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vendredi 19 février 2016

The Cult : « Hidden City »



The Cult, survivants héroïques des années 1980, est de retour avec un nouvel album, le dixième de leur carrière, et le point final d'une trilogie entamée en 2007 avec « Born into this » et poursuivie en 2012 avec « Weapon of choice ». Du groupe original, il ne reste plus que le chanteur Ian Astbury et le guitariste Billy Duffy et la formule musicale de « La Secte » se résume aujourd'hui à ces deux ingrédients. La voix de baryton d'Astbury d'un côté, les guitares grasses et urgentes de Duffy de l'autre (« Dark energy »). Le reste, la section rythmique et quelques claviers aussi éparses et discrets, ne sont là que pour soutenir le duo. En 1987, grâce au fabuleux album « Electric », The Cult était apparu comme les sauveurs du rock n'roll, dur et indomptable. Presque trente années se sont écoulées, et on peut affirmer sans peine, à l'écoute de ce nouvel effort, qu'il en est toujours de même aujourd'hui (cf. « Hinterland »). Les années aidant, le duo a appris le recul et la distanciation (« In Blood », « Birds of paradise ») ajoutant ainsi de nouvelles couleurs à sa palette. Quelques influences bluesy (« GOAT ») viennent ainsi s'ajouter au psychédélisme (l'album « Love » de 1985) et au hard rock, marottes habituelles du groupe. Le timbre d'Astbury, désormais grave et rocailleux, respire le vécu et ses textes en quête de spiritualité, participent de cette évolution. Un album solide et consistant, une valeur sûre…
https://twitter.com/officialcult

lundi 7 décembre 2015

The Cult : « Choice of weapon »




Apparu au début des années 1980, The Cult a d'abord été adopté par la communauté gothique. Puis, après maintes circonvolutions psychédéliques, le groupe a évolué et est devenu un des fers de lance du rock des années 1980 avec un chef d’œuvre à la clé, l'album « Electric » sorti en 1987. De cette époque il ne reste plus que le chanteur Ian Astbury et le guitariste Billy Duffy. Le présent album « Choice of weapon », le dernier en date de La Secte, avant le prochain prévu pour 2016, reprend le flambeau là où « Electric » l'avait laissé, loin là-bas dans les eighties, produisant un rock puissant et racé (« For the Animals », "Amnesia"). On insiste sur le mot « Rock », pas thrash, métal black quelque chose. Non, du rock tout simplement. Il y a en effet quelque chose d'intemporel et d'immédiat dans ce disque. Les guitares sont puissantes et enlevées, les gammes venues du blues sont parfaitement ingérées pour muter en quelque chose de différent et terriblement excitant (« The Wolf »). Oui, excitant, comme un bon vieux rock n'roll qui d'un coup d'un seul redonne à l'existence tout son sel. Quant à Ian Astbury, la patine du temps a profondément marqué sa voix. Son timbre est désormais grave et profond, plein de nuances gutturales dont il use à merveille tel un vieux bluesman fatigué (« Life > Death »). Ce n'est pas pour rien que ce type a, un temps, accompagné feu Ray Manzarek et Robby Krieger sur scène lors d'une tentative de reformation des ex-Doors. Ian Astbury méritait de toute façon bien mieux que de jouer les Jim Morrisson de remplacement et cet album remarquable vient le rappeler à point nommé.