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vendredi 17 juin 2022

Dätcha Mandala : « The Last Drop »

 


C’est avec un plaisir certain que l’on retrouve le trio bordelais, avec ce nouvel EP de cinq titres. Les guitares rugissent (la puissante « Hit and Roll »), comme aux plus belles heures, et la voix de Nicolas, boucles blondes entre Robert Plant et Roger Daltrey, séduit, une fois de plus. Et pourtant, quelque chose sonne différemment. Avec ce nouvel EP le groupe révèle une face plus introspective, se retournant sur ses influences : la première plage s’intitule « Janis », « L.A. Hippie », voire mélancolique (cf. les nappes de cordes enrobant « I & You »). Un effet des confinements successifs ? Quoi qu’il en soit le mélange de rock saturé mâtiné de blues et de folk psychédélique (« Carry On ») se révèle toujours aussi efficace et procure une sensation de bonheur immédiat.

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samedi 6 janvier 2018

Dätcha Mandala : « Rokh »



Tout commence par un break de batterie funky. Le début des années 1970, rêvées, fantasmées, pour horizon, le trio Datcha Mandala, que l'on avait déjà repéré sur nos radars grâce à un excellent EP (sur lequel on a découvert la mélancolique « Misery » que l'on retrouve ici), nous invite à grand bain de musique. Trois composantes sont au menu : des guitares rageuses et saturées (« Anâhata », « Uncommon Travel »), pour autant de démonstrations de virtuosité, des délires psychédéliques en pagaille (« Have you seen the light ? »), et qui prennent tous leurs sens dans des compositions au long cours au-dessus des cinq minutes, et enfin une note de blues nécessaire (l'excellente « Da Blues ») pour le bon goût de la chose. Titre après titre (huit au total), l'album s'impose comme la bonne surprise de la fin 2017. L'influence de Led Zeppelin plâne au-dessus de ce disque, les vocalises du chanteur rivalisent avec celles du Robert Plant du début : qui aurait pû imaginer la France capable de produire un groupe pareil, même à Bordeaux ? Un point d'orgue pour finir, la dantesque « Loot », placée stratégiquement en toute fin de programme, signe des grands disques, douze minutes au compteur (qui dit mieux?) en forme d'ascenseur émotionnel speedé, dont l'auditeur ressort tout chamboulé.


vendredi 30 septembre 2016

Dätcha Mandala : « Anâhata »



Déjà auteur de deux albums, Dätcha Mandala avait complètement échappé à notre radar. Et c'est absolument regrettable car, dans le genre rock/psyché sous influence blues 60s, le trio Bordelais s'impose comme une des meilleurs formations de l'hexagone, encore un signe, s'il en fallait un, de la vitalité de notre scène rock scandaleusement ignorée des médias nationaux. Mais il s'agît là d'un autre (et interminable) débat. Ce nouveau 45 tours du groupe, produit avec grand soin, fait montre d'une belle maîtrise. Le premier titre « Misery » commence comme une douce ballade au piano, aérienne, une belle envolée lyrique, progressive, une superbe machine à remonter le temps. La face B, « Mojoy » montre une autre facette, nettement plus nerveuse, du groupe. Les guitares, acoustiques pour commencer, montent de plusieurs crans dans l'électricité une fois l'intro passée. Blues et heavy, la chanson est électrisante et foudroie l'auditeur sur place. Led Zeppelin n'est jamais bien loin, le chant en particulier rappelle Robert Plant. Une belle réussite mais qui nous laisse sur notre faim. On attend la suite de pied ferme.