Affichage des articles dont le libellé est Eric Bibb. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Eric Bibb. Afficher tous les articles

jeudi 29 janvier 2026

Eric Bibb : « One Mississippi »

 


Incarnation de l’élégance absolue, la classe musicale faîte homme, Eric Bibb sort un nouvel album ! Les fidèles de cette page le savent, le savoir-faire musical et le raffinement d’Eric Bibb n’a que peu d’équivalent et ce n’est pas ce nouvel effort qui nous fera mentir. Habitué des arpèges acoustiques délicats, toujours présents sur ce disque mais de manière plus parcellaire (cf. « Go Down Ol’Hanna » ; « New Window ») Eric a cependant changé de costume optant pour un univers plus orienté funk/pop. Un soupçon de groove supplémentaire habite donc la musique, ce qui convient parfaitement à son timbre de voix, toujours aussi velouté, et lui permet de dominer de la tête et des épaules ces arrangements pop en leur conférant une âme bienvenue. Car si l’habit change un peu sur certains morceaux, le fond reste le même. Toujours fidèle à lui-même Eric Bibb reste ce songwriter pétri de blues, de folk et d’americana (cf. « The Good Life »), genres qu’il aborde avec la sagesse d’un vieux maître et une grande humanité. Une réussite supplémentaire à mettre au crédit de ce grand artiste.

En concert le 20/02 au New Morning.

https://www.ericbibb.com/

https://www.facebook.com/EricBibbMusic





jeudi 6 juin 2024

Eric Bibb : « Live at the Scala Theatre Stockholm »

 


A défaut de réellement contenter les aficionados, ce nouvel album live d’Eric Bibb (le cinquième) fera parfaitement office d’introduction pour quiconque aura la chance de le découvrir par ce biais. En effet, Eric Bibb incarne, à bien des égards, la classe et l’élégance absolue ! La classe musicale : bluesman accompli, Eric est aussi un grand du folk, sa manière de caresser les cordes de sa guitare pour en tirer de soyeux arpèges fera fondre le plus dur des cœurs. Son chant charme à l’avenant de sa voix grave, profonde et mélodique. Enregistré à domicile, Stockholm où le New-Yorkais s’est exilé de longue date, et en compagnie de ses proches (dont sa fille Ulrika Bibb, également chanteuse), ce nouvel album en public laisse une large place à d’autres instruments, quatuor à cordes, kora africaine (Lamine Cissokho), pedal-steel et violon (pour la note blues ou country), mandole ou harmonica. L’ensemble forme un tout mélodique et harmonieux, apaisant à l’écoute, une véritable odysséue msicale.

https://www.facebook.com/EricBibbMusic





samedi 25 mars 2023

Eric Bibb : « Ridin’ »

 


Un nouvel album d’Eric Bibb, c’est un ravissement à chaque fois renouvelé. Perché sur son fier destrier, le musicien chevauche ses territoires musicaux favoris, le blues, le folk sans oublier un petit détour vers l’Afrique ou les idiomes soul/gospel qui imprègnent son chant. Le chanteur n’oublie pas d’embarquer quelques amis fidèles dans sa folle cavalcade, Harrison Kennedy, Taj Mahal, Russell Malone ou Jontavious Willis, dans un joli brassement des générations, ainsi que les fidèles Amar Sundy et Habib Koité. Le résultat est d’une élégance folle, comme toujours ! La voix hypnotise de son doux feulement grave et évocateur ; l’oreille succombe sous le charme de ces arpèges de guitare folk, précis, précieux et raffinés. Le banjo utilisé, ici ou là, apporte une touche proche de la country et on note quelques envolées de guitare électrique assez inhabituels où la musique s’élève encore plus qu’à l’accoutumée. De la belle ouvrage, soignée dans les moindres détails, et d’une sobriété exemplaire (seule la chanson compte) qui scelle des retrouvailles spectaculaires avec Dixiefrog, son label fétiche. Intemporel.

En concert le 23 avril à la Cité de la Musique/Philharmonie

https://www.ericbibb.com/

https://www.facebook.com/EricBibbMusic

https://twitter.com/ericbibb




mercredi 8 mai 2019

Eric Bibb : « Global Griot »



Entre blues et folk, à la fois prolixe et élégant, Eric Bibb a vu la lumière lors d'un voyage en Afrique de l'Ouest. Sa musique a été profondément marquée, transformée (cf. la relecture de son propre « Needed time »), par la découverte du continent, ce qui avait déjà donné un album formidable, « Brothers in Bamako » en compagnie de Habib Koité, sorti en 2012. Mais l'humanité, profonde et débordante, d'Eric l'a souvent vu s'intéresser, se soucier, du sort de l'autre, celui que l'on nomme pudiquement l'étranger, et un album récent, « Migration Blues » (2017), mettait en parallèle le sort d'un réfugié fuyant Alep à celui d'un esclave au temps des plantations. Ouvert sur le monde et délivrant un message humaniste, positif et plein d'espoir sans tomber ni dans la béatitude ni dans le misérabilisme, on ne saurait mieux décrire ce nouvel effort, copieux, un double album de vingt quatre titres qui résume parfaitement le cheminement artistique de son auteur. On retrouve ainsi toutes les qualités d'Eric, sa voix chaude et profonde, son toucher fin et délicat à la guitare acoustique, le long d'arpèges dignes d'un orfèvre. L'élégance naturelle de ses compositions est rehaussée du son des instruments africains (kora, n'goni, percussions) et il se dégage une sorte d'évidence mélodique, aussi précieuse et fragile que le cristal, de ce nouveau disque. Un nouvel album enregistré sur trois continents (Europe, Afrique ainsi que son Amérique natale) en compagnie des complices habituels (Michael Jerome Browne, le guitariste Staffan Astner, Habib Koité, son épouse Ulrika etc...) et au gré des rencontres de passage. Un voyage magnifique orné, de plus, d'une sublime pochette signée du peintre Jean-Paul Pagnon. 

https://www.ericbibb.com/
https://www.facebook.com/EricBibbMusic
https://twitter.com/ericbibb

mardi 4 avril 2017

Eric Bibb : « Migration blues »



Mettant en parallèle le sort d'un citoyen d'Alep, fuyant la guerre et ses horreurs, et celui d'un ancien esclave quittant le sud ségrégationniste à la recherche d'une vie meilleure dans le nord (transhumance qui a donné naissance au Chicago blues), Eric Bibb en arrive au constat suivant, nous sommes tous issus de migrants, de familles qui, à un moment ou à un autre, ont dû partir… Avec la finesse d'écriture et l'élégance qui le caractérisent, Eric Bibb a enregistré ce nouvel album en comité restreint. On retrouve l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau, un partenaire de jeu habituel d'Eric, et le multi-instrumentiste (banjo, mandoline, guitare, violon, triangle) Canadien Michael Jerome Brown, la grande révélation du disque. En dépit de son caractère minimaliste, qui incarne à merveille le propos (tous les instruments utilisés sont facilement transportables renforçant cette impression d'exil et de route) ; Eric et ses partenaires livrent un album minutieux, délicat et mélodique, entre folk, blues et country. Mettant l'émotion en avant, les musiciens jouent sur la retenue, à l'image de l'harmoniciste JJ Milteau, discret, jamais envahissant mais aux interventions toujours justes. L'écrin est parfait pour mettre en valeur le chant, grave et doux d'Eric. Une pièce maîtresse supplémentaire dans la discographie de cet artiste, profondément humaniste et toujours prompt à s'émouvoir du sort de son prochain.


jeudi 1 juillet 2010

Amar Sundy + Eric Bibb Quartet, Paris Jazz Festival, Parc Floral, 27 juin 2010.


Comme chaque année, le Parc Floral, situé en bordure de Paris, se transforme l’été venu en salle de concert en plein air. Peu onéreuse, il suffit de s’acquitter des cinq euros d’entrée au Parc pour assister gratuitement aux concerts, la formule offre des concerts de qualité.

On commence donc avec le bluesman guitariste d’origine Touareg Amar Sundy. Accompagné de sa section rythmique (basse et batterie), Monsieur Sundy nous fait voyager en musique, son « blues du désert », chanté en langue vernaculaire, s’avérant particulièrement savoureux. On pourrait presque parler de world music, mais ses solos à la pédale wha-wha (à la Jimi Hendrix) nous replacent en terrain connu. Au fur et à mesure que l’après-midi se déroule, ce concert prend de l’ampleur. Dans un premier c’est un percussionniste qui vient renforcer le groupe puis c’est au tour du Bluesman Joe Louis Walker de venir rejoindre le groupe sur scène. On passe alors de l’Afrique à Chicago, le lien entre toutes ces musiques devenant alors de plus en plus évident. On pense à ce blues africain et à Ali Farka Touré (cf. le superbe album The River).



C’est ensuite une vieille connaissance que l’on retrouve sur scène en la personne d’Eric Bibb. Le concert commence assez tranquillement par un premier titre interprété en solo à la guitare acoustique avant que les choses sérieuses ne commencent. Il se passe toujours quelque chose d’étonnant pendant un concert d’Eric Bibb. Alors que son quartet se met en place (guitare électrique, contrebasse et batterie), le groupe devient de plus en plus intense, le public réagit alors avec promptitude, pas du tout écrasé par la chaleur de ce dimanche après-midi. Comme possédé par la musique, Eric assure le show avec moult mimiques et regards satisfaits. Le geste pourrait sentir l’autosatisfaction. Ce n’est pourtant absolument pas le cas. Eric Bibb transpire simplement l’amour de la musique, le désir de jouer et le plaisir de partager ces moments avec son public. Et c’est contagieux ! Une belle après-midi de « blues in the park ».
http://www.amarsundy.com/
www.myspace.com/amarsundy
http://www.ericbibb.com/
www.myspace.com/ericbibb


vendredi 18 juin 2010

Eric Bibb : « Booker’s guitar »


Les belles histoires donnent parfois aussi des grands disques… C’est à l’occasion d’une séance de dédicace ayant lieu en Angleterre, après un concert, qu’un fan a donné à Eric Bibb une guitare ayant appartenu au bluesman du Delta Booker T. Washington (décédé en 1977). Complètement mystifié par ledit instrument, Eric Bibb décide alors d’enregistrer un album acoustique en forme d’hommage au bluesman disparu. Tous les spectateurs ayant eu la chance de voir Eric Bibb en concert savent la puissance émotionnelle que ce dernier peut dégager. Et c’est cette même émotion que l’on retrouve dans cet enregistrement. Sur cet opus, Eric Bibb est seul, seulement accompagné de l’harmoniciste Grant Dermody, aux interventions aussi parcimonieuses qu’inspirées, sur quelques plages. Sur ces arpèges, joués en picking, Eric Bibb pose sa voix, profonde et soulful qui prend évidemment de l’ampleur. Cet album est à la fois chaud et délicat, une fois de plus on succombe…
www.ericbibb.com
www.myspace.com/ericbibb


samedi 26 septembre 2009

Eric Bibb : Live à fip


Bien connu des lecteurs de cette page, le bluesman Eric Bibb poursuit une carrière remarquable à laquelle vient de s’ajouter cette nouvelle pièce de choix. A l’invitation de la radio fip, Eric Bibb a donné deux concerts les 13 mars et 2 décembre 2008 dans les studios de Radio-France. A l’écoute de ce double album résultant de ces deux concerts, on ne peut que constater la chance qu’a eue la poignée de spectateurs privilégiés. Avec une passion et une ferveur jamais démenties, Eric Bibb égrène les titres phares de ses albums, en ce sens ce live est une espèce de best-of déguisé. Le premier cd (14 titres) le voit accompagné de son groupe, savoir : le batteur Larry Crockett, le bassiste Trevor Hutchinson et le guitariste Staffan Astner. C’est la face « groupe » qui est ici exposée, la plus conviviale, la plus entraînante aussi. Le deuxième cd (6 titres seulement) est plus intime. Eric y est en solo acoustique le plus souvent avec le renfort du guitariste Amar Sundy, sur trois titres, et du batteur Larry Crockett qui se contente ici de percussions et de quelques cymbales délicates. Il est impossible de parler d’Eric Bibb, que ce soit sur scène ou sur disque, sans mentionner l’émotion à fleur de peau qui se dégage de sa musique. Et sur ce deuxième cd on atteint des sommets. Eric y est en état de grâce. Comme sur le reste de l’album finalement. Soulignons encore une fois le travail du label Dixiefrog, remarquable, une fois de plus. Ce double album est un bel objet ; superbe packaging digipack, belles photos et en bonus une vidéo (sur le deuxième cd) à regarder sur ordinateur. Comme le proclame avec fierté le verso de la pochette, ce disque est un « true live record » sans réenregistrements. De quoi donner encore un peu plus de crédit à cet artiste magnifique.
http://www.ercibibb.com/





dimanche 31 mai 2009

Eric Bibb Quartet, Le Cabaret Sauvage, 27 mai 2009.


C’est dans la superbe salle du Cabaret Sauvage, un chapiteau en bois près du Canal Saint-Martin, que l’on a retrouvé le non moins superbe bluesman Eric Bibb. Un petit mot pour commencer sur l’endroit, la salle est ronde et en bois les murs sont recouvert de velours rouge et de petits miroirs, plus qu’un simple salle, le Cabaret Sauvage est un véritable écrin dans lequel la musique brille de mille feux. Et l’endroit semble tout indiqué pour le bluesman Eric Bibb. Le concert commence avec une première partie acoustique ou Eric est seul à la guitare, ses arpèges sont tout simplement beau et se marient à merveille avec sa voix de gorge, grave et suave. Eric Bibb respire l’amour de la musique, sa joie d’être sur scène, ce moment de partage avec le public et le bonheur d’échanger avec d’autres musiciens venus lui prêter main forte. C’est alors que le Quartet d’Eric Bibb font leur entrée en scène, l’excellent batteur Larry Crockett « the one and only », Trevor Hutchinson à la contrebasse et le guitariste, véritable assassin silencieux, Staffan Astner. Le concert prend alors une autre dimension, moins feutré et nettement plus entraînant. Le guitariste, l’air de rien, cisaille l’air de sa telecaster avec ses phrases courtes et incisives. Le batteur Larry Crockett bat la mesure avec classe et la contrebasse solidifie l’ensemble. Eric, lui, assure la rythmique à la guitare folk. Tout le monde semble prendre son pied et Eric réclame toujours plus d’applaudissements et de chaleur du public et le remercie à sa manière en reprenant la coda après une première slave d’applaudissements. Et lorsque le concert s’achève, le groupe est vidé d’avoir donné tant et plus et nous on repart avec le sentiment d’avoir assisté à un spectacle rare. Un concert d’Eric Bibb est toujours un moment assez intense d’un point de vue émotionnel.
www.ericbibb.com
www.myspace.com/ericbibb


jeudi 22 mai 2008

Pura Fe + Eric Bibb, la Cigale, 19 mai 2008.



Superbe affiche en ce lundi soir pour la deuxième soirée du Paris Folk Blues Festival avec dans l’ordre d’apparition le français Jean Charton (je n’ai hélas pu assister qu’aux deux derniers morceaux) puis Pura Fé (voir mes messages des 7 juillet et 15 octobre 2007) et enfin Eric Bibb accompagné de son trio.

Y a-t-il un fantôme dans l’opéra ? C’est à cette question que Pura Fé a essayé de répondre tant son set a été perturbé par divers soucis techniques. Ce fut tout d’abord une panne de sono aussi subite que violente alors qu’elle interprétait un duo avec le français Alexandre Kinn puis une guitare lap-steel récalcitrante à l’accordage et enfin l’ampli du guitariste Danny Godinez qui a fait des siennes. Comme Pura Fé l’a précisé, il s’agit d’un test pour savoir à quel point on est bon et si l’on est capable de surmonter les difficultés techniques. Elle peut être rassurée ! Les Français aiment les loosers et le public n’a pas manqué de lui faire savoir lui réservant une chaleureuse ovation la poussant à s’accrocher. Quant au mal mystérieux frappant l’ampli de Danny Godinez, c’est un mal pour un bien, sans pouvoir jouer avec ses effets multiples, son jeu a gagné en clarté, ce n’est pas plus mal. Quant à Pura Fé sa voix est toujours aussi puissante et son blues acoustique à base de bottelneck et de guitare lap-steel est tout simplement envoûtant. Une très grande artiste assurément.

En parlant de grand artiste, c’en est un immense qui a pris la scène par la suite, le très attendu Eric Bibb (Saab, t’aurais dû voir ça !). Si vous suivez régulièrement les aventures de cette page vous savez la haute estime que je lui porte et à quel point j’ai apprécié son dernier album en date « Spirit I am ». Seul le temps des deux premiers titres (dont « Pocket » extrait du nouvel opus) il a ensuite été rejoint par le batteur Larry Crockett et le contrebassiste Danny Thompson. Le show a ensuite gagné en intensité et le public en ferveur. En moins d’un petit quart d’heure, grâce à son bon français et son sens de l’humour, Bibb a conquis l’assistance qui ne se prive pas de l’applaudir avec chaleur. Ce qui est assez impressionnant avec lui, c’est son enthousiasme et l’intensité avec laquelle il vit sa musique sur scène, battant constamment la mesure et se chaloupant en rythme. Sans oublier son jeu de guitare fin et puissant.

www.myspace.com/purafe
http://www.ericbibb.com/


Pura Fé & Danny Godinez : "Let Heaven Show"


Eric Bibb : "Angels singing"

dimanche 2 mars 2008

Eric Bibb : Spirit I am




Eric Bibb a plusieurs atouts dans sa manche. Tout d’abord son incroyable charisme et une passion évidente pour la musique. Qu’on lui demande quels sont ses disques ou instruments préférés et un sourire immense, d’une oreille à l’autre, apparaît sur son visage. Qu’il s’attarde chez un luthier pour admirer quelques guitares et il ne peut s’empêcher de soupirer des « uumm !» remplis de gourmandises. En pleine interview, assis à une terrasse, alors qu’un groupe joue à l’arrière plan, Eric ne peut empêcher son pied de battre la mesure. Cet homme est musique !

Fils du chanteur, plutôt underground, folk New-Yorkais Leon Bibb, Eric a débuté sur le tard, à la fin des années 90, à quarante ans biens tassés. Comme mu par une irrépressible envie de rattraper le temps perdu, il a sorti depuis une dizaine d’albums au rythme effréné d’une ou deux sorties annuelles. Son nouvel opus « Spirit I am » est disponible depuis quelques jours. Situé au confluent du folk, du blues et du gospel, cet album témoigne d’une inspiration qui ne se tarit pas. Double album, « Spirit I am » se compose de deux CDs. Le premier disque, « Get onboard » se veut plus produit. Les arrangements sont nombreux : cuivres sur « New Beal Street Blues » d’inspiration néo orléanaise. « Get Onboard » est une superbe chanson avec harmonica et orgue Wurlitzer. La magnifique « Spirit I am » est un gospel légèrement plus électrique qu’à l’accoutumée. Le premier titre est acoustique « Stayed on Freedom » est un hymne à la gloire des droits civiques, un traditionnel adapté par Eric. « Pocket » est l’occasion pour Eric de déployer tout son talent à la guitare folk dans un très joli arpège.

Comme son titre l’indique, le deuxième volet de cet album, « Field recordings » se veut plus dépouillé. Composé de sept titres, interprétés en solo à la guitare acoustique par Eric et pioché dans le répertoire traditionnel (« Stagolee », « I shall not be moved », « No more cane in the brazos ») et chez Huddie Ledbetter (« Goodnight Irene », « Bourgeois blues »). « Water » est la seule chanson originale composée par Eric sur ce deuxième disque.

Saluons enfin pour finir, le superbe travail effectué par le label (français !) Dixiefrog. Digipack luxueux, livret bien illustré, le deuxième CD propose en bonus une vidéo (comme toujours sur les productions Dixiefrog) d’une vingtaine de minutes (à regarder sur l’ordinateur) où Eric, en virée à la Nouvelle-Orléans, s’explique sur sa musique avec enthousiasme et passion. Du beau travail d’artisan, fait par des passionnés, voila de quoi a besoin la musique. Ouh Eric, comme j’ai hâte de te voir sur scène (à la Cigale, le 19 mai prochain).
http://www.ericbibb.com/
http://www.dixiefrog.com/
"In my father's house" (extrait de l'album précédent "Diamond Days"), live at Later with Jools Holland :