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samedi 28 mai 2011

Audition MJC, 28 mai 2011.


N’ayant pu réunir le groupe au grand complet cette année, faute de participants (une petite crise des vocations ?) on s’est contenté pour notre petit Woodstock annuel d’un duo de batteries avec Georges, mon nouveau partenaire dans le crime. Quoi qu’il en soit, je ne connaissais pas Georges avant nos premières répétitions communes et j’ai découvert un mec super sympa. Et puis j’aime bien la formule à deux batteries, c’est plus funky et ça groove deux fois plus. Et puis pour tout dire, ça me rappelle les Dirtbombs (de Detroit !), un de mes groupes préférés et cela me rend assez fier. On s’est basé sur la bible de tous les batteurs, la méthode d’Agostini, l’exercice s’appelle « divertissement » et on le trouve à la page 44. On alterne chacun à notre tour les grooves et les breaks, exactement comme les Dirtbombs quand ils finissent leurs concerts. Georges s’est débrouillé comme un chef et ce n’était pas évident pour lui qui débute cette année. A l’exception cependant d’une petite plantade à la fin où on aurait du finir en même temps. Je suis aussi très heureux d’avoir pu jouer sur la batterie de mon prof, Laurent, une superbe Ludwig vintage des années 1970. Je suis assez content du résultat.

samedi 5 juin 2010

Audition MJC 5 JUIN 2010.




Cette année, ça commençait plutôt mal notre petite affaire annuelle… Tout d’abord, il y a cette crève qui me laisse sur le flanc depuis deux jours. J’aurais préféré être en pleine forme. Ensuite, il y a l’ampli de basse qui nous a laissé sur le flanc. Et enfin, la basse vintage d’Alain a attendu jeudi dernier pour tomber en panne, lors de notre dernière répète avant l’échéance. Et puis, sur un plan plus personnel, j’ai une grosse pensée pour mon ami Rob qui, j’en suis sur, aurait adoré chanté avec nous… C’est d’ailleurs à lui que je pense alors que je prends ma place derrière le kit de batterie. Cette année on attaque avec « All your love », une reprise de John Mayall. Comme d’habitude dans la petite salle qui nous est allouée par la MJC, pas vraiment faîte pour les concerts, le son est horrible, le moindre coup de caisse claire tourne dans l’air et résonne de partout, je suis donc obligé de jouer avec le frein à main. Et avec cette chaleur, j’ai les mains moites au point d’avoir les baguettes collées aux doigts. Cette année j’assure !!! Non, non, je vous jure, c’est pas pour me vanter. Mais je sens les progrès, j’ai eu un déclic un peu plus tôt. L’année dernière, je me tapais des angoisses pas possibles, au moindre break avec la peur au ventre de rater le tempo. Là, pas de souci et que je me tape mes doubles croches, un deux trois quatre, en veux-tu, en voilà. Je ne rate pas un tempo. Et même quand les autres saute un pont pour aller directement au couplet, pas de souci. Vraiment content. Laurent, mon prof de batterie, me félicite : « bravo et merci cher ami » ! Ensuite, je retrouve ma guitare pour la reprise suivante, « Come together » des Beatles. Là je m’éclate, j’ai grandi en écoutant ce truc là et ça me fait vraiment plaisir de la jouer. Adrien, à la deuxième guitare, part en live au moment de son solo. Et je n’ai jamais entendu Alain chanter comme ça avant. Il se donne à fond. Je crois que cette année on a tous très, très envie de jouer… J’ai laissé ma place derrière la batterie à un petit gamin, Kendall, qui après une seule année de cours assure déjà comme un chef. Enfin pour notre dernier titre « Mary had a little lamb » de Stevie Ray Vaughan, on est très blues cette année, c’est Chloé qui nous rejoint derrière la batterie. On s’encourage mutuellement, on partage les mêmes angoisses quand il faut accompagner le groupe à la batterie. C’est pas facile d’être batteur, personnellement je me sens beaucoup plus exposé qu’à la guitare, où les fausses notes peuvent passer inaperçues. A la batterie la moindre erreur se paye cash et en plus on plante complètement les autres au passage. Il faut vraiment être le métronome, « le patron du groupe » comme dit Laurent, tracer et ne rien lâcher. Bref là encore pas de souci. Tout roule. Pour moi c’est presque les vacances, pas grand-chose à faire, juste passer mes trois accords, bien marquer les premiers temps pour avoir des pêches. A la fin, tout le monde est content. Laurent me dit qu’il a trouvé ça vraiment bien cette année. Le directeur de la MJC me salue le pouce en l’air, « la classe » qu’il me fait. Bon il ne faut pas exagérer quand même. En tout cas, moi, je regrette que cela soit déjà fini…

mercredi 3 juin 2009

AUDITION MJC, 30 mai 2009, MJC de la Haye aux Moines, Créteil




Ah la, la, la, les amis, quelle aventure ! Bon, déjà, Alain, notre prof de guitare avait bien choisi son jour pour être en retard. Renseignement téléphonique pris, il avait même oublié de venir. C’est une première, mais pas le dernier coup de pression de la journée. On décide donc de laisser les autres élèves, piano, guitare classique et saxophone, passer avant. Il n’empêche, toujours pas de trace d’Alain et le temps passe dangereusement vite ! Lorsqu’il passe sa tête dans l’entrebâillement de la porte, on souffle un peu vite un soupir de soulagement, oubliant les autres problèmes à régler. Déjà le manque de câbles électriques et la recherche de rallonges qui s’en suit et qui prend des allures de chasse au trésor. On finit par un bricolage, un trafic insensé avec toutes les multiprises que l’on a pu trouver. Pendant ce temps-là le public patiente. Les amplis branchés, encore faut-il trouver un micro ! Bah, oui, il y en a bien un, mais un groupe qui enregistre dans le studio du dessous est en train de l’utiliser ! Le public patiente toujours… Le micro trouvé, il a fallu s’occuper de la console, il fallait nous voir nous gratter le crâne devant ledit engin que personne ne sait faire marcher, ni même mettre en route… Ah, si mon pote Nico me voyait… Petite précision, le public patiente encore… Décision est rapidement prise de se passer du bordel plein de boutons et de molettes et de se lancer. On accorde rapidement nos guitares, planqués derrière le piano et on y va sur « Sunshine of your love » de Cream. Trop vite… Le son est immonde, un maelström sonore, une bouillie inécoutable. Je suis mort de honte. Devant l’ampleur de la catastrophe, on décide d’abréger le massacre. Nouvelle pause pour enfin régler les amplis comme il se doit. Le public patiente… Alors que je m’installe derrière les fûts, les choses sérieuses commencent enfin avec « Riders on the storm » des Doors, avec un fameux break qui m’angoisse depuis des semaines… Ca passe ric-rac, mais cela passe quand même, heureusement Laurent, le prof de batterie, est là pour me remettre sur les rails alors que je pars dangereusement en vrille. Et je ne suis pas au bout de mes émotions… Aldo, prof de sax de son état, vient taper le bœuf avec nous sur notre dernier titre « Fortunate son » de Creedence Clearwater Revival. Alain et lui se connaissent depuis toujours et jouent ensemble depuis des années. Leur complicité est impressionnante. Il souffle du feu de Dieu. Complètement exalté. J’en suis tellement interloqué que j’en oublie de jouer pendant une mesure ! Les applaudissements sont cette fois nourris, oubliant les galères du début. On nous a même réclamé un rappel. On a donc décidé de refaire, proprement ce coup-ci « Sunshine of your love ». Et là Laurent me fout la honte : « Reprise de Cream avec Eric Clapton, super guitariste et on en a un bon avec nous : Régis ! ». Je ne sais plus où me foutre… La mère d’Adrien, l’autre guitariste, qui nous voit souvent répéter se lève alors et crie : « Ouais REGIS ! » en applaudissant. Le doute n’est alors plus permis, votre serviteur est le grand vainqueur du concours de la tomate sous pression ! Cette fois-ci le morceau se passe vraiment bien, c’est propre, nickel. Régler son ampli, ça change tout ! On a alors une bonne slave d’applaudissements, Adrien me glisse alors : « Putain on a foutu le feu, là ! ». Et enfin l’après-midi s’est terminée avec une bonne séance de musculation à base de portage d’amplis et de la batterie car, tout le monde vous le dira, dans la musique, tant qu’on n’est pas une star, on a plutôt intérêt d’avoir des bons bras !!!



samedi 24 mai 2008

Showtime, Audition MJC La Haye aux Moines, Créteil, 24 mai 2008.


J’ai l’intime conviction que personne ne met un pied sur scène la fleur au fusil. Quelque soit le niveau auquel on joue, que ce soit pour dix potes, une fille (encore pire) ou plusieurs personnes, on monte sur scène la peur au ventre, la boule à l’estomac et les mains moites, ce qui est très gênant car après elles glissent sur le manche de la guitare et le médiator vous échappe des doigts…

Cette année comme tous les ans, je suis passé de l’autre côté de la scène, une fois n’est pas coutume, à l’occasion de l’audition de fin d’année de la petite MJC de banlieue où je prends mes cours de musique.

Afin d’éviter au mieux les inconvénients ci-dessus évoqués, j’ai l’habitude de me concentrer sur le premier geste : le premier accord à jouer, la première note, le reste viendra tout seul. La musique, c’est comme un train, une fois à bord, il n’y a plus moyen de descendre avant sa station, ça défile, il faut suivre le rythme.

On a donc commencé par « le crocodile » un duo à deux batteries dont l’une est jouée par votre serviteur, je n’en parlerai pas plus avant, je me suis planté, l’autre mec s’est planté aussi, le son était mauvais, un désastre… Ca été par contre beaucoup mieux sur « Summertime blues », la reprise d’Eddie Cochran, un standard du rock n’roll où j’ai également officié comme batteur. Laurent, le prof, me tape amicalement sur l’épaule : « t’as assuré mon pote, t’étais bien dedans », moi un peu modeste, un peu incrédule aussi : « C’est vrai ? ». On a ensuite enchaîné avec « Doctor, Doctor » une vieille scie hard-rock/blues des années 70 du groupe UFO, il n’y a qu’Alain, le prof de guitare pour aller dénicher des trucs pareils ! Néanmoins, je suis quand même assez fier depuis que j’ai lu quelque part que Robert Vennum, des BellRays, cite régulièrement UFO, comme une des principales influence de son groupe. Y’a pas à dire, ça quand même de la gueule ! J’ai ensuite délaissé un instant mes partenaires dans le crime du jour, le temps qu’ils jouent (sans moi), « Seven Nation Army » des White Stripes. J’en profite pour souffler cinq minutes, il fait une chaleur étouffante dans la salle, le temps est très lourd, il n’y a pas un souffle d’air, je suis complètement en nage et je m’essuie comme je peux.

Ca été ensuite le bouquet final, les trois saxophones sont venus nous rejoindre pour le dernier morceau « Mercy, Mercy » une reprise de Joe Zawinul (Weather report) un grand musicien de jazz qui nous a quitté il n’y a pas très longtemps et auquel Aldo, le prof de sax a rendu un bel hommage. J’avoue, j’étais un peu en panique quand j’ai vu les cuivres débarquer, vu qu’on n’avait jamais répété ensemble, ce n’était pas prévu ou alors je n’étais pas au courant. Mais bon, les gars et la fille étaient super sympa et au final notre affaire a plutôt bien roulé, bien swingué. Sauf que les sax, ça fait tellement de boucan, que j’entends à peine ma guitare. Ils ont vraiment assuré, et moi, c’est la première fois que je joue avec des cuivres et ça m’a fait bien plaisir, cette petite jam un peu improvisée.

Et voilà, c’est sur cette bonne note que s’est terminée l’audition de cette année. Mine de rien c’est des mois (on répète depuis fin février, début mars), des semaines et des heures à répéter les mêmes gestes, dans l’espoir de ne pas faire de connerie le jour J. Tout ça pour 25 petites minutes qui viennent de s’achever, c’est une sensation étrange. L’adrénaline est retombée maintenant, et j’ai une grande fatigue qui me tombe sur les épaules, j’ai mal aux bras, je suis complètement crevé et j’ai comme une sensation de vide. A l’année prochaine !


Loin de moi l'idée de me comparer au grand maître, mais dans la vie toutes les occasions sont bonnes pour réécouter Eddie Cochran:

Eddie Cochran : Summertime Blues


Eddie Cochran : "C'mon everybody"

dimanche 27 mai 2007

SHOWTIME ! Audition MJC La Haye Aux Moines, Créteil, 26 Mai 2007.


Andy Warhol l’a dit, on aura tous notre quart d’heure de gloire. Et je dois être chanceux puisque j’y ai droit tous les ans. Et pas qu’un quart d’heure, non, non, vingt bonnes minutes ! C’est aujourd’hui l’audition annuelle, le spectacle de fin d’année de la MJC ou je prends mes cours de musique. Et j’ai été très occupé cet après-midi, puisque je prends des cours de guitare et de batterie et que, fidèle à mes engagements, je dois jouer des deux, pas en même temps tout de même ! Mes partenaires dans le crime sont aujourd’hui Adrien à la guitare, Alain, le prof de guitare, qui aujourd’hui assure la basse (sur une superbe Fender qu’il a acheté en 1970) et le chant et enfin, Zoé, Charlotte et votre fidèle serviteur qui se succèdent à la batterie.

A peine arrivé, je suis déjà en panique quand je vois le tome basse de la batterie en train de se casser à moitié la gueule sur deux pieds (au lieu de trois). On m’explique : « Tu vois, la vis est tombée à l’intérieur et il faut une pince spéciale pour tout ouvrir. T’as pas ça sur toi par hasard ? ». Je me résout à l’idée de jouer sans quand Mac Giver fait son apparition sous les traits de Laurent, le prof de batterie, qui sort la fameuse pince en sifflotant, l’air de rien : « j’ai toujours ça sur moi au cas où… ».

Après quelques réglages sonores, on profite des quelques éclaircies de la journée en attendant que les spectateurs arrivent. Je sirote un coca, il fait lourd, une chaleur pas possible dans la salle. La salle dans laquelle on se produit est habituellement utilisée pour les cours de danse, pas tellement faite pour la musique live, ça résonne beaucoup. Les fenêtres sur le mur droit laissent échapper quelques rayons de soleil entre les branchages des arbres c’est agréable. Au plafond subsistent quelques décorations de Nöel. La salle est maintenant pleine, plus le choix, il faut y aller. On commence à quatre, Laurent, Zoé, Charlotte et moi alignés derrière la batterie pour une batucada, un rythme brésilien. Je me plante un peu au milieu mais bon ça ne s’entend pas trop, donc il n’y a rien de grave.

« Vous aimez le Rock n’roll ? » demande Alain au public avant que nous attaquions notre premier morceau « Suzie Q », une reprise de Creedence Clearwater Revival. Aussitôt je me décompose, mon ampli ne marche pas ! Je secoue les bras en l’air, attendez je n’ai pas de son, au secours je me noie ! (bon, ok, j’exagère un peu). Dieu (lire Laurent) fait alors son apparition et me remet le bidule en route d’une pichenette bien sentie, cet homme est mon sauveur !

Et c’est parti…

J’assure la partie rythmique ça va, pas de problème. On enchaîne ensuite notre deuxième morceau un instrumental intitulé « Chitlin’con carne », c’est Alain qui a dégotté ce truc, je ne sais absolument pas d’où ça sort. Là je n’ai que trois accords à jouer en boucle, je m’acquitte de ma tâche avant de remplacer Charlotte derrière les fûts, elle me glisse un « bonne chance » au passage. J’attrape mes baguette, là on joue un blues en 12/8 à moitié improvisé, composé pendant les répétitions. Nous sommes en trio avec Adrien à la guitare et Alain à la basse. Alain : « A la batterie : Régis et l’année prochaine il joue aussi du saxophone ! » Tu rêves, toi, tu le sais ? Donc je m’imprègne du rythme qui est ternaire. Je regarde mes partenaires dans le crime, tout le monde est prêt ? 1,2,3 1,2,3 on y va ! J’essaye de tenir la baraque du mieux possible, je me plante un peu sur le break, mais ça ne s’entend pas. Alain improvise les paroles en anglais. A la fin, Laurent me tape sur l’épaule, t’as assuré mon pote ! Il n’a pas vu que j’ai frôlé la crise d’apoplexie ! Les vingt minutes de gloire touchent à leur fin alors que l’on inverse la batterie pour Zoé qui est gauchère. Je reprends mon Epiphone LesPaul à paillettes pour le dernier morceau, « Honky Tonk Woman », la reprise des Stones où je joue le rôle de Keith Richards. J’adore les Stones depuis mon adolescence, donc le moment est d’importance ! A la fin de la chanson, la foule est en délire, c’est Woodstock, les gens hurlent, sautent dans tous sens, les filles me jettent leurs soutifs, non je déconne, on a juste eu des applaudissements !

Je quitte la MJC alors que l’orage commence à tonner, pour la deuxième fois en deux jours je me tape la pluie, la météo commence à sérieusement contrarier mes plans ce week end !