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lundi 12 décembre 2016

Nick Pride & The Pimptones : « Go deep »




Avec ce nouvel album, le guitariste anglais Nick Pride, une des valeurs sûres de la soul anglaise, franchit une étape supplémentaire. L'arrivée à temps plein de la spectaculaire chanteuse Beth Macari, après un essai sur l'album précédent, a en effet changé la donne. Moins diversifié que par le passé, le groupe se révèle, en revanche, nettement plus consistant et plus constant sur la durée. Oubliant les tentatives funk voire rap de l'album précédent, la formation se recentre sur un son soul vintage tout en prenant soin de varier les ambiances entre titres deep et morceaux plus enlevés. Autant de registres dans lesquels Beth Macari se révèle excellente. L'album ne dépareillerait pas sur le catalogue d'un de ces label hips de Brooklyn et le sextet se révèle prêt à prendre la relève des regrettés Dap-Kings. Rien de moins ! Un album excellent et c'est un petit exploit tant le créneau se révèle encombré par ailleurs. Conseillé.

vendredi 1 août 2014

Nick Pride and The Pimptones : « Rejuiced Phat Shake »



Troisième album pour ce guitariste et producteur anglais, originaire de Newcastle, accompagné de son groupe. Nick Pride évolue dans le registre de la soul à l'ancienne. Un milkshake bien connu, chargé en basses rondes et en cuivres pêchus, auquel les Pimptones se chargent d'ajouter une kyrielle de parfums venus du funk (tendance New Orleans « Go with it »), du jazz, du blues (« Walkin'out the door ») voire du rap (« Non stop »). Un créneau vintage bien occupé par ailleurs, notamment par une ribambelle de labels sis à Brooklyn. Labels avec lesquels notre Anglais rivalise sans peine (« It's a love thing » qui sonne comme du Sharon Jones). Musicalement, il n'y a rien à redire, l'ensemble tient plus que largement la route et le disque groove aussi bien que de l'autre côté de l'Atlantique. L'affaire pêcherait plutôt du côté vocal, Pride étant obligé de recruter à l'extérieur des compétences qui ne sont pas les siennes. Résultat on dénombre pas moins de neuf vocalistes, souvent féminines, différentes sur le disque. Ces chanteurs/chanteuses sont tous excellents, le problème serait plutôt ce côté un peu patchwork venant de l’accumulation de voix différentes. Bien souvent on a l'impression d'écouter une compilation plutôt que l’œuvre d'un seul et même groupe. Un reproche bien minime toutefois au regard de la qualité musicale générale de l'affaire...