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samedi 4 mai 2024

Oisín Leech + Malo Texier, L’Archipel, 3 mai 2024.



Commençons par saluer la première partie assurée par la jeune chanteuse Malo Texier. S’accompagnant seule à la guitare, électrique son clair ou folk, cette dernière fait preuve d’une certaine maîtrise vocale grâce à son chant élastique et expressif, tout en français, une rareté chez les chanteuses inspirées par la soul. Son jeu, tout au doigt sans médiator est fin, tantôt empreint de swing jazzy, tantôt fait d’arpèges délicats. Le rendu scénique est assez chouette.

Alors que sur l’écran dans le fond (rappelons que l’Archipel est également une salle de cinéma, l’artiste saura s’en souvenir au moment de reprendre « Pat Garrett et Billy le kid » de Bob Dylan) défilent un montage représentant les peintures de l’artiste Sinéad Smyth, qui a également illustré la pochette de l’album, le duo Oisín Leech (chant, guitare, harmonica) et Tony Garnier (contrebasse) prennent position sur la petite scène. Nous sommes instantanément saisis par la beauté mélodique du concert. Les cordes des instruments sont délicatement arpégées, il se dégage de la musique un sentiment double à la fois mélancolique (Nick Drake n’est jamais bien loin cf. « October Sun ») et d’une grande sérénité. A l’opposé de ce que laisse supposer ses mélodies, Oisín Leech se révèle assez drôle sur scène, parsemant le concert de nombreuses anecdotes datant de l’époque où il gérait un club folk en Irlande (le bougre est bavard!) Le spectateur, bercé par l’évidence mélodique des accords échappés de la guitare, aura voyagé, en musique, jusqu’à la pointe nord de l’Irlande, vue sur l’océan, où l’album a été enregistré.

https://www.oisinleech.com/

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lundi 22 avril 2024

Oisin Leech : « Cold Sea »

 


Appelons-cela le pouvoir d’évocation de la musique. Dès les notes inaugurales de son premier album solo, Oisin Leech, la moitié de The Lost Brothers, nous transporte. Porté par la grâce des arpèges délicats des guitares acoustiques et autres contrebasses, l’auditeur rêvasse à un endroit isolé et paisible. Peut-être est-ce la verte Irlande, le comté de Donegal, où l’album a été enregistré ? Mais peut-être est-il mieux de laisser son esprit vagabonder là où bon lui semble à l’écoute de cette douce mélopée. D’une infinie délicatesse et aussi à cause de la mélancolie palpable qui s’en dégage, la musique d’Oisin Leech n’est pas s’en rappeler les heures iconiques du folk anglais, en particulier Nick Drake. Mais Leech est un musicien d’aujourd’hui qui colore ses chansons de nappes vaporeuses électronique pour en accentuer l’onirisme. A l’instar de la sublime pochette qui l’orne, l’album, composé de titres suffisamment courts pour empêcher toute monotonie mais assez longs pour prendre l’auditeur par les sentiments, est semblable à une peinture tant il est évident que quelques accords suffisent à Leech pour dessiner des paysages sonores éthérés. On aurait tort de s’en priver.

En concert le 3 mai à l’Archipel.

https://www.oisinleech.com/

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