Affichage des articles dont le libellé est The Mercurials. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est The Mercurials. Afficher tous les articles

jeudi 24 avril 2025

The Mercurials : « Tend the fire »

 


Faisant fi du temps, des modes et du reste, qui passe et repasse, The Mercurials, de Montreuil, creuse son sillon. Après un premier EP, voici un album inaugural qui nous ramène dans la Perfide Albion de 1979, quand le reggae et le punk fusionnaient en ska. Pour résumer la chose simplement, The Mercurials c’est du groove, des cuivres et, surtout, une classe absolue. On pourrait s’extasier des heures durant sur la précision rythmique du groupe, ciselée au millimètre, mais tout cela ne serait que littérature inutile. C’est tout simplement un album ensoleillé, lumineux, de la part de musiciens qui fantasment le soleil depuis Montreuil (« Omnia Sunt Communia »). Finement écrit le disque regorge de tubes ultra efficaces, tel que ce « Fire in the house » prompt à tout ravager sur scène et dans la fosse. Probablement trop jeunes pour avoir vécu en direct l’explosion du mouvement auprès du grand public à la fin des années 70, The Mercurials en respecte pourtant tous les codes tout en appliquant sa propre culture au genre. Ainsi, bien qu’ancré dans ce style, ultra codifié, le ska des Mercurials est teinté de multiples influences, un flow quasi rap ici, des envolées rock des guitares là (« Omnia Sunt Communia »), des échappatoires vers la soul ou le jazz (« I don’t wanna talk about politics ») via des chœurs beaux à vous briser le cœur (« Lonely Boy » ; « What is wrong with me ») qui donnent finalement un album varié, colorié et toujours sautillant en dépit de la gravité du propos. L’écouter, c’est déjà une bonne façon d’aborder le printemps.

En concert le 5 mai au Supersonic (avec Principles of Joy)

https://www.facebook.com/wearethemercurials




mercredi 7 août 2024

The Mercurials : « We are The Mercurials »

 


Il se dégage de cet EP inaugural du groupe de Montreuil, un petit air indéfinissable, une vibration particulière dans l’air, comme de renouer avec des sensations oubliées depuis longtemps. Ces 5 titres possèdent quelque chose d’intrinsèquement anglais, plus précisément daté dans le temps à la fin des années 1970. C’est en l’espèce un bouillonnement musical, du ska et du reggae évidemment, mais aussi de nombreuses passerelles vers la soul, le blues ou le punk. Un petit lick de guitare bien senti ici, des chœurs inspiré là et le tour est joué. Prenons cet EP comme un hors d’œuvre, annonciateur de biens des délices, d’autant que leur réputation scénique est d’ores-et-déjà flatteuse.

https://www.facebook.com/wearethemercurials