens aussi talentueux, l’alchimie est fabuleuse ! Le groupe prend soin de laisser les compositions s’épanouir, toutes tournent autour de cinq à sept minutes, pas de quoi tomber dans l’emphase mais il y a suffisamment de matière pour laisser la place aux détours surprenants, du gros riff rock qui tue au break soulful et groovy. Si la musique des années 70 est une toile, le groupe s’amuse à glisser dessus d’un genre à l’autre, parfois au sein du même morceau. On y trouve du rock, du blues et de la soul, autant d’influences dont le groupe s’empare, sans plagier, mais fait siennes et y apporte une touche contemporaine, sans passéisme aucun. Grande classe !

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dimanche 11 juillet 2021

Jessie Lee & The Alchemists : « Let it Shine »

 


Alors que la voix de la chanteuse Jessie Lee s’envole vers les hautes sphères dès « Another » la première piste qui ouvre ce nouvel album, il ne fait point de doute que Jessie Lee et son groupe d’alchimistes ont mis la main sur la formule parfaite. Ce n’est rien de dire qu’on s’y régale. Certes, le chemin entre le blues et la soul est archi-balisé et Jessie s’y ballade, la marguerite au coin des lèvres (cf. « But you lie » ; « Let it Shine »), c’est plaisant mais toutefois attendu. Non, là où l’album fait la différence c’est dans les étapes visitées entre le blues et la soul, les gros riffs de guitares rappelant tantôt Led Zeppelin (« Another ») ou la syncope rythmique digne d’AC/DC (« You Gotta ») sans oublier ces structures complexes qui ouvrent (« Another ») et ferment (« I don’t mind to say », neuf minutes au compteur) l’album et le rapproche de l’expérimentation progressive. Le tout servi à merveille par la voix, forte et affirmée, de la chanteuse, et un sens du groove certain (« The Same »). Il est sûr qu’avec de tels alchimistes le blues n’a pas fini de briller de mille et une nuances, traditionnelles comme inédites.

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mardi 7 mai 2019

Jessie Lee and The Alchemists



Nouveaux impétrants sur la scène blues hexagonale, la chanteuse Jessie Lee accompagné de son groupe, les biens nommés Alchemists, déboulent avec un premier album relevant d'une alchimie rare au fort goût de revenez-y. Arrêtons nous un instant, pour commencer, sur la chanteuse Jessie Lee, également guitariste émérite de son état. Son charisme naturel et sa voix sont évidemment pour beaucoup dans le charme dégagé par la formation. Il y a aurait beaucoup à dire sur son chant, son coffre profond, l'assurance et l'autorité naturelle dégagée par sa voix, posée à la perfection. Autour d'elle on retrouve un quatuor classique, guitare, basse, batterie et claviers. Les quatre musiciens, une composition après l'autre, dessinent le parfait écrin pour la voix de Jessie. Un crossroad où le blues (non dénué d'émotion cf. « I don't need to say » ; « I want you to stay ») se pare d'atours funky à la Meters (« In my cat's shoes » ; « Lord I miss you ») tout en se perdant, le long des chemins détournés, au gré d'une jam typiquement sudiste (les dix minutes de « Still in the desert ») dans la lignée des Allman Brothers et autres Black Crowes. Le classique de Robert Johnson « Come on in my kitchen » en ressort tout tourneboulé ! Le cadre est parfait pour que la virtuosité du guitariste Alexis Didier, son feeling et ses soli inspirés, puisse s'exprimer à plein, bien soutenu par une section rythmique qui déboîte sévère (Julien Audigier à la batterie, Laurent Cokelaere à la basse) et bousculé par les roucoulades soulful et groovy de l'orgue (Laurian Daire). Excellente découverte

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lundi 22 avril 2019

In Volt + Jessie Lee and The Alchemists, New Morning, 17 avril 2019.


On commence par un joli coup de cœur pour la chanteuse Jessie Lee et son groupe The Alchemists qui ont ouvert avec maestria la soirée. Les deux pieds biens solidement ancrés en France mais le cœur quelque part en vadrouille quelque part au sud des Etats-Unis, la chanteuse et son groupe nous ont fait voyager en musiques dans un périmètre circonscrit entre le funk façon Meters et l'esprit jam blues/rock qui animait jadis les Allman Brothers et autre feu Black Crowes. Formation étonnante dont certaines compos originales ressemblent comme deux gouttes d'eau à un inédit des Meters alors que la seule reprise au programme, « Come on in my kitchen » de Robert Johnson, est totalement méconnaissable. Le groupe aime également prendre son temps (cf. l'esprit jam) et, alors que la fin s'approche dangereusement Jessie annonce qu'il ne reste plus que deux titres, « mais comme avec nous chaque chanson dure dix minutes il nous reste encore un peu de temps », ah ah !!! 

On a pour coutume de dire, un peu trivialement, qu'un groupe envoie le steak. In Volt, quant à eux, emmène la chose à l'étage supérieur et déménage la boucherie au grand complet ! Dès les premières notes, et alors que le chanteur se présente sur scène entravé dans une camisole de force (!), le son fait rage et la guitare balance des riffs dévastateurs, bien soutenue par une section rythmique au cordeau, entre puissance et groove titanesque. Du gros son donc au programme mais pas que, puisque derrière les watts se cache un feeling blues latent. Et lorsque les amplis sont partiellement débranchés, le temps d'un intermède acoustique, tout le talent du groupe explose aux oreilles des spectateurs faisant ressortir les qualités d'écriture puisqu'il est impossible de se cacher derrière un mur du son factice. Un groupe festif ayant le charisme et les idées pour assurer le show sans grand moyens (cf. mention spéciale aux têtes de morts géantes) développant une certaine idée du fun rock'n'roll. Enfin, le rappel, avec les membres de Jessie Lee and The Alchemists en guests, le temps d'une reprise de Bob Dylan (« Rainy Day Woman #12 & 35 ») fait ressortir une passionnante opposition de style entre le guitariste des Alchemists, marqué par le blues et le jam rock des Allman Brothers, et l'attaque plus métallique de celui d'In Volt. Ces deux là devraient monter un projet parallèle ensemble, nous serions curieux d'écouter le résultat… 

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