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dimanche 11 novembre 2018

Whodunit : « Memories from a Sh*t Hole »



En allant chercher le légendaire Jim Diamond, désormais installé dans notre Hexagone, pour lui confier la production de leur nouvel effort, les quatre « frères » de Whodunit ont eu le nez creux. Avec tact et un indéniable savoir-faire, le producteur a su magnifier la musique du groupe. Au départ il était un quatuor garage/punk fort en décibels et c'était déjà magnifique. Loin d'arrondir les angles, ce nouvel effort les redessine. Une ambition musicale revue à la hausse, des influences blues clairement assumées (« Devil Blues », « Waiting ») et un soin particulier porté aux arrangements, de l'harmonica (le blues déglingué « You fuck my wine »), du piano électrique, des claviers autant de petites touches, discrètes mais fondamentales, permettant au groupe de varier sa palette vers des sonorités surf (« Jungle Fever ») ou, plus généralement, psychédéliques (« Because you're mine »). Le groupe aurait pu se prendre en route. Bien au contraire, en maintenant intacte la puissance brute du groupe (« Room 204 »), Diamond a su le faire évoluer sans pour autant le dénaturer (« Redrum »). Il en résulte une petite merveille de garage rock addictive et attachante (« Salvation »). La déclinaison scénique de ce nouveau répertoire promet d'être explosive. 

En concert le 17/11 à Paris (Black Star)
https://fr-fr.facebook.com/whodunittheband/
https://whodunit.bandcamp.com/
https://www.reverbnation.com/whodunittheband





mercredi 19 novembre 2014

Welcome to Whodunit part three.



Figure de style typique du polar, le whodunit est une expression que l'on pourrait traduire par « Qui est le coupable ? ». Un procédé classique de narration que l'on retrouve aussi bien dans la littérature que le cinéma. C'est aussi un quatuor originaire de la région parisienne dont on a pu récemment apprécier l'efficacité scénique (au Batofar avec les Lords of Altamont) et qui sort ces jours-ci son troisième LP. Au menu donc du rock, de l'énergie, de la sueur et des décibels. Et nos quatre coupables sont tous impeccables dans le rôle. Plutôt copieux, l'album se compose de 14 titres, aussi brefs qu'un shoot d'adrénaline, revisitant le garage rock, le blues/punk et même le psychobilly via une reprise bien sentie du « Big black witchcraft rock » des Cramps. Même si Whodunit ne propose rien de fondamentalement original, ce qui de toute manière n'est pas le propos du groupe, le quatuor fait néanmoins montre d'efficacité et de classe. Voici un album qui ne manquera pas de ravir tout fan de rock n'roll en manque d'adrénaline, le groupe excellant dans un registre nerveux et tendu (cf. « Hangover »). Un excellent cd qu'il seraît criminel de laisser pendre aux branches d'un cerisier...



samedi 1 novembre 2014

Whodunit + The Lords of Altamont, Le Batofar, 30/10/2014

The Lords of Altamont


Joli plateau garage rock en ce jeudi soir sur la péniche rouge du Batofar, amarée à deux pas de la bibliothèque François Mitterrand. On commence avec le quatuor vétéran des Whodunit, tiré à quatre épingles, chemises blanches et cravate noire. De facture relativement classique et ancré dans les années 1960, les Whodunit font leur petit effet tant l'énergie déployée est phénoménale ! L'occasion de revisiter quelques idiomes bien aimés, du rock n'roll, un peu de surf music, la nécessaire dose de blues survolté. Une excellente première partie exécutée avec maestria par des musiciens affamés, jouant comme si leur vie en dépendait et, surtout, connaissant leur affaire sur le bout des ongles. La soirée commence plutôt bien...


Alors que l'écran placé derrière la scène diffuse des extraits de films de motards des années 60/70, un bruit de moteur étourdissant se fait entendre. Le quatuor des Lords of Altamont débarque, l'enfer mécanique nous tends les bras. Les Lords, ce sont quatre types aux gueules patibulaires, sapés de cuir noir façon gang de bikers. La formule est somme toute assez classique, du bon garage rock gras à souhait délivré avec une efficacité sans pareille. Le petit ingrédient supplémentaire, le plus qui entraîne l'affaire dans une toute autre dimension, c'est l'orgue vintage. Une petite dose de groove pour contrebalancer la violence de la guitare et de la section rythmique dopée à l'adrénaline. Un peu à l'étroit sur la scène minuscule (pas de gogo danseuse hélas) et assez basse de plafond, le chanteur à l'organe puissant, Jack Cavaliere, un peu cornaqué, assure le show autant que possible, balançant son orgue d'avant en arrière comme une planche de surf. Le groupe enchaîne les titres quasiment sans temps mort, telle une course poursuite effrenée sur une autoroute Californienne. Ca va vite, ça joue fort, ça fait du bien ! Les musiciens impressionnent par leur mise en place, d'une régularité métronomique, le répertoire s'en retrouve magnifié. Chaque titre prends des allures de petite bombe à la terrible déflagration. Une excellente soirée.
http://www.reverbnation.com/whodunittheband
http://lordsofaltamont.com/
https://www.facebook.com/LordsOfAltamont