Pour son retour sur une scène parisienne, alors-même qu’elle en pleine préparation d’un nouveau disque, BlauBird est accompagné de son mari Olivier Slabiak (violon) et de Rémi Fox (saxophone), elle-même s’accompagnant au piano. C’est pourtant debout au tout devant de la scène que la chanteuse débute le concert, sans micro, a cappella, faisant une démonstration de son art vocal, hérité de son passé de chanteuse lyrique. Ainsi, le concert commence sur une note classique, un chœur sur un poème de Goethe, avant un surprenant virage électronique le temps de l’adaptation de « Demain, dès l’aube... », poème de Victor Hugo mis en musique. C’est ensuite que le concert trouve sa vitesse de croisière, acoustique et intime, entre piano, violon et saxophone, cet endroit sacré où les langues se mélangent s’amalgament harmonieusement - français, allemand, espagnol, mais aussi yiddish et arabe (cf. « Fairuz ») - dans cet élan humaniste et empathique qui la caractérise. C’est, comme toujours, d’une émotion intense, qui prend à la gorge, et que ses nouvelles chansons, dévoilées ce soir, ne trahissent pas. On ne ressort jamais tout à fait indemne de cet émouvant voyage au pays des souvenirs et de la mémoire.
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On se souvient que les deux chanteuses avaient partagé le micro, un soir à la Manufacture Chanson, un duo bien improbable tant leurs esthétiques respectives sont différentes, mais c’est Siân Pottok qui arrive par la suite sur scène. Jouant du n’goni, Siân Pottok (dont le nouvel album sort le 13/11) s’inscrit dans un registre afro et pop, un terreau fertile qu’elle mâtine d’influences jazz et soul, bâtissant un pont musical entre tradition et modernité, Afrique et Occident. La chanteuse est entourée d’un batteur, pour le groove, d’un saxophone (pour la note jazz) et d’un clavier (pour compléter sa panoplie musicale). Emprunt d’un message positif, pour la paix et appelant à la danse, la chanteuse nous a fait passer un excellent moment festif et coloré.
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