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vendredi 12 juin 2009

The Sweet Vandals : Love Lite


Deux ans après un premier album qui avait été une excellente surprise, les madrilènes de The Sweet Vandals (voir mes messages des 6 et 10 novembre 2007 et 5 juin 2008) sont de retour. Et ce n’est plus le même groupe. Déjà, le clavier du groupe Carlo Coupé est parti, remplacé par l’organiste, la précision est d’importance, Santi Vallejo. Ensuite, sur ce disque, les Vandals sont renforcés par une section de cuivres qui fait des miracles et donne cette pêche incroyable, notamment sur le premier titre « Thank you for you » qui rappelle « I Thank you ». Enfin et surtout, polis par les nombreux concerts donnés dans toute l’Europe, les Sweet Vandals sont dorénavant un meilleur groupe arrivé à maturité. Entendons-nous bien, le premier album était excellent mais souffrait de quelques baisses de pression, quelques erreurs de jeunesse et souffrait d’être un peu trop long. Tous ces défauts appartiennent au passé et ce nouvel opus est remarquable de la première à la dernière note aussi bien dans le registre funk particulièrement efficace que la soul apaisée. « I hate to hate you », « Funky Children » (avec chœurs ad-hoc) et « Every woman is a diva » sont douces et brûlantes comme le soleil espagnol. L’orgue déverse ses notes chaudes comme de la lave en fusion et le batteur Javier « Skunk » Gomez maîtrise à la perfection tous les fondamentaux des rythmes funk. Son association avec le bassiste Santi « Sweetfingers » Martin, mais aussi avec le guitariste, un peu en retrait mais qui marche sur des braises wha-wha, Jose « Yusepe » Herranz est redoutable. Dernier ingrédient mais pas le moindre la voix, celle de la chanteuse Makya Edjole. C’est un peu comme si les Meters s’étaient trouvé une soul sister. C’est dire si les Sweet Vandals, sont armés, équipés pour faire honneur à leur patronyme et à multiplier les dégâts sur toutes les scènes européennes.

www.myspace.com/thesweetvandals



jeudi 5 juin 2008

Can’t you hear me knocking ?

Avant de partir en vacances (bien méritées), je vous ai préparé une playlist, à mon humble avis, aux petits oignons ! En tout cas, voici les MP3 de mes vacances. Can’t you hear knocking on your window ?

1) Jill Scott : The Way (live)
Extrait de la bande originale du film/concert/documentaire Block Party (à voir d’urgence si ce n’est pas déjà fait) voici une version live du tube « The Way » de Jill Scott, à mon avis encore meilleure que celle figurant sur le récent album live de la miss. Jill Scott nous pose içi LA question : « Is this the way you love me, Baby ? ». Est c’est comme ça que tu m’aimes, Bébé ? Et je connais plus d’une fille, pas spécialement heureuses en la matière, qui se posent cette question quotidiennement. Evidemment, je pense très fort à elles. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais moi je vous adore. Cette chanson est pour vous…

Jill Scott : "The Way"

2) Jill Scott : Golden (live)
Toujours extrait de la BO de Block Party, voici « Golden » le premier tube de Jill Scott et son extraordinaire revirement jazzy en plein milieu de la chanson. Jill est ici accompagnée (comme sur la chanson précédente) par The Roots. Alors autant vous dire les amis ça déchire !

Jill Scott : "Golden"


3) The Sweet Vandals : « I got you man ! »
Petite bombe soul-funk en provenance de Madrid. La dernière trouvaille du label Differ-ant (Nicole Willis). Une excellente chanteuse, Makya Edjole, accompagnée par un gang de teigneux prêts à se jeter corps et âmes comme la misère sur le monde. Un son assez sale, j’adore.

The Sweet Vandals : "I got you man"


4) The Sweet Vandals : « Runaway People »
Obscure reprise pour nos amis espagnols. Attention aux brûlures c’est chaud comme de la braise. Que Calor !

The Sweet Vandals : "Runaway People"


5) Wraygunn : « Don’t you know ?»
Restons sur la péninsule ibérique un instant. Les portugais, originaires de Coimbra, de Wraygunn sont l’un des groupes qui m’ont vraiment scotché ces dernières années. Tout un agrégat d’influences rock n’roll, soul, blues et gospel se mélangent ici avec une rare maestria, un son de guitares assez roots, des scratches, cet album au titre biblique « Ecclesiastes 1.11 », est un chef d’œuvre en puissance.

Wraygunn : "Don't you know"



6) Wraygunn : « There but for the grace of god go i »
Reprise, débordante de sensualité, du tube disco de Machine. La chanteuse Raquel Rahla est ici en état de grâce.

Wraygunn : "There but for the grace of god go i"


7) Little Barrie : « Just wanna play »
Le trio Little Barrie est l’un des groupes les plus cool à l’heure actuelle en Grande-Bretagne, bien plus en tout cas que toute cette bande d’ados montés en épingle grâce à myspace. Voici donc un mélange rock n’roll, groove et swing. Et un très bon batteur.


Little Barrie : "Just Wanna play"




8) The Noisettes : « Cannot even (Break free) »
Dans la lignée des BellRays, voici le trio anglais The Noisettes, mené par la chanteuse Shingai. Le morceau commence par un rythmique jazzy qu’ils se font ensuite un plaisir de lacérer à grands coups de guitare…


The Noisettes : "Cannot Even Break Free"


9) The Dirtbombs : « Livin’for the city »
Reprise du classique de Stevie Wonder par une bande de cintrés venus de Detroit. Vous êtes prévenus, ça arrache !

The Dirtbombs : "Livin for the city"


10) Shake your Hips ! : « High on the hog »
L’un des meilleurs groupes de blues en France, la guitare rythmique semble échappée de « Payback » de James Brown.


Shake Your Hips ! : "High on the hog"





11) Blues Power band
Titre éponyme d’un autre excellent groupe de blues hexagonal. Un son unique limite disco.


Blues Power Band





12) Gossip : « Dark lines »
Et si au cœur de la tornade disco/punk/soul Gossip, il y avait tout simplement des « Mangled Hearts » (des cœurs estropiés), des âmes en souffrance comme en témoigne ce poignant « Dark Lines »…


Gossip : "Dark Lines"




13) Silent : « Poison »
Le duo électro s’attaque ici au funk, scratches à l’appui. Et une batterie en filiation directe avec les Meters. Ca vaut le coup d’être écouté…

Silent : "Poison"





14) Pamela Hute : « Parachute »
Une petite sucrerie pop pour la française Pamela Hute, qui est en ce moment en plein enregistrement de son premier album
Pamela Hute : "Parachute"

15) Stevans : « Monday’s wedding »
Et pour finir une dernière petite gourmandise pop acoustique, signée du trio Suisse Stevans.








Stevans : "Monday's Wedding"
Remerciements : Pamela Hute, Yvan (Stevans), Frank et Nico (Silent), Hervé (Blues Power Band), Jean-Marc (Shake Your Hips !)

samedi 10 novembre 2007

The Sweet Vandals, La Maroquinerie, 8 novembre 2007.







La pluie commence à tomber en ce jeudi soir, aussi je sprinte, et manque de me rétamer lamentablement, sur le pavé humide pour me mettre à l’abri. Et puis, j’ai aussi rendez-vous avec le quintet madrilène de The Sweet Vandals dont je vous ai entretenu un peu plus tôt cette semaine.

Les instruments sont disposés de manière originale, sur le côté gauche de la scène se trouve l’orgue Hammond (garanti vintage) en face et à l’autre extrémité de la scène, la batterie est installée. Dans le fond, deux micros destinés au guitariste et au bassiste et enfin tout devant sur le bord de la scène le micro principal pour la chanteuse. Le groupe se fait comprendre en baragouinant un mélange d’anglais, d’espagnol et de français rudimentaire.

Faisons maintenant un peu mieux connaissance avec nos nouveaux amis espagnols. Au chant Mayka « muy caliente » Edjole, déhanchement très sexy, torride, provocante même quand elle entonne « I got you man ! » pointant du doigt le public ; l’assistance masculine présente approuve et le fait bruyamment savoir. A la guitare José Angel « Yusepe » Herranz, petite teigne, râblé, habile, on lit dans son regard son appétence à bouffer tout le monde. A la basse Santi « Sweetfingers » Martín, le groove fait homme, impeccable. A la batterie Javier « Skunk » Gomez, son association avec Santi Martín laisse rêveur, cet homme là groove, swingue, c’est aussi, accessoirement, le beau gosse du groupe. Et enfin Carlo Coupé à l’orgue Hammond ; inspiré, son orgue déferle tel des vagues sur le rivage. Jouons maintenant à un petit jeu initié par Mayka : dans un premier temps, elle chante « let’s get down, down, down » puis petit s’accroupie, imitée par le bassiste et le guitariste puis par le public. Une fois que tout le monde est genoux à terre, Mayka entonne « let’s get high, high, high… » (Petite variation autour du « take you higher » de Sly Stone) puis tout le monde se remet debout et le groupe de partir en live dans un tourbillon groove terrible, redoutable. C’est une grande ovation et entièrement méritée qu’ont récolté les Sweet Vandals. Ces derniers ont apprécié et l’ont fait savoir saluant la foule en se frappant la poitrine de la main, levant le pouce au moment d’attaquer le rappel. Deux reprises « What’s going on » (Marvin Gaye) et « Papa’s got a brand new bag » (James Brown), on se serait cru (enfin presque) à l’Appollo Theatre au cœur de Harlem !
www.myspace.com/thesweetvandals

mardi 6 novembre 2007

The Sweet Vandals




Qu’il est bien loin le trou noir des années 80 et 90, quand la musique noire était au point mort sous le joug « dance » des radios FM. Le temps du Rn’B fumeux et autres new jack foireuses est révolu ! On assiste à une véritable renaissance, la soul, le funk sont tels le phoenix renaissent de leurs cendres. Et j’ai trouvé cette semaine une nouvelle raison de m’ébaudir en la personne des Sweet Vandals. Ces derniers sont espagnols (précisément de Madrid) et sont signés sur le même label que Nicole Willis. Le son est sale, rentre dedans, « down earth », James Brown (époque « Payback ») et les Meters ne sont jamais bien loin. Une efficacité redoutable. Nos vandals sont cinq : guitare, basse, batterie, orgue Hammond B3 et une chanteuse, cousine éloignée de Lisa Kekaula (The Bellrays) et de Betty Davis. Pour évoquer des références plus récentes, on pense au Dap-Kings (le groupe de Sharon Jones) qui auraient échangé les cuivres pour l’orgue Hammond. Quelques titres plus soul « Beautiful », l’instrumental « Nite Lites » donnent un peu d’air. L’album contient 11 titres originaux et 2 reprises, notamment « Papa’s got a brand new bag », le soul brother #1 serait fier.

Cherchez en priorité la version incluant les deux bonus tracks « Too Much » et surtout « Runaway people » avec un plan de guitare rythmique absolument dingue. Gros coup de chaleur à prévoir à l’écoute de ce disque !

www.myspace.com/thesweetvandals