Sur ce huitième album (et oui déjà huit albums pour cet artiste qui jusqu’à ce jour avait totalement échappé à nos radars) le Franco-Canadien Alex Keiling livre un album folk à l’os. Le musicien place l’idiome dans un territoire assez sombre et hanté, où son chant, habité et profond, évoque des destins tragiques entre autres paroles empreintes de gravité. Instrumentation réduite, l’album est toutefois assez varié entre folk écorché et quelques envolées électriques. Arrivé à ce niveau l’économie de moyens, outre le fait qu’elle soit, on l’imagine, en partie imposée, relève d’un véritable choix esthétique. Celle d’une musique, criante de vérité, mais de douleur aussi. Une mise à nu musicale qui place The Wooden Wolf sur le sentier torturé (dont on ressort rarement indemne) emprunté autrefois par Songs:Ohia (Jason Molina) ou Kurt Cobain, à l’époque où ce dernier enregistrait l’album « MTV Unplugged ».
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