« Nul n’est prophète en son pays » ; ce célèbre adage, Franck Carducci pourrait aisément le faire sien. Célébré dans toute l’Europe, en particulier en Allemagne et en Angleterre, Franck Carducci, signé sur le vénérable label anglais Cherry Red, et qui a fêté la sortie du présent album avec un concert au mythique Cavern Club de Liverpool (quel autre artiste français peut-il en dire autant ?), reste largement inconnu, voire ignoré, en France, son pays natal. Il faut dire que Franck ne s’est pas facilité la vie en choisissant de s’exprimer dans un style ne valant que misère, commisération voire moqueries par la presse de chez nous : le rock progressif. Quel dommage ! Car pris tel que, sans aucune considération, l’album est de très haute facture. Porté par deux piliers « The Betrayal of Blue » (10 minutes) et « Love or Survive » (13 minutes) l’album dévoile un univers cinématographie au long cours, virtuose où les mélodies se développent en des courbes étonnantes. Entre les deux, Franck s’adonne, avec bonheur, à un classic folk/rock qu’il semble affectionner (« Sweet Cassandra » et son harmonica ravageur) balançant entre orgue groovy et guitares abrasives (« Self Righteousness » ; « The Limits of Freedom ») où son sens de l’attaque à la six cordes fait des merveilles. Vraiment, l’album a tout de la pépite secrète. Et en plus la pochette est sublime !
https://www.facebook.com/franckcarducci/
https://franckcarducci.bandcamp.com/

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire