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lundi 21 avril 2025

Richard Thompson, Le Café de la Danse, 20 avril 2025.

Sans artifice aucun, seul avec sa guitare folk, Richard Thompson nous a régalés en ce dimanche soir. Là où d’autres se révèlent soporifiques dans l’exercice, Richard Thompson lui excelle. Il faut dire qu’il a beaucoup d’humour et un recul vis à vis de son parcours qu’il peut bien se permettre, il n’a plus rien à prouver à son age. Il s’amuse de jouer dans un endroit nommé le Café de la Danse, tout en s’empressant de préciser aussitôt qu’il est impossible de danser sur sa musique, avant de ravir le public d’anecdotes et de souvenirs du Swinging London des années 1960 qui l’ont vu débuter comme musicien. Justement, en parlant des années 1960, quelque chose nous dit que sa manière de présenter sa musique, seul avec sa guitare, n’a guère changé depuis. C’est en tout cas une première pour nous, les deux fois précédentes, il était en trio. Le solo met en exergue ses qualités de musiciens. Son poignet frotte les cordes avec conviction et un placement rythmique impeccable, signe de l’expérience, et emballe le public comme s’il jouait en groupe. Lorsque l’émotion est mise en avant, il y a beaucoup de feeling dans ses arpèges. La soirée est divisée en deux sets, et après une petite pause, c’est accompagné de son épouse, la chanteuse Zara Phillips, que le chanteur revient sur scène pour revisiter son parcours, aussi bien avec Fairport Convention qu’en solo, notamment son sublime « I want to see the bright lights tonight » de 1974, enregistré avec son épouse de l’époque, Linda Thompson. Un très beau concert.

vendredi 18 avril 2025

Richard Thompson : « Ship to shore »

 


Toujours fringuant en dépit de 80 printemps, Richard Thompson, qui fût un membre fondateur de Fairport Convention, continue son parcours musical, entamé en 1972, et regarde vers le large. C’est en effet dans une ambiance maritime que ce déroule ce nouvel effort de la légende du folk britannique, et qui teinte ses nouvelles chansons d’arrangements à tendance celtique (« Freeze »). Et chez Thompson, l’océan est agité, la mer est vivante, le bateau tangue. Il est nullement question pour le chanteur d’enregistrer un disque contemplatif, le soleil couchant sur la plage, très peu pour lui. Pas question de s’endormir ! Les nouvelles chansons sont enregistrées plein pot et la rythmique pulse à plein régime (« Trust » ; « The Old Pack Mule » ; « Turnstile Casanova »). Un dynamisme qui lui sied à merveille et qui est à l’unisson de son écriture, toujours de très grande qualité. C’est le grand avantage que possèdent les musiciens expérimentés, à qui on ne la fait pas, eux connaissent les recettes qui marchent à tout les coups. Preuve en est ici apportée.

En concert le 20 avril au Café de la danse.

https://www.richardthompson-music.com/

https://www.facebook.com/RichardThompsonMusic




mercredi 9 février 2011

Richard Thompson Band, Le Café de la danse, 6 février 2011.


Richard Thompson, vétéran britannique de la scène folk des sixties a fait son retour sur une scène parisienne dimanche soir dans la petite salle intime et bien remplie du Café de la danse. Tous ceux qui ont gardé de Richard Thompson l’image d’un baladin folk se sont vu imposé un sacré démenti lors de cette soirée. Armé de sa Fender Stratocaster d’un très joli bleu pastel fifties, Thompson a joué un concert électrique à l’extrême (seulement deux chansons en configuration acoustique) montrant au passage des qualités (insoupçonnées ?) de guitariste soliste. Entouré d’un groupe à la fois classique -batterie, basse- et original -violon et un musicien multi instrumentiste (sax, flûte, mandoline)- Thompson a délivré un spectacle en deux sets, un premier dévoilant les chansons du nouvel album suivi d’une deuxième partie revisitant ses grands classiques. Entre chaque chanson Thompson ne manque de livrer remarques, commentaires et anecdotes de son humour so british. Sympa avec le public, il parle également un peu français. Un petit mot pour finir sur l’excellent groupe qui l’accompagne. Le batteur tout terrain assure lui-même la maintenance de son instrument tout en continuant de battre la mesure, la baguette coincée entre les dents. Le bassiste, enthousiaste, semble s’éclater comme aux plus belles heures des sixties, faisant le grand écart tout en agitant la tête. Une bien belle soirée.