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jeudi 5 juin 2008

Can’t you hear me knocking ?

Avant de partir en vacances (bien méritées), je vous ai préparé une playlist, à mon humble avis, aux petits oignons ! En tout cas, voici les MP3 de mes vacances. Can’t you hear knocking on your window ?

1) Jill Scott : The Way (live)
Extrait de la bande originale du film/concert/documentaire Block Party (à voir d’urgence si ce n’est pas déjà fait) voici une version live du tube « The Way » de Jill Scott, à mon avis encore meilleure que celle figurant sur le récent album live de la miss. Jill Scott nous pose içi LA question : « Is this the way you love me, Baby ? ». Est c’est comme ça que tu m’aimes, Bébé ? Et je connais plus d’une fille, pas spécialement heureuses en la matière, qui se posent cette question quotidiennement. Evidemment, je pense très fort à elles. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais moi je vous adore. Cette chanson est pour vous…

Jill Scott : "The Way"

2) Jill Scott : Golden (live)
Toujours extrait de la BO de Block Party, voici « Golden » le premier tube de Jill Scott et son extraordinaire revirement jazzy en plein milieu de la chanson. Jill est ici accompagnée (comme sur la chanson précédente) par The Roots. Alors autant vous dire les amis ça déchire !

Jill Scott : "Golden"


3) The Sweet Vandals : « I got you man ! »
Petite bombe soul-funk en provenance de Madrid. La dernière trouvaille du label Differ-ant (Nicole Willis). Une excellente chanteuse, Makya Edjole, accompagnée par un gang de teigneux prêts à se jeter corps et âmes comme la misère sur le monde. Un son assez sale, j’adore.

The Sweet Vandals : "I got you man"


4) The Sweet Vandals : « Runaway People »
Obscure reprise pour nos amis espagnols. Attention aux brûlures c’est chaud comme de la braise. Que Calor !

The Sweet Vandals : "Runaway People"


5) Wraygunn : « Don’t you know ?»
Restons sur la péninsule ibérique un instant. Les portugais, originaires de Coimbra, de Wraygunn sont l’un des groupes qui m’ont vraiment scotché ces dernières années. Tout un agrégat d’influences rock n’roll, soul, blues et gospel se mélangent ici avec une rare maestria, un son de guitares assez roots, des scratches, cet album au titre biblique « Ecclesiastes 1.11 », est un chef d’œuvre en puissance.

Wraygunn : "Don't you know"



6) Wraygunn : « There but for the grace of god go i »
Reprise, débordante de sensualité, du tube disco de Machine. La chanteuse Raquel Rahla est ici en état de grâce.

Wraygunn : "There but for the grace of god go i"


7) Little Barrie : « Just wanna play »
Le trio Little Barrie est l’un des groupes les plus cool à l’heure actuelle en Grande-Bretagne, bien plus en tout cas que toute cette bande d’ados montés en épingle grâce à myspace. Voici donc un mélange rock n’roll, groove et swing. Et un très bon batteur.


Little Barrie : "Just Wanna play"




8) The Noisettes : « Cannot even (Break free) »
Dans la lignée des BellRays, voici le trio anglais The Noisettes, mené par la chanteuse Shingai. Le morceau commence par un rythmique jazzy qu’ils se font ensuite un plaisir de lacérer à grands coups de guitare…


The Noisettes : "Cannot Even Break Free"


9) The Dirtbombs : « Livin’for the city »
Reprise du classique de Stevie Wonder par une bande de cintrés venus de Detroit. Vous êtes prévenus, ça arrache !

The Dirtbombs : "Livin for the city"


10) Shake your Hips ! : « High on the hog »
L’un des meilleurs groupes de blues en France, la guitare rythmique semble échappée de « Payback » de James Brown.


Shake Your Hips ! : "High on the hog"





11) Blues Power band
Titre éponyme d’un autre excellent groupe de blues hexagonal. Un son unique limite disco.


Blues Power Band





12) Gossip : « Dark lines »
Et si au cœur de la tornade disco/punk/soul Gossip, il y avait tout simplement des « Mangled Hearts » (des cœurs estropiés), des âmes en souffrance comme en témoigne ce poignant « Dark Lines »…


Gossip : "Dark Lines"




13) Silent : « Poison »
Le duo électro s’attaque ici au funk, scratches à l’appui. Et une batterie en filiation directe avec les Meters. Ca vaut le coup d’être écouté…

Silent : "Poison"





14) Pamela Hute : « Parachute »
Une petite sucrerie pop pour la française Pamela Hute, qui est en ce moment en plein enregistrement de son premier album
Pamela Hute : "Parachute"

15) Stevans : « Monday’s wedding »
Et pour finir une dernière petite gourmandise pop acoustique, signée du trio Suisse Stevans.








Stevans : "Monday's Wedding"
Remerciements : Pamela Hute, Yvan (Stevans), Frank et Nico (Silent), Hervé (Blues Power Band), Jean-Marc (Shake Your Hips !)

jeudi 8 mai 2008

The Dirtbombs : « We have you surrounded »




Oui, je sais, je vous casse souvent les oreilles sur ce blog avec The BellRays et dans le même genre, je vais aujourd’hui vous présenter une autre de mes marottes, The Dirtbombs from Detroit. Les Dirtbombs, c’est une sacrée bande de frappés, vous n’avez jamais entendu un groupe pareil : deux batteries, deux basses, et un chanteur/guitariste. Mick Collins, chanteur et guitariste, c’est la tête pensante du groupe et le compositeur quasi exclusif. Il possède une voix Noire, musclée et profonde, un peu comme un chanteur soul sous acide. Les références à la soul ne s’arrête pas là, en 2001, ils ont consacré un album entier « Ultraglide in Black » à des reprises motown et rhythm & blues. Les deux batteurs (Ben Blackwell et Patrick Pantano) leur donnent un groove terrible, une pulsation infernale, la première basse entre les mains expertes de l’excellent Troy Gregory (il a également joué avec Nathaniel Mayer voir mes messages des 4 août et 3 décembre 2007) joue un rythme d’enfer, la deuxième basse (Ko Melina) remplace dans les faits une guitare rythmique le son est trafiqué avec tout un tas d’effet et beaucoup de fuzz. Avouez qu’il faut quand même être malade quelque part pour imaginer des sons pareils ! D’ailleurs, les Dirtbombs c’est le type même du groupe qui a tout pour être foireux si l’essentiel n’était pas là : les chansons. Mick Collins et Troy Gregory (qui n’a signé aucune chanson sur ce nouvel album) sont deux excellents songwriters, nourris aux sons stax, motown et du rock furieux des Stooges et du MC5, en ce sens, ils sont l’épitomé de la ville de Detroit : du rock n’roll et de la soul. Ce groupe ne pouvait pas venir d’une autre ville, c’est de la déliquescence post industrielle de Detroit, du ghetto, que leur vient ce feu, cette rage de jouer par tout moyens cette énergie déployée jusqu’à la dernière goutte de sueur, de sang.

http://www.thedirtbombs.net/
www.myspace.com/dirtbombs
www.myspace.com/thedirtbombs

The Dirtbombs : Indivisible


The Dirtbombs : Wreck my flow


The Dirtbombs : Pretty princess day

vendredi 3 août 2007

The Dirtbombs : OH KATRINA

Pour être tout à fait honnête, depuis que j’ai commencé ce blog, je cherche une bonne excuse pour vous parler des Dirtbombs, ce groupe de Detroit qui par les temps qui courent brille principalement par son absence. Or ces derniers se rappellent à notre bon souvenir avec la sortie d’un anachronique mais salutaire nouveau 45 tours (disponible via le site internet bomp.com voir le lien sur la colonne de droite). Oui, vous avez bien lu, un 45 tours, ces disques noirs qui tournent tel un derviche tourneur. Le disque est présenté dans une pochette cartonnée qui une fois dépliée devient un poster. Très classe. Les deux titres inédits « Oh Katrina » et « Candyass » ont été enregistrés (ou bootleggés) live à Detroit. En effet, le disque appartient à la série « live from Detroit » qui a principalement pour but de sortir des 45 tours live de groupes de Detroit enregistrés à Detroit. Enfin, on peut entendre les Dirtbombs reprendre ici des couplets piqués chez les Bee Gees et Thin Lizzy. Mais, maintenant, effectuons un petit retour en arrière sur le parcours de cette joyeuse bande…

1ère hypothèse : LES DIRTBOMBS SONT CINGLES !

Deux batteurs, deux bassistes et un chanteur/guitariste/harmoniciste, c’est un véritable tsunami de décibels électriques qui est le point de s’abattre sur vos oreilles. Dans des conditions telles qu’il est absolument suicidaire, et ce n’est pas une blague, de se rendre à l’un de leurs concerts sans boules quiès. Comme on vient de le voir la formation du groupe est pour le moins originale, mais cela fonctionne très bien. La première basse joue normalement. La deuxième est trafiquée avec des pédales fuzz et tout un tas de distorsions bizarres et remplace la guitare rythmique. Les deux batteurs jouent ensemble et alternent grooves et breaks. Ca envoie grave ! En règle générale, les concerts se finissent avec les deux batteurs seuls sur scène et cela donne des rythmes irrésistibles…

2ème hypothèse : LES DIRTBOMBS SONT GENIAUX !

Le grand atout du groupe c’est le chanteur/guitariste (parfois harmoniciste) et tête pensante Mick Collins. Ce dernier est Noir et possède une voix musclée qui me rappelle la kyrielle de vocalistes qui se sont succédés dans Tower of Power (voir mon post du 4 février). Le groupe synthétise parfaitement la ville de Detroit dont ils sont originaires piochant leur inspiration aussi bien dans la motown que dans les groupes de furieux qui ont inventés le punk (MC5, Stooges) dans cette ville industrielle à la fin des 60s. « Horndog fest », leur premier album un peu brouillon, est sorti en 1998. Mais le coup de génie des Dirtbombs c’est leur disque suivant « Ultraglide in Black » sorti trois ans plus tard. Mick Collins n’a pratiquement rien composé pour cet album-ci mais repris, avec un goût certain, des standards de la soul, du funk et du rythm n’blues. Les plus grands noms sont là, reprises de Marvin Gaye, Stevie Wonder, Sly and the family Stone, Curtis Mayfield… Même du Barry White vitriolé de la sorte par les Dirtbombs dépote sec ! Ils font notamment montre d’un pied très sur en reprenant « livin for the city » de Stevie Wonder, à mon sens la grande réussite du disque. Depuis les « bombes de poussière » ont sorti un album et demi, le vivement conseillé « Dangerous magical noise » et « Billiards at nine thirty » split album (6 titres inédits chacun) partagé avec les excellents King Khan & his shrines.