vendredi 7 août 2026

Jack White : « Frozen Charlotte »

 


Septième album solo, déjà, pour l’ex leader des White Stripes, devenu depuis 25 ans une icône rock mondiale, l’auteur de « Seven Nation Army » qui a, depuis, largement dépassé le statut de tube rock pour atteindre l’étage supérieur, celui de chant universel qui s’est propagé au-travers de tous les stades et autres terrains de sport du monde entier. Depuis Jack White évolue en électron libre, fait ce qu’il lui plaît quand cela lui sied le mieux, et s’inscrit en gardien du temple rock, aussi bien pour sa carrière solo que pour son travail de préservation du patrimoine avec son label Third Man Records. Ce que Jack aime le plus, et c’est heureux pour nous, c’est le rock’n’roll. Ainsi M. Blanc n’a pas son pareil pour dégainer plus vite que son ombre des albums urgents, où ses riff n’en finissent pas de décaper les oreilles. Infusé, depuis toujours, au rock garage et au blues, Jack White reproduit ici une formule qu’il connaît sur le bout des doigts tout en réussissant à faire sien des styles à priori plus éloigné, comme le métal, qu’il réussit à intégrer avec parcimonie dans l’attaque des guitares (cf. « G.O.D and the broken ribs »). Mais pas question pour autant de faire un disque plan-plan essayant d’émuler du mieux possible les années 70, décennie de référence dans l’œuvre de Jack White. Non, le présent album est complètement dingue et assez baroque, laissant une large part de lumière à ses acolytes (l’orgue barré de « Raising the grain ») ou le martèlement démentiel de la batterie (« You’ll never fix me »). Ajoutez à ceci la science des six cordes de Jack White, au chant totalement habité par ailleurs, et vous n’êtes plus très loin du graal rock de cet été où les amplis chauffent autant, si ce n’est plus, que le soleil caniculaire.



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